Commentaire, I
2. Chartier emploie volontiers des procédés analogues lorsqu'il se trouve embarrassé de formuler un jugement. Ainsi, dans le cas de Jacques Cœur (ch. 256 et 269), il se garde bien d'exprimer nettement son opinion.
3. Tringant, XXXV. — D'après cet auteur, les démêlés du Jouvencel avec le roi Amidas renferment une allusion à cette affaire (3= partie, ch. m), qui se passait en août ou septembre 1453.
4. Le Roi, que nous avons vu travailler à cet apaisement, n'eût pas mandé Bueil à ce propos, lorsqu'il refusait peu auparavant de recevoir Chabannes. — V. plus haut, p. cciij.
5. Ici s'arrête la partie historique du récit de Tringant, qui, pour les événements postérieurs, se borne à renvoyer au Jouvencel.
ccviij INTRODUCTION BIOGRAPHIQUE. [l/i53
malgré ce retour de faveur, ou plutôt à cause de lui, l'affaire n'en demeura pas là, et, aussitôt la campagne finie, Charles donna à son conseiller une occasion de répondre publiquement aux rumeurs qui couraient sur son compte.
Cependant, depuis l'arrivée du comte de Clermont, les denrées n'entraient plus dans Bordeaux. On assurait aussi que les Français allaient passer à des opérations plus actives et que Bueil et l'amiral de Bretagne faisaient de formidables préparatifs pour attaquer, sur la Gironde, les vaisseaux anglais ^ Enfin Jean Bureau, ayant terminé son inspection des lieux, se faisait fort de détruire, en peu de temps, la ville avec son artillerie.
Le jour même où l'ex-maire de Bordeaux avait fait ce rapport à son souverain, une centaine de députés bordelais étaient venus, sous sauf-conduit, au quartier du Roi pour ofi'rir de rendre la ville biens et vies saufs. Mais le prince leur avait signifié son désir de les avoir à son entière discrétion. Peu après, les assiégés, alors sous les ordres de Roger de Camois, firent demander qu'on leur envoyât Joachini Rouhault, pour parlementer avec eux. Il fut convenu qu'ils enverraient à Lormont vingt-cinq ou trente députés pour traiter avec les gens du Roi ^. Après avoir diné en riiutel de l'amiral de BueiP, les délégués prirent la parole pour présenter, sans plus de succès, la même requête que précédemment. Enfin, le lundi 8 octobre, Camois étant venu trouver le Roi à Montferrand, Ton tomba d'accord *.