Difficultés sur les cercles concentriques
810. Memorandum . Etudier et discuter soigneusement la scholie de la 8^ définition des Principes de Newton.
(p. 494). — 811. (Il est) Ridicule de la part des mathématiciens de mépriser les sens.
812. Question. N'est-il pas impossible qu'il y ait des idées générales abstraites ?
813. Toutes les idées viennent du dehors, elles sont particulières. L'intelligence peut, il est vrai, considérer une chose séparée d'une autre ; mais, dans ce cas, et considérées séparément, elles ne font pas deux idées. Les deux réunies ne peuvent en former qu'une, comme par exemple la couleur et l'étendue visible.
814. L'extrémité d'une ligne mathématique n'est rien. L'argument de Locke montrant que le bout de sa plume est noir ou blanc, ne prouve rien ici. (p. 85)
815. Memorandum. — Prends garde à la manière dont tu veux définir l'étendue, par crainte des géomètres.
816. Question. — D'où provient la difficulté d'imaginer un minimum? Du fait que nous n'avons pas l'habitude de remarquer ces minimums séparément : ils ne peuvent pas, séparément, nous causer du plaisir ou de la peine et, par ce moyen, mériter notre attention.
817. Memorandum. — Démontrer contre Keill que, par suite de la divisibilité infinie de la matière, la moitié a un même nombre de parties égales que le tout.
818. Examiner jusqu'à quel point limpossibilité de comprendre les infinis peut être admise comme une excuse.
819. Question. — Pourquoi les mathématiciens ne pourraientils pas rejeter toutes les étendues au-dessous du minimum, aussi bien que les étendues infinitésimales que 1 on reconnaît être quelque chose et dont le grossissement obtenu par des verres
(1) Cf. The Analyst^ sect. 19.
peut atteindre des pouces, des pieds, etc., aussi bien que les quantités immédiatement au dessous du minimum?
820. Les idées de grand, de petit, et de nombre, sont Tœuvre de l'esprit. Comment Tétendue que vous supposez dans la matière pourrait-elle être grande ou petite ? Gomment pourraitelle consister en un certain nombre de points ?
821. Memorandum. — Etudier de très près Locke, L. II, c. 8, s. 8.