Mars 1448. Bueil y était aussi
4. Le 16 mars. — Gough et Eton protestèrent la veille, par écrit, contre cette mesure. Leur conduite fut approuvée par leur souverain le 12 juin suivant. — Escouchy.
5. Ibid. — Par traité, daté de Lavardin, 11 mars. Du côté de la Bourgogne aussi, les affaires pendantes furent réglées à la fin de 1448, dans une conférence tenue à Paris. — Escouchy, I, 186 et s.
6. Gough et Eton, pour prendre leur revanche, s'établirent à Pontorsoa
civiij INTRODUCTION BIOGRAPHIQUE. [1449
au printemps de 4449, les Français passèrent à de sérieuses représailles. Ils s'emparèrent du Pont-de-1 'Arche' et de fionches, en Normandie, ainsi que de diverses places en Guyenne et en Picardie. En outre, Charles VII déclara qu'il ne donnerait aucune satisfaction avant que Fougères eût été rendue à la Bretagne^.
Le Si juillet, le Roi tint une assemblée de son conseil au château des Roches-Tranchelion^. Il y résuma lui-même la situation, et chacun des membres du conseil dut donner un avis motivé. L'opinion unanime fut que le Roi devait se considérer comme délié des trêves*. Ces événements sont décrits sous une forme plus ou moins romanesque dans le Jouvence/. Il est fait, notamment, allusion à cette réunion du conseil du Roi, où fut décidée la guerre "^ L'on y voit, trait conforme aux récits des historiens, que Tinfluence prévalant alors à la cour était celle de Dunois".
et à Saint-James de Beuvron, places déclarées neutres, et en relerèrent les fortifications. — Le 29 mars 1449, Surienne s'empara, avec l'approbalion des autorilés anglaises, de la ville de Fougères. 11 l'ut, il est vrai, désavoué; mais la ville ne lui pas rendue. — Escoucliy, P. Just.
1. Le 15 mai 144'J. — Escoucliy. — Chartier. — IJerry. — Grucl. — Valiel de Vir. — 11 est fai( allusion à ces événements dans le Jouvencel (2' pari., cil. xxiv), où la surprise d'Escallon doit représenter celle du Pont-de-l'Arche. Michel Dorl, le bourgeois qui livre Escallon au Jouvence!, figure sans doute Guillaume Ilouel, le marchand qui s'empara du pont-levis. De même, le capitaine de Cralhor, habituellement Guillaume de Brézé, représente ici son neveu, Jean de Brézé, capitaine de Louviers et rn'ire de Pierre II. La fin du même cha])ilre et le chapitre suivant sont du rcsle pleins d'allusions ;\ la campagne de Normandie.