Jntrod. biogr., p. ctlij el note
■i. Ibid., fin (lu chap. xv. — Rai)pelons aussi la façon donl l'aulour ilu Jouv. (ch. m de la 3" partie) proteste que le Jouvencel n'a aucune intention de toucher à la couronne du roi Ainydas. — V. |)lus haut, Inlrod. lillér., notre analyse du roman.
5. On ne saurait alliriner (juela 2° partie ait été rédif^ée, tout entière, on même temps ipie la première. On remar(|uera, il est vrai, dansées deux parties les récriminations de l'auteur contre la cour, dont une portion est à l'adresse du comte du Maine, tandis <|uc le reste semble faire allusion à la cour de Louis .M. Mais, on trouvera, d'autre |)art (2' partie, ch. vi, p. 127), un passa;'e (|ui |)ourrail se rapporter à la guerre du Hien Public et a pu, piw suite, être écrit en même temps (jue la 3' jiartie.
INTRODUCTION LITTÉRAIRE. cccxj
cel à l'égard de la couronne du roi Amydas, que nous avons déjà signalée dans le texte du roman<, comme un passage écrit sous le règne de Louis XI. Il est d'ailleurs très probable qu'au moment où Tringant écrivait, il n'était plus au service de BueiP, ce qui semble signifier aussi que ce dernier était déjà mort ^. Le Commentaire aurait donc été écrit entre \ 477 et 4483.
§ IV. — Manuscrits du Jouvencel.
Le Jouvencel a joui, comme nous l'avons dit, dès son apparition, d'une grande vogue. Aussi des manuscrits soignés, et même luxueux, en ont été faits à la fin du xv« siècle et au commencement du siècle suivant. Il faut signaler, en outre, de 4493 à -1529, l'apparition de cinq éditions imprimées qui sont, il est vrai, très défectueuses et incomplètes.
Des recherches plus étendues révéleraient, sans doute, l'existence d'autres manuscrits. Mais les treize documents dont nous avons connaissance, et que nous allons essayer de décrire, sont plus que suffisants pour établir un texte qui, à part un certain nombre de variantes et de coupures, nous a été transmis d''une façon assez uniforme.
Remarquons d'abord que nos manuscrits sont d'une date trop rapprochée pour qu'on puisse les classer rigoureusement par l'écriture. Dans le même ordre d'idées, il n'y a pas lieu, non plus, d'accorder une grande importance aux miniatures. En effet, bien que les sujets de ces dernières soient en partie les mêmes, elles diffèrent beaucoup par le nombre et la facture. En outre, nous trouvons, entre des manuscrits à miniatures semblables, de grandes divergences de texte. C'est donc à ce dernier carac-
1. V. p. précéd., note 4, et à la fin de notre analyse du Jouvencel.
2. Tringant, passim, notamment § I, où il dit : « Mais le sire de Bueil, à qui eulx et moy estions, ne vouloit jamais, etc.. »
3. En effet, il est peu probable que Tringant ait quitté, avant cet événement, une société dans laquelle il semble s'être si bien trouvé, ni qu'il ait écrit son Commentaire du roman avant la mort de l'auteur qui en avait, de propos délibéré, déguisé les faits.
cccxij INTRODUCTION LITTÉRAIRE.
tère que nous aurons recours pour classer nos manuscrits en deux familles, elles-mêmes subdivisées en groupes. L'une d'elles comprendra le manuscrit de l'Arsenal, considéré comme très rapproché de l'original, ainsi que tous les dérivés de ce manuscrit ou de manuscrits similaires. La seconde famille renferme les manuscrits qui s'écartent du type que nous regardons comme primitif.
Première famille, comprenant le manuscrit de l'Arsenal et SES de'rivés ou cedx des manuscrits similaires.
Groupe i. — Manuscrits dont le Commentaire a été écrit postérieurement au texte [\ manuscrit).
(.\*.) — Manuscrit de TArsenal ou manuscrit Paulmy.
Ce manuscrit, qui est reproduit presque intégralement dans notre édition, porte au catalogue de la bibliothèque de l'Arsenal le n° 3059 du fonds français ^. C'est un in-folio, sur vélin, relié en maroquin rouge. Il est écrit sur deux colonnes, d'une écriture soignée de la fin du xv* siècle. Il n'y a pas de miniatures, mais seulement trois places réservées pour des décors de petite dimension. Les initiales sont faites assez grossièrement en couleur. Le haut de chaque page est orné de petits dessins à l'encre ou à la sépia, très simples, mais élégants.
Le texte du roman, qui est complet, finit au folio W^ v°. Le Commentaire deTringant, qui suit, va jusqu'au folio -122 r°. Il est d'une autre encre et d'une autre écriture que le texte du roman et a dû être ajouté postérieurement 3, de même que l'Exposition ou résumé des révélations de Tringant inséré en
1. Pour faciliter les renvois aux mss., nous les numérotons par une série de lettres capitales. Ajoutons que les manuscrits seront décrits ici, non d'après l'ordre alphabétique de ces lettres, mais d'après l'ordre de classement.