V. plus loin, en
2. Par sa femme Louise, fille de Jean de Daillon et de Renée de Fontaines. — V. plus haut, p. xcix, la note sur Daillon.
3. Nous avons déjà mentionné (p. xcj) un sauf-conduit, en date du 22 mars 1444, accordé, par le roi d'Angleterre, à Louis de Bueil, lors de sa captivité. Par une singulière ('û'incidence, on trouve au même dépôt (Londres, Public Record Office. Arch. de la Tour. Rotulus Francise de anno 3 Eduardi IV, inemhrana 9, 1463-1464) un sauf-conduit analogue, considéré à tort, par Lambron, comme concernant un autre personnage de la même famille. M. Jayes a bien voulu rechercher ce texte, pour nous, à Londres. Ce sauf-conduit est donné (Westminster, 1" juin 1463), pour la durée de six mois, à Louis de Brue'd, écuyer français, et à sa suite, a qui certa puncta armorum, cum dilecto et fideli armigero « nosfro Roberto Wingfeld, infra hoc regnum Angli.'e..., peragere jjromi- « sit. » Louis de Bueil étant mort en 1447, le seul personnage du même nom, qui ait vécu dans les années suivantes, est un fils de Jean 'V, mort en bas âge et né à Vaujours le 9 août 1458. (Bibl. de Tours, ms. 183, loi. 1 et 2.) Il s'agit donc ici d'un Brueil, nom très répandu à cette époque, et non d'un Bueil. Par suite d'un nouveau classement, la cojiie du sauf-conduit, indiquée par Lambron, comme existant à la Bibl. de Tours d'après André Salmon, liasse 44, ms. de la Bibl. 1436), n'a pu y être retrouvée.
4. V. plus haut, p. ij. — D'après le Dict. géogr. d'Expilly, Château- Frornonl (diocèse de Nantes) est situé près de la rive droite de la Loire, à huit lieues N.-K. de Nantes. En 168,}, il fut, avec d'autres fiels, érigé en marquisat, en faveur de Claude de Cornulier.
5. Elle se nommait aussi Yolande. Le contrat est du 21 mars. — D. Lobineau, i^is(. de Bretagne, 1,587. — Quant au mariage lui-même, il eut
1448] INTRODUCTION BIOGRAPHIQUE. cl?
Jean V et, plus tard, duc lui-même, sous le nom de François I". Mais, ne pouvant solder en argent la dot promise, qui était considérable, la Reine se voyait obligée d'engager à son gendre des terres, en guise de paiement. C'est ainsi qu'après entente préalable avec Buei], elle remettait à Montfort, le i3 août, la seigneurie de Ghàteau-Fromont^
Dès le 20 juillet, Bueil, retenu aux frontières, donne procuration, pour cette affaire qui est réglée à Nantes, le 26 août -143^ 2, au moment de la célébration du mariage. A cette date, Tun des trois procureurs de Jean V, Macé Tiercelin, seigneur de la Vaissière 3, vend à la reine Yolande et à son flls Charles la seigneurie de Ghâteau-Fromont, pour le prix de quatorze mille réaux d'or. Mais, comme la bonne dame est loin de pouvoir payer une pareille somme, elle engage à Jean de Bueil la seigneurie de Mirebeau^, pour une valeur de onze mille réaux et
lieu à la fin d'août 1431. En même temps, une tentative de rapprochement était faite entre Charles VU et la Bretagne. — Beaucourt, II, 42. — Vallet de Vir., Il 284. — D'après l'Art de vérifier (II, 859 et 908), Yolande aurait été mariée, une première fois, au duc d'Alençon (Jean). Mais ici cet ouvrage est en contradiction avec lui-même (art. Alençon, II, 887).
1. Outre celle de Beaufort- en- Vallée (D. Lobineau, l. c). — La famille d'Anjou avait faculté de rachat pendant dix ans, moyennant le paiement de 60,000 écus.