‹ Le Jouvencel (volume 2)Chapitre 100 sur 321 · Ainsi qu'A l'avènenienl de Louis au Irône · texte numérisé non relu

Ainsi qu'A l'avènenienl de Louis au Irône

5. V., pour cette all'aire, Vallet de Vir., III, 111 el s. — Legrand, Hist. ms. de Louis XI, 1, '2. — Escouchy, I, 137. M. de Beaucourt a donné, dcins son édition de cet auteur (III, 265 et s.), tout ce qui nous reste du procès de Mariette. — Duclos, I, et P. Just.

G. Ceci se passait peu après l'échec de la conspiralion de 1146, c.-A-d. vers 1447.

1449] INTRODUCTION BIOGRAPHIQUE. cxlix

foi à ces rapports et se refusa prudemment à en faire part au Roi. Bien que des lettres de rémission, accordées plus tard à Brézé*, signalent cette prétendue négligence comme le motif de la disgrâce dans laquelle ce dernier tomba peu après, il est certain que les révélations mensongères de Mariette, auxquelles le Roi lui-même ne croyait pas 2, ne sauraient avoir causé la chute de Brézé^. Peut-être, le souverain, mécontent de certains procédés de gouvernement employés par son tout-puissant ministre^ n'était-il pas fâché de lui faire sentir sa dépendance. Mais, abstraction faite de ce grief, la colère royale paraît avoir été plus feinte que véritable.

En réalité, Charles VII sentait le besoin de plier, pour un temps, devant les oppositions de tous genres que soulevaient son ministre et son gouvernement réformateur ^ oppositions dont, après la Praguerie, la cabale de h\A6 venait de lui révéler la force. Du reste, si Brézé fut sacrifié momentanément à ces intrigues, il ne tarda pas à rentrer en grâce, et la campagne de Normandie devint pour lui le signal d'une nouvelle faveur". Dès lors, en effet, le faisceau de la révolte était brisé et les rancunes apaisées. Exilé et solitaire, Théritier du trône se trouvait désormais hors d'état de nuire.

1 . On trouvera, dans Duclos, les Lettres de rémission accordées par le Roi à Brézé et datées de 1448, 27" année du règne.

2. Ceci résulte avec évidence de ces mêmes Lettres de rémission.

3. Cette disgrâce, qui semble dater d'avril 1448, ne dura guère qu'un an ; car les Lettres de rémission sont en tous cas antérieures à Pâaues 1449 (13 avril). ^

4. Au cours de son procès, Mariette chargea beaucoup Brézé. Il insista tout particulièrement sur les moyens employés par le ministre pour connaître la pensée du Roi et pour influer sur sa volonté. Le procès dura d'oct. 1447 à avril 1448. Ramené ensuite à Paris, devant le Parlement, Mariette fut condamné à mort, puis conduit en Touraine et exécuté — Escouchy, I, 137.

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