Legrand, ms. fr. G961, liv. VIII, p
5. Le comte de Charolais, avec une cavalerie et une artillerie très nombreuses, marcha sur Noyon et prit Nesie, tandis (|uc Rouliaull, qui l'observait, se retirait dans l'aris. De là, le comle vint à Saint-Denis, puis à Longjumeau et à Moiilllury. — Comines, liv. I.
G. Venus jiar l'Anjou, m suivant la Loire, ils marchèrent sur Chartres
1465] INTRODUCTION BIOGRAPHIQUE. ccxlix
Maine '. Un peu en avance sur les deux ducs, Louis suivait, à partir de la Loire, une route parallèle à la leur, sans savoir laquelle des deux armées ennemies il attaquerait la première 2. A Montlhéry, il se heurta inopinément contre le comte de Gharolais (^ G juillet ^1465) et les conséquences de cette bataille, restée indécise, furent tout à l'avantage des princes^.
Le Roi étant ensuite rentré à Paris-*, la jonction du comte de Charolais et de ses allies s'opéra sans obstacle à Étampes. Puis tous ensemble se rapprochèrent de la Seine, dans l'intention d'assiéger la capitale ^ Bueil appu^/a cette résolution, affirmant qu'il connaissait assez le Roi pour répondre qu'il ne hasarderait pas volontiers une deuxième bataille. En efTet, jamais homme n'eut moins que Louis XI confiance dans la force ouverte. Espérant venir à bout de ses adversaires par son ascendant personnel ou par la ruse, il cherchait toujours à gagner du terrain en négociant. Audacieux jusqu'à la témérité en matière de diplomatie, il ne pouvait, même lorsqu'il l'eût fallu, se décider à rien
par Vendôme. En passant à Vaujours, le duc de Berry y mit garnison — Legrand, liv. VIII, p. 65. Ms. fr. 6961. - Barante. - Basin, l II ch 'iv