Chaque position change la ligne
580. Les idées d'étendue sont-elles faites d'autres idées? L'idée d'un pied est-elle faite des idées générales d'un pouce ?
581 . L'idée d un pouce n'est pas une idée déterminée. Chercher, par suite, les causes de notre erreur, quand nous jugeons de l'étendue par la vue ; il est également utile de consi(iér(>r les changements fréquents et subits de l'étendue, par position.
Pas d'idée déterminée des longueurs sans un minimum.
582. La substance matérielle raillée par Locke (L. Il, cli. 13, s. 10).
583. Dans mon système, toutes les absurdités provenant d'un espace infini, etc., cessent.
584. Question. Si les choses que nous voyons (pour employer un langage vulgaire,) étaient toutes, à chaque fois, trop peliles pour être senties, aurions-nous confondu Pétendue et la figure tangibles avec l'étendue et la figure visibles?
585. S'il y a succession d'idées dans l'Espril h^lernel, un jour ne paraît-il pas à Dieu durer 1000 années, plutôt que 1000 années un jour ?
(p. 474.) — 586. Une seule couleur et ses degrés.
587. Recherches à faire sur une grande erreur des écrivains de dioptrique et commise en déterminant la cause du grossissement des objets par le microscope. (p. 65)
588. Est-ce ([u'un aveugle né (à qui la vue serait rendue) donnerait tout d'abord le nom de distance à toute idée fournie par la vue, puisqu'il prendrait la distance qu'il aurait perçue par le toucher, comme quelque chose existant hors de l'esprit, tandis qu il croirait certainement qu'aucun des objets de la vue ne se trouve hors de Fesprit ?
589. Sïl n'existait pas de corps dans la reriim nahira, l'espace ne serait pas étendu, car il n'aurait pas de parties, puisque ces parties lui sont attribuées par rapport au corps, d'où dérive aussi l'idée de distance. Or, sans partie, sans distance, ou sans esprit, comment pourrait-il y avoir un espace, ou quoi que ce soit, en dehors d'un rien uniforme ?
590. Deux démonstrations par lesquelles les aveugles auxquels la vue est rendue ne croiraient pas voir toute chose hors de l'esprit ou non en un seul point : l'une tirée des yeux microscopiques, l'autre de l'impossibilité de percevoir la distance ou rayon de la sphère visuelle.
591. Les arbres sont dans le parc, que je le veuille, ou non, que je me représente ces arbres, ou non. Que j'aille dans ce lieu, que j'ouvre les yeux, pendant le jour, et je ne pourrai m'empêcher de les voir.
592. Par étendue, l'aveugle entendrait soit la perception causée, parle toucher, de quelque chose qu'il appellerait étendu, ou bien le pouvoir de faire naître cette perception, pouvoir qui se trouve en dehors, dans la chose qualifiée étendue. Or il ne pourrait connaître ni l'un, ni l'autre comme existant dans les choses visibles, avant qu'il en eût fait l'expérience.
593. La géométrie paraît avoir pour objet l'étendue tangible, les figures et le mouvement, et non l'étendue visible.
594. Un homme dit qu'un corps paraît aussi grand qu'avant, quoique l'idée visible qu'il fait naître soit moindre que ce qu'elle était : c'est pourquoi la grandeur ou étendue tangible du corps est différente de l'étendue visible.
(p. 475.) — 595. L'étendue, ou espace, n'est pas une idée simple, la longueur, la largeur et la solidité étant trois idées distinctes.
596. L'idée de profondeur ou solidité actuellement perçue par la vue. (p. 66.)
597. ]'2l range impuissance de l'homme ! Sans Dieu, il est plus misérable qu une pierre ou un arbre, car il n'a que le pouvoir d'être inallieurc^ux, par suite de la non exécution de ses volontés qui n'ont aucun pouvoir.
598. La longueur percevable par l'ouïe ; longueur et largeur par la auc : longueur, largeur et profondeur, par le toucher.
599. Ce qui affecte nos sens doit être une chose pensante, car ce qui ne pense pas ne peut pas subsister.
fiOO. Le nombre n'est pas dans les corps : c'est une création de Tesprit ; il dépend entièrement de notre réflexion ; il est, plus ou moins, ce que Tesprit veut qu'il soit.
601. L'étendue serait-elle une sensation, comme la couleur? Le peuple n'emploie pas le mot étendue ; c'est un terme abstrait des écoles.
602. Figure ronde , perception ou sensation de l'intelligence, mais pouvoir dans le corps. Locke, L. II, c. 8^ s. 8.