Du Clercq. — Comines
4. Le traité daté du 22 fut ratifié le 23 par le Roi. — Morice, III, 115 et 116. — Lobineau, II, 1283. — Ms. fr. 6961, Legrand, Hist. de Louis XI, liv. IX, p. 9. — Ms. fr. 6972. — Comines (liv. I, ch. xv) dit que le traité était si obscur que ni l'un ni l'autre ne le comprit jamais. Entre autres conditions, le Roi laissait la ville de Caen et plusieurs autres villes normandes aux mains du favori du duc de Bretagne, Odet d'Aydie, sire de Lescun.
cclvj INTRODUCTION BIOGRAPHIQUE. [1465
I)unois^ à Dammarlin, Lohéac, Lescun, Rouville, en un mot, à tous ceux qui tenaient le parti du duc de Bretagne contre le duc de Normandie. Il s'engageait, par contre, à ne jamais pardonner aux six principaux partisans de ce dernier, c'est-à-dire aux deux d'Harcourt^, au sire de Bueil, à Chaumont^, à son fils Charles d'Amboise et, enfin, à Jean de Daillon-'.
Durant ce temps et après une courte absence, le duc de Normandie était revenu à Rouen qui, seul avec deux ou trois autres villes, tenait encore pour lui"\ Le Roi ayant envoyé, sur ces entrefaites, cinq ou six cents lances à Conches et à Pacy, les conseillers du duc, craignant de se voir bloqués, ne jugèrent plus le séjour de la capitale assez sûr et emmenèrent leur maître au Pont-de-l'Arche. Il revint cependant à Rouen le jour suivant, pour se réfugier ensuite à Honfleur, accompagné seulement de ses amis et d'une petite troupe de gens d'armes''.
Ayant achevé la conquête de la Basse-Normandie, le Roi vint
1. Dunois faisait cependant encore partie du conseil du duc de Normandie à Rouen, le 30 novembre. — Ms. fr. 6072, p. 73.