‹ Le Jouvencel (volume 2)Chapitre 105 sur 321 · V. P. Just. à cette date · texte numérisé non relu

V. P. Just. à cette date

3. Ou de ia Beschière. — V. plus haut, page Ixv, et Pièces Just., au 26 août 1431 (pièce communiquée par M. Lecestre). Les Tiercelin, originaires du Poitou, ont émigré, au xvi' siècle, en Berry. Macé, que La Thaumassière [Hist. du Berry, IV, 271) appelle, à tort, Marc II, vassal de Bueil, pour un fief dépendant de Faye-la-Vineuse (P. Just., 8 oct. 1441), eut pour fils Jean Tiercelin, seigneur de Brosse, chambellan et familier de Louis .\I et gouverneur de Louis XII. et Jacques (v. plus bas, ch. X, et P. Just., la lettre du 26 avril 1462). — V., à Tiercelin, Coll. de P. originales et Comines, éd. de M"'-' Dupont, I, 320, note, et 328. — L'un des deux autres procureurs de Bueil était Guillaume de Brézé, seigneur de Cherzay (v. plus haut, p. xij, note 6). — Quant à la reine Yolande, elle agissait en vertu de lettres de procuration données le 1'='" juillet 1423 par son fils, le duc Louis III, lors de son premier voyage en Italie. Rappelé en France par Charles VII, Louis regagna l'Italie, de suite après son mariage avec Marguerite de Savoie (22 juillet 1431) et avant la vente de Château-Froruont (26 août). On remarquera que, pendant son long séjour en France (1427-1431), la procuration donnée à sa mère n'avait pas été renouvelée.

4. En Poitou (Vienne). Déjà, précédemment (par testament daté de

dvj INTRODUCTION BIOGRAPHIQUE. fl448

SOUS clause de rachat pendant trente ans. Le surplus, soit trois mille réaux, devait être remis directement, par la Reine, aux créanciers que Bueil avait nantis, lui-même, de son bien de Château-Fromont.

Le duc Louis III étant mort, le -15 novembre 4434, son frère et successeur, René d'Anjou, avait ratifié la convention passée par sa mère, à condition que la faculté de rachat, de trentenaire qu'elle était, devînt perpétuelle'. En -1448, le roi René éprouvant le désir de rentrer en possession de Mirebeau, Jean de Bueil donna procuration à son serviteur, Martin Morin 2, pour recevoir, en paiement, la somme convenue de onze mille six cents réaux. Le ^ 5 mars, ce dernier signait quittance, à Angers, et opérait la remise de la seigneurie de Mirebeau au fondé de pouvoirs de René.

Toutefois, cet acte ne se termina pas sans une protestation énergique de Guillaume de la Croix, procureur du roi de Sicile, contre la manière dont Jean de Bueil avait entretenu les bâtiments de la seigneurie engagée. D'après les conventions, Bueil était tenu de faire chaque année, à ses frais, les réparations nécessaires. Mais, comme il avait cru pouvoir faire l'économie de cette dépense, le château et ses dépendances, non entretenus depuis dix-sept ans, se trouvaient dans un état de délabrement voisin de la ruine ^.

Tareiilo, 26 déc. 1383, cl codicille de 1384), le duc Louis II d'Anjou avait léRué, i\ Jean IV de Bueil, sa vie durant, la jouissance de la seigneurie de Mirebeau. — Lecoy de la Marche, le. Roi René, I, 22. — Nous verrons plus bas (ch. xiii) (ju'en 1455, Bueil protestait, auprès du duc de Bretagne, contre l'arrangement intervenu en 1431. Mais nous ne trouvons ici aucune trace des réserves indiquées dans ces réclamations postérieures. Ilardouiu do Bueil était aussi présent et consentant à la vente.

1. Vidimus, en date des 13 septembre 1437 et 10 août 1447, des lettres de René, lils du roi de Jérusalem et duc d'Anjou, datées de Tours 1" avril 1434 (v. st.). Arcli. nat., I» 1340, n" 484.

2. /*. Just., à la date du 8 mars 1448. — Martin Morin devait être plus tard un des trois rédacteurs du Jouvencel.

3. V., /'. Just., la convention de 1431 et le procès-verbal de la cour d'Angers, à la dal." du 15 mars 1448. — Arch. nat., P 1340, n* 488, la minute de la (juittance de Bueil et des réclamations du roi de Sicile, en date de mars 1448. — Les Extraits des Comptes et Mémoriaux du roi

1448J INTRODUCTION BIOGRAPHIQUE. civij

Le moment approchait où la Normandie allait être délivrée de la domination anglaise. Charles Vil avait réorganisé ses finances, son armée et ramené dans son royaume l'ordre et la prospérité. Le débile Henri VI, au contraire, n'était pas de force à maintenir le prestige d'un pays divisé. Tandis que le brigandage apparaissait sur terre et sur mer, la désaffection et le découragement étaient partout ^ .

Lors du mariage de Marguerite d'Anjou (-lAÂo] avec le roi d'Angleterre, il avait été convenu que ce dernier évacuerait toutes les places du Maine, y compris le Mans, dont nous avons vu plus haut le rôle important. Mais le roi Henri n'osait ni faire exécuter cette clause, que ses sujets trouvaient honteuse, ni se résoudre à refuser son exécution. Aussi cherchait-il à gagner du temps ^. Charles VU, impatienté, rassembla des troupes qui, confiées à Dunois, à Brézé et à CoeLivy, vinrent bloquer le Mans et les places environnantes^. Pressés par les Français, les assiégés abandonnèrent la ville ^, et les trêves furent prolongées jusqu'au i" avril -1450^.

Toutefois, comme les hostilités ne cessaient pas pour cela",

René, par M. Lecoy de la Marche, contiennent (p. 99) l'histoire des réparations entreprises par René à Mirebeau.

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