Le 18 mai
5. Elle fui enterrée dans la collégiale de Bueil. D'après une note de Gaignières (Coll. de P. Orig., dossier Bueil. I, ]>. 53), son monument se trouvait A (Iroile, au milieu du choeur, entre la balustrade et les chaises du (lueur. I.a belle statue couchée, qui surmontait ce tombeau, et que le cro(|uis (le Gaignières représente mal, est conservée dans la collégiale. Elle est coiflée d'un hennin et la robe est ornée des armes de Bueil et de celles de Montejean (d'or, frelté de gueules). Le tombeau portait l'inscription suivante : « Cy gist Jehanne de Montejelian dame de Bueil com- « tesse de Sancerre admiralle de France priez Dieu i>()ur l'Ame dicelle « s'il vous plaist. » — V. aussi Ilucher, Mon. fvn., p. 5.
6. P. JusL, à sa date. — Parmi les témoins, on remarque le neveu
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Martine Turpin ', fille d'Antoine Turpin de Crissé et d'Anne de la Grézille^. Les négociations avaient été conduites à Ghinon, pendant le séjour de la cour, par Bueil d'une part, et, de l'autre, par Jacques Turpin, fils aîné d'Antoine, et son beau -frère François de Goesmes ^.
de Jean V, Charles d'Amboise ((ils de Pierre), ami de Louis XI et futur comte de Brienne, Jean de Daillon, Jean Tiberjeau, seigneur de la Motte, le rédacteur du Jouvencel, etc.
1. Un tombeau, que l'on croit être celui de Martine Turpin, transporté, à une date récente, du Plessis-Barbe, existe encore dans la collégiale de Bueil; mais il a été à ce point remanié qu'il est orné des armes de Monlejean. D'après M. Hucher [l. c, p. 4), la tête, les pieds et les cheveux ont été refaits, dans le but de transformer Martine en sainte Madeleine.
2. Ant. Turpin, chevalier, seigneur de Crissé et de Villiers, chambellan du Roi. — D'après BusseroUe, Turpin était un fief relevant de Crissé, qui était une chàtellenie dépendant, à hommage lige, de la seigneurie de l'Ile-Bouchard. — Antoine Turpin aurait eu huit enfants de son mariage, qui date de 1427. En premier lieu venait Jacques, époux, en 1490, de Louise de Blanchefort. Martine était la huitième. — Les Turpin, originaires de Touraine, portaient losange d'or et de gueules. On trouvera leurs armes représentées au commencement de ce volume, d'après une boiserie, provenant du chœur de la collégiale de Bueil, qui doit dater à peu près de cette époque. L'écusson de gauche est parti des armes de Bueil-Sancerre et de celles de Turpin, qu'il ne faut pas confondre avec le champ d'or fretté de gueules des Montejean et le champ de gueules fretté d'argent des La Grézille. — Anne de la Grézille ou la Grésille (Maine-et-Loire, comm. d'Ambillou) était fille de Godefroy, chevalier, seigneur de la Grézille, qui fait aveu pour cette seigneurie au roi de Sicile, le 18 janvier 1406 (Arch. nat., P 3413, fol. 60 v). Le fief de la Grézille passa dès lors dans la famille de Turpin. — V. Hucher, Mon. fun. delà famille de Bueil. — huii^roWe, Armoriai général de Touraine et Dictionnaire d'Indre-et-Loire., à Turpin et Crissé. — Port, Dictionnaire de Maine-et-Loire, à la Grésille. — P. Just., au 29 janvier 1457.
3. V. P. Just., au 29 janvier 1457. — Le seigneur de Crissé et sa femme avaient alors tous deux un curateur, donné par justice, dans la personne de leur gendre François de Coesmes, écuyer et mari de demoiselle Jeanne Turpine [sic], cinquième enfant d'Anloine Turpin, que BusseroUe donne, à tort, pour femme à Tanneguy, bâtard de Bretagne. On remarquera la forme féminine, donnée au nom de Jeanne Turpin, diaprés un usage fréquent à celte époque. De même, le nom de Trousseau faisait Trousselle, Raguier Raguière et Louvel Louvette, lorsqu'il s'agissait d'une femme. Par une singulière inconséquence, la pièce qui met au féminin le nom de Jeanne , conserve à celui de sa sœur Martine une terminaison masculine. — François de Coesmes ou Couesnie (comm. du caut. de Chàteau-la-Vallière), fief dépendant de Chasteaux (BusseroUe), était, comme seigneur de ce lieu, un vassal de Jean de Bueil. — Le contrat de mariage mentionne aussi l'existence de Denise de Montmorency, grand'mère de Martine, mère d'Antoine Turpin et (d'après V.irt de véri-
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Outre Antoine, enfant unique de sa première femme, Jean de Bueil eut deux autres enfants, nés de ce second mariage : l'alné, Louis, né à Vaujours le 9 août -1458, dont la naissance combla ses parents de joie', mourut en bas âge, suivant toute apparence. Baptisé dans Téglise voisine de Ghasteaux, il eut, comme parrains, le futur duc de Bretagne, François, comte d'Étampes^, et Jean de Beauvau, évéque d'Angers; comme marraine, Jeanne Chabot, dame de Montsoreau^. Le dernier enfant de Jean de Bueil, Edmond, seigneur de Marmande et de Faye-la- Vineuse, est peu connu. 11 naquit longtemps après son frère Louis "* et mourut en -1495 en Italie.
Cependant, les rapports entre le Roi et son fils s'aigrissaient de plus en plus. En 4452, déjà, le Dauphin croyait sa personne menacée par son père et ses conseillers : il parlait de fuite, levait des troupes, fortifiait ses places et excitait, par son gouvernement, le mécontentement univer-
fier) seconde femme (1398) de Lancelol Turpin, cliambellan de Charles V et de Charles VI. Denise élait fille de Charles de Montmorency, maréchal de Franre, et de Pernelle Villier de l'Isle-Adam.
1. Ms. de la Bibl. de Tours, n" 183, fol. 1 \° et 2. — Ce missel, ayant appartenu à la famille de Hungerford, renferme, sur celte famille, des indications biogra|)hi<|ues qui vont jusqu'au 9 août 1449. Il |>assa, à celte époque, dans la famille de Bueil, sur laquelle il contient, à partir de 1458, des notes généalogiques précieuses, reproduites par M. Dorange, dans son Catalogue des msx. de la Bibl. de Tours. Malheureusement, la note concernant Louis de Bueil est unique pour le xv" siècle. — Pour le nom d'IIungerford, v. Tringant, XIII. Charlier, ch. 104 (traité d'Arras), et G. Chaslcllain, éd. Kerv\n de Letlenhove, 1, 303.