‹ Le Jouvencel (volume 2)Chapitre 307 sur 321 · Var. : « et s'en vont atout leurs bagages. » Éd. Vérard · texte numérisé non relu

Var. : « et s'en vont atout leurs bagages. » Éd. Vérard

« seilleront tout ce que vous aurez à faire. Et, si Dieu « plaist et Nostre-Dame de Bonne-Grâce, vous aurez « aujourd'hui grant honneur et ferez un}^ grant service « au Roy et à tout le royaulme. Nous avons desja fait « le signe à ceulx de la ville, qui ont bien congnois- « sance de vostre venue et sont desja plus de cincq « cens hors la porte aux champs et escarmouchant de « bien prez ceulx qui se retirent au grant siège. Et ne « veistes oncques le bruit ne le hu, qui est là devant, « si grant comme il y est. Toutes les cloches de la ville « sonnent; tous crient: Parvanchières ! Sur mon âme, « vous auriez grant plaisir, se vous les oyez. Marchez « tousjours ; et nous en allons au bruit et vous rappor- « terons des nouvelles. » — « Or tost, dit le conte de « Parvanchières, Mareschal, nous nous en allons là où « vous nous avez dit, le plus dilligemment que nous « pourrons. Je vous pry que exécutons chaudement ce « que nous avons à faire. » Le Mareschal lui respondit : « Monseigneur, pour Dieu! ne rompez point « l'alaine de voz gens ; et n'entreprenez riens tant que « vous ayez parlé à ceulx de Grathor, qui bien vous « conseilleront et guideront en vostre affaire. » — « Mareschal, dit ung compaignon qui fut là, despes- « chez vous; car il y a le plus grant bruit que vous « veistes oncques : canons pètent terriblement; tout « crie, tout hue, tout bruit; trompettes sonnent; tout « sonne'; et les cloches de la ville sonnent mesme- « ment ; tout maine telle noise qu'il semble que tout « doive fondre. Pour Dieu ! avancez- vous. » — « Adieu, dit le Mareschal, Monseigneur, Dieu nous a doint bien faire. »

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