Basin, II, ch. iv
3. Saumur, 1" avril 1465 (mss. fr. 6961, liv. VIII, p. 33, et 6971, n" 121 à 127 et passim). Le Roi se plaint de la garnison de Bourges, Louis de Bueil, Jean Dumas et autres sont venus courir jusqu'à Blois, etc., etc.. Il n'existait alors aucun Louis de Bueil, du moins à notre connaissance. Dans la copie, faite par Legrand, de la pièce citée, le mot de Louis, d'abord laissé en blanc, a été ajouté par une autre main. Quant à Jean de Bueil, dès lors en Bretagne, il ne figure pas parmi les chefs de la garnison de Bourges qui était au duc de Bourbon. — Basin. — Ms. fr. 6971, 203.
4. L. c. — Par contre, le manifeste du Roi, en forme de lettres patentes, datées de Tours, 16 mars (Du Clercq, III, p. 407), ne porte pas le nom de Bueil.
5. Le 15 mars 1464, le Roi, parlant d'Antoine de Bueil, s'exprime ainsi : « Nostre cher et aimé cousin le comte de Sancerre, fils de nostre très « cher et aimé cousin le comte de Sancerre, sire de Bueil. » — Ms. fr. 6971, n" 45. — On trouve, dans les minutes du notaire Martin Jaloignes [Arch. munie, de Tours, indication de M. le D' Giraudel), au 18 août 1475, la mention de deux comptes payés à J. Gandin Marchand par « Antoine de Bueil, comte de Sancerre, et Jehan, seigneur de Bueil, con- « seiller et chambellan. » Seul, le titre de sire de Bueil peut servir à distinguer le père du fils. — Antoine reçut diverses sommes du Roi dans les années suivantes, soit pour entretenir son état, soit pour sa pension de 1,200 livres. — De même, la femme d'Antoine, Jeanne, en général qualifiée de Madame de Bueil, ne peut pas toujours être distinguée de sa belle-mère, Dame Martine Turpin, dame de Bueil. Jeanne louche aussi diverses sommes « pour l'entreleuir au service de la Royne. » — Ms. fr. 20685, Comptes de la Chambre du Roi, d'André Briconnet, en 1467 (fol. 395), 1468, 1469 (fol. 460 v°) et en 1475. - En 1465, le Roi fait don à Jeanne, comtesse de Sancerre, de deux maisons. — Arch. nat., PP. 110,
ccilviij INTRODUCTION BIOGRAPHIQUE. [1465
Tandis que le duc de Bourbon décidait la Bourgogne à la guerre, les ligueurs formaient une armée en Bretagne. Dunois, Dammarlin\ le maréchal de Lohéac, Bueil en faisaient partie. « Sages et notables chevaliers, dit Comincs, que le Roy Louis « avoit tous désapointez, à l'heure qu'il vint à la couronne : « nonobstant qu'ils eussent bien servi son père, au recouvre- « ment et pacification du Royaume 2. » Grâce à Timpopularité de Louis XI, plus de cinq cents hommes d'armes, presque tous Bretons, avaient déserté les compagnies d'ordonnance pour grossir la troupe des mécontents. Le Roi, décidé à prévenir ses adversaires, s'altaqua, dès le mois d'avril, aux terres des ducs de Bourbon et de Berry^. Sancerre se défendit quelque temps; mais, dans la première moitié de mai, toute cette provlnce\ sauf Bourges, était tombée au pouvoir de Louis. Bientôt, troublé dans sa conquête du Bourbonnais, par les renforts envoyés de Bourgogne à ses ennemis, le Roi marcha sur Paris, pour se jeter entre le comte de Charolais^ et l'armée des ducs de Bretagne et de Berry*', qui s'approchait, observée par le comte du
fol. 351. — En 1467 (le 22 sept.), le Roi va souper à Paris chez Denis llesselin, son panetier, élu île Paris. Mesdames de Bueil (femme d'Antoine) et de Montglat (femme de Jean Bureau) sont présentes, comme commères du Roi, ijul était parrain de la (ille d'Hesselin, tenue sur les fonts par La Balue. — Chron. Scandaleuse, éd. Godefroy {Mem. de Comines, H, 119 et s.). — On voit qu'Antoine et sa femme étaient dans les meilleurs termes avec le Roi, ce qui ressort aussi de la correspondance do < e dernier avec Vaujours (v. plus bas, passim). — Quant à Martine Tiiridn, nous avons d'elle plusieurs quittances. Elle touchait 4,000 livres de i)ension annuelle de 1474 à l'i77. — Ms. Clairambaull 144. — Coll. de ]'. orifj., dossier Bueil, pièces 102 à lOS^. — Ms. fr. 20G85, en 1468 et 1475.
1. Dammartin s'était échappé de la Bastille où il était enfermé. — Du Clercq.