‹ Le Jouvencel (volume 2)Chapitre 227 sur 321 · I . Var. : « osperance. » G · texte numérisé non relu

I . Var. : « osperance. » G

'2. Var. : « évidemment. » B. D. — « entendre. « Éd. Vérard.

3. Le V^ mars lVi9, les Anglais prirent en pleine trùvc la ville de Fougères qui appartenait au duc de Bretagne. Charles VII prit fait et cause pour le duc et envoya des plénipotentiaires à Louviers. Pendant les négociations, que les Anglais tirent traîner en

il recouvra et remist en son obeyssance toute la duchié de Normandie. Si est vray que, durant la prinse de Rouen, fut donné ung assault à la ville sans le sceu du Roy, combien que en la fin du dit assault se trouva si prez qu'il le povoit veoir. Et pour ce eust-il congnoissance de la chose ainsi faicte ; pour quoy bailla^ assès de raisons, en remonstrant par la raison de la guerre, que ainsi ne devoit estre fait 2. Neantmoins touteffois,' la mercy Dieu ! pou après fut rendue la ville et mise en son obeyssance, et semblablement tout le pais. Et, à celle conqueste, il y eut de belles besongnes et de nobles victoires contre ses ennemys, tant à la bataille de Fourmigny que ailleurs, tant que à la parfin vindrent tous à la mercy du bon roy, comme de leur droicturier et souverain seigneur. Et ne dura ceste conqueste que ung an et ung jour 3. Tantost après il entreprinst le

longueur, un parti français enleva par un hardi coup de main la ville de Pont-de-I'Arche et la guerre se ralluma. (Voy. J. Ghartier, ch. 170 et ss. —Du Clercq, 1. 1, ch. 6.— Escouchy, ch. 29 et 30, etc.)

1. Var. : « ... sans le sceu du Roy ; et, après qu'il fut venu à sa congnoissance que la chose estoit ainsi faicte, bailla, etc. » B. G. D.

2. Le 16 octobre 1449, les bourgeois de Rouen ayant fait savoir au comte de Dunois qu'ils occupaient deux tours et une courtine des remparts de la ville et qu'ils aideraient les Français à pénétrer par cet endroit, celui-ci s'y rendit avec une forte^roupe. Un certam nombre de soldats étaient déjà montés sur la muraille, lorsque Talbot arriva avec une troupe d'Anglais et repoussa les assiégeants. Pendant cet assaut Jean de Bueil se trouvait devant une autre partie des remparts, prêt à entrer dans la ville si la surprise réussissait. (Voy. J. Ghartier, ch. 202; Robert Blondel • Berry; Escouchy, ch. 37 et ss. ; Du Glercq, 1. I, ch. 17, etc ) Aucun chroniqueur ne fait mention de la réprimande que Gharles VII, d'après Jean de Bueil, adressa à ses capitaines pour cette attaque malheureuse.

3. La conquête de la Normandie dura plus d'un an et un jour. En effet la prise de Pont-de-l'Arche est du 15 mai 1449 ; ce fut le 17 juillet que Dunois fut nommé lieutenant générardu Roi

voyage de Guienne et de Bourdeloiz et, par son bon sens et prudence, à l'aide de Dieu, mist toute Guyenne et le pais appendant en son obeyssance et subjection, sans resistence ou rébellion et sans grant effusion de sang, réservé la ville de Blaye, qui en ce voyage fut prinse de force ^, et la cité de Bayonne, qui fut assiégée et se rendit par composition ^ Laquelle conqueste faicte et le Roy parly du pays, peu après, les aucuns des habitans d'icellui se rendirent et remirent voullonlairement en la main des Anglois, ses anciens ennemis et adversaires. Parquoy de rechief y retourna, et toute son armée. Et en ce second voyaige furent plusieurs villes et places prinses de force et y eut de grans et merveilleux fais d'armes, tant en la bataille de Cliastillon^, en laquelle le sire de Talbot% le visconte de risle son filz^, le bastard d'Angleterre^ et plusieurs

pour le fait de la guerre en Normandie ; et la campagne ne fut terminée que par la reddition de Cherbourg, le 22 août 1450. (Voy. Robert Blondel ; Escouchy ; J. Ghartier ; Berry, etc.)

1. Blaye fut assiégée et assaillie le 19 mai 1451; le château capitula le 2i mai. (Voy. dans J. Ghartier, ch. 2i0, le traité de capitulation; Escouchy, ch. 51, etc.)

2. Bayonne se rendit aux comtes de Foix et de Dunois le 18 août 1451.

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