‹ Le Jouvencel (volume 2)Chapitre 206 sur 321 · En tête, 7 folios, plus un feuillet blaac · texte numérisé non relu

En tête, 7 folios, plus un feuillet blaac

6. On lit sur le feuillet de garde (écriture du xvi° siècle) : « Des Hisft toires et livres en Françoys, Pulpilo 3», contre la muraille devers la « court. — Le Jeuvencel introduict aux armes. » En tête du texte, on

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variantes, dont quelques-unes sont très considérables S des interversions de passages et beaucoup de fautes de copie. Il faut enfin noter que la Table et les Sommaires des chapitres sont beaucoup plus développés que dans les autres manuscrits, et, notamment, que dans celui de l'Arsenal.

(L.) — Manuscrit de Munich.

Nous tirons la description de ce manuscrit du Catalogue des manuscrits de la Bibliothèque royale de Munich^. Manuscrit petit in-folio sur vélin du xv* siècle, écrit en ^486, renfermant 240 à 2^2 folios, avec neuf miniatures de facture soignée. Il provient de la bibliothèque Palatine. Comme dans le manuscrit La Gruthuyse, le titre du livre est indiqué sous la forme Jennencel^ et le manuscrit commence et finit dans les mêmes termes^. On lit au folio 2^ : « Escript pour le très noble et « très puissant seigneur nions' Phelippe de Gleves^, par votre « trèshumble et trèsobeissant serviteur Jehan de Krieken- « borch, anno f^86. » On trouve, en effet, au folio 208*» la signature autographe de Philippe et, au folio 3, ses armes.

Ce manuscrit, qui est le seul portant date certaine, pourrait bien être très voisin du manuscrit La Gruthuyse. Il a, comme lui, neuf miniatures.

lit : « Le Jeuvencel nouvellement fait... par un discret et honnourable chevallier Jehan de Bueil... » Le dernier feuillet se termine par la répétition de l'en-tcîte du livre. « Cy fine le livre du Jennencel compilé... pour introduire et donner couraige... »

1. Par exemple à la lin du cli. vu et au ch. vin de la 2° ])artie.

2. Catalogus Codicum Manuscriptorum Uiblioth. Regiae monacensis, VII, p. 66, n* 490 {Cod. GalL, 0). — Nous devons cette indication à l'obligeance de M. Th. Dufour, directeur de la Hihliolhèque publique de Genève. Malheureusement, nous n'avons pas pu obtenir de renseignements de la bibliothèque de Munich.

3. I.« ms. commence fol. 3, par la Table, en ces termes : « Cy com- « mence la table de ce i)resent livre appelle le Jennencel, nouvellement « fait el compilé, etc.. » Il finit au fol. 20'.)*, à i)ou près dans les mêmes termes, suivis de la mention suivante : « Kriekenborch me scripsilaono Domini 1486. »

4. Philippe de Clèvcs, né le 1" janv. 1467, év<*que d'Amiens, puis de Nevers et d'Aiilun, (ils de Jean I", duc de Clèves, el d Klisabelh, lillc de Jean de Bourgogne, (omie de Nt'vcrs.

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(G.) — Manuscrit du Brilish Muséum.

Manuscrit sur vélin du xv" siècle ^, in-folio, sans armes ni vestiges de propriété. Origine inconnue. Six miniatures aux folios 9, Ai, ^32, n3b, 22^1 et 227. Ce manuscrit, qui est incomplet, s'arrête dans le in« chapitre de la 3® partie, au traité fait par le roi Amydas avec les ambassadeurs du duc d'Ath, c'est-à-dire immédiatement avant les gages de bataille et un peu plus loin que le manuscrit La Vallière, Le Commentaire fait défaut. Le second folio du texte du roman commence par a [déjfendre et garder le peuple^. «

D'après van Praet, Louis de Bruges, seigneur de la Gruthuyse, fut créé comte de Wincesler le ^3 octobre ^472 par le roi Edouard d'Angleterre, qui, exilé, habitait alors comme lui Bruges et avait même été son hôte. Remonté sur le trône, le Roi voulut aussi avoir quelques-uns de ces beaux manuscrits qui se fabriquaient dans cette ville ^. Peut-être faut-il voir là l'origine du manuscrit du British Muséum.

Voyons, maintenant, quelles conclusions nous pouvons tirer du classement de nos manuscrits. En ce qui concerne la première famille, on peut considérer, à priori, les manuscrits renfermant le Commentaire comme moins anciens que les autres.

Le manuscrit de l'Arsenal, qui forme à lui tout seul le groupe n° i de cette famille, présente cependant une exception unique et très importante à la règle que nous venons de poser. En effet, dans ce manuscrit, qui est la base de notre publication, le Commentaire est d'une autre écriture et d'une autre

1. Coté français 16 F, 1. Casley's, Catalogue of ihe Manuscripts of ihe King's library, etc. Londres, in-4% fig. Index à Bueil et page 290.

2. Ceci se trouve à la 2° ligne du second folio du ms. La Gruthuyse.

3. Van Praet [l. c.) renvoie, pour un second manuscrit du Jouvencel sans miniatures, à Casley, p. 292; mais nous n'avons rien trouvé à ce passage. Il dit aussi, nous ignorons d'après quelle autorité, que ces deux mss, du Jouvencel sont datés de 1470 et 1479.

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encre que le corps même du roman ' . Nous possédons donc, dans ce texte, un manuscrit sui generis, qui est, d'une part, très rapproché du manuscrit original, et qui, d'autre part, a été complété quelques années après, soit par Tringant lui-même, soit par quelqu^un qui tenait de près aux auteurs du Jouvencel.

Nous avons compris dans un même groupe (n° 2) de la première famille les manuscrits a (sans Commentaire) et les manuscrits b (avec Commentaire). En effet, ces manuscrits, tous plus ou moins dérivés du manuscrit de l'Arsenal ou de manuscrits similaires, avant ou après l'adjonction du Commentaire., sont très semblables les uns aux autres par le texte, malgré des différences d âge assez sensibles. Remarquons entre autres que tous ceux de ces manuscrits que nous avons pu examiner renferment, à l'exception du manuscrit de Gotha, une variante assez importante, qui ne se trouve ni dans le manuscrit de l'Arsenal, ni dans le manuscrit La Gruthuyse^.

Les quatre premiers manuscrits du sous-groupe a, qui se tiennent de très près, paraissent dériver directement les uns des autres. Le manuscrit de Gotha, que son écriture permet, croyons-nous, de dater du xv'' siècle au lieu du xvi«, peut être considéré comme le plus ancien et sert d'intermédiaire entre les trois autres et le texte de l'Arsenal. On remarquera, enfin, que le plus récent des quatre (I) peut être daté, d'une façon presque certaine, de l'an ^475 ^.

Les deux manuscrits à Commentaire F et E du sous-groupe 6, tous deux du xvi'' siècle, bien que d'un texte moins correct et

1. Ceci est également vrai de Y Exposition ou résumé du Commentaire, qui ligure sur le premier feuillet dans ce seul manuscrit.

2. Celle variante, (|ui se trouve dans les mss. G, D, E, F, H, immédiatement après la prise du Sap (3° partie, cli. m), commence par : ( Aprez la i)rinse du Sap, plusieurs gens parlèrent en la présence du

Roy » Elle se termine à « sans y cstre attrapé comme le poisson

dans la nasse. » Le ms. I est tro|) incom|)let |)our renfermer ce passage. Nous n'avons pu vérifier ce point sur les mss. K, N et L, ne les ayant pas sous la main. En dehors de ces derniers, le ras. de Gotha est donc le seul du groupe 2 dans lequel on ne trouve pas celte interpolation.

3. Les deux derniers mss. du sous-grou|)e a (C el N), moins rapprochés des précédents, dérivent aussi d'un texte analogue A celui du ins. A.

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moins complet que celui de l'Arsenal, paraissent, cependant, dériver d'un ancêtre commun à tous trois. Il faut aussi, sans aucun doute, comprendre dans ce sous-groupe le manuscrit de l'Escurial (K), que nous n'avons pas pu consulter. Ce manuscrit, dont l'écriture remonte au xV* siècle, serait le plus ancien des Manuscrits à Commentaire.

Dans la deuxième famille, remarquons le manuscrit La Gruthuyse, dont le texte assez fautif s'écarte considérablement de ce que nous considérons comme le type original du JouvencelK La chose est d'autant plus singulière que ce texte assez ancien est, en outre, en quelque sorte, celui d'un manuscrit de famille. Il est vrai que le luxe des miniatures permet de supposer que son premier propriétaire attribuait au texte une moindre importance. Mais il faut aussi conclure que, déjà à cette époque, une fréquente circulation avait altéré la forme du roman dans un certain nombre de copies ^.

En résumé, nous pouvons remonter très haut dans l'histoire du texte du Jouveneel, par une série de cinq manuscrits en rapport de filiation directe, dont le plus moderne (I) est daté de •1475, et dont le plus ancien (A) devait être voisin d'un manuscrit original postérieur lui-même à -1466. Ces données chronologiques sont encore confirmées par le fait qu'il existait, avant la fin du siècle, toute une série de manuscrits déjà très éloignés du texte primitif.

En ce qui concerne l'antiquité du Commentaire, il faut se borner ici à constater qu'il était déjà transcrit sur certains manuscrits avant la fin du xv'' siècle. La composition de ce travail peut donc bien, comme nous l'avons supposé, remonter aux dernières années de Louis XI ^.

1. V., par ex., 2" partie, fin du chap. vu et chap. viii, un récit tout à fait différent de celui du ms. A.

2. Nous rattachons à ce groupe le ms. M daté de 1486, qui, autant que nous pouvons en juger, présente, avec le ms. B, certaines analogies. — Le ms. G du Britisli Muséum, que, faute de renseignements suffisants, nous ne pouvons classer, pourrait bien aussi se rapprocher de ce groupe.

3. Il n'y a aucune conclusion à tirer, à ce propos, du fait que le ras. L,

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L'examen des manuscrits du Jouvencel nous conduit ainsi à des résultats qui concordent entièrement avec ceux de nos reclierclies biographiques ' .

§ V. — Editions imprimées du Jouvencel.

Ces éditions, au nombre de cinq, imprimées à la fin du xv^ siècle et au commencement du xvi*, sont devenues très rares. Suivant une habitude fréquente à cette époque, elles ont été considérablement tronquées. Aussi, Sainte -Palaye, qui connaissait celles de -1493 et de -1529, fait-il observer, avec raison, qu'elles sont de nature à donner une idée tout à fait défavorable et fausse du Jouvencel.

X". Édition de 4493, d'Antoine Vérard.

Intitulée \t Jouvencel. Petit in-folio gothique, orné de vignettes sur bois-, comptant 98 feuillets, y compris le litre et la table qui est à la fin. Le livre commence au Prologue de la première partie en ces mots : « Au commencement du monde, après que Dieu eut créé... » Il se termine par : « Cy finit le Jouvencel^ « imprimé à Paris, le 27* jour de mars 4493, par Antoine « Vérard. »

Cette édition, très rare, ne renferme que la première partie du Jouvencel et la première moitié de la seconde; car elle s'arrête à la fin du chapitre xvii, avec la Collation de maître Nicole^. Il en est de même des autres éditions qui ne sont, vraisemblablement, que des réimpressions de celle-ci.

daté de 1486, ne renferme pas le Commentaire. En efTel, ce dernier pouvait fort bien exister à celte date, tout en étant inconnu ou indifférent à une partie des lecteurs du Jouvencel, et, notamment, à ceux qui étaient étrangers à la France.

1, V. plus haut, Introd. biogr., p. ccxlv et chap. xv, et Introd. litt., g I.

1. La vignette qui est en tête représente saint Jean écrivant sur un lutrin.

3. Un exemplaire, relié en maroquin et portant le n° 1128, a été vendu 73 livres le 12 janvier 178'i, à la vente de la collection La Vallière. On peut supposer <|u'il provenait de Vaujours, et il avait pcut-iHre appartenu aux lUieil. — Un exemplaire sur vélin, orné de '25 belles miniatures, fait partie de la Bibl. impér. de Vienne, venant de la Bibl. de Ilchendorf.

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2°. Édition de '1497, d'Antoine Vérard.

Imprimée par Antoine Vérard à Paris, et citée par Hain^ 3°. Édition de ^520, de Philippe Lenoir.

Indiquée par Brunet^, citant Panzer, qui cite lui-même Menzel. Elle est aussi mentionnée par du Verdier^. Cette édition in-4° est intitulée : « Le livre de Jouvencel traictant de « diverses matières belliques et munitions, tant pour assiéger a forteresse que duire gens au fait de guerre , selon Vegece, « Frontin, Spartien et autres auteurs. »

4". Édition de \ 523, de Philippe Lenoir.

In-4'' gotliique de 84 feuillets numérotés et un non numéroté, orné de gravures sur bois, imprimé à Paris le 20 avril ^523, par Philippe Lenoir. Elle est intitulée : « Le livre du Jouvencel, « lequel traicte de la guerre, tant de assiéger forteresse et pais « que assembler ostz, etc., selon Vegece, Frontin, Sparcien, « etc., nouvellement imprimé à Paris. » Cette édition se termine au même endroit que l'édition de 4493.

5°. Édition de -1529 [v. s.), de Philippe Lenoir.

Porte le même titre que celle de \ 520, sauf les derniers mots, à partir de selon Vegece. A la fin, on lit : « Nouvellement « imprimé à Paris le dernier jour de mars mil cinq cens vingt a et neuf'', par Phelippe le noir... » Petit in-4° gothique de

où il a été daté, par erreur, de 149/ {Calai., 1" partie, p. 220, n° 1435). — Un autre exemplaire sur vélin se trouve au British Muséum [Catal., III, Repert. Bibl., p. 47). — Enfin on en trouvera un, sur papier, à la Bibl. nat. de Paris (Réserve, 217 A). — V. Sainte-Palaye, /. c. — Paulmy, Mélanges, \, 222, et Catal., Ms., t. IV, n» 4160. — De Bure, Catal. de la Coll. La Vallière, II, 44, et III, 31. — Van Praet, Catal. des livres imprimés sur vélin, II (B L), p. 203, n° 445, et Recherches sur L. de la Gruihuyse. — Brunet, Manuel, III, 581, et La France littéraire au XV siècle, 1805, p. 101. — L. Hain, Reperlorium bibliographicum, usque ad annum M D, II, p. 167, n" 9462.

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