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Ainsi s'en alla le Mareschal à son afaire. Et le conte de Parvanchières marcha le petit pas en moult belle ordonnance droit en la ville. Et marcha tellement qu'il vit devant lui la ville et la pluspart de ceulx de dedans aux champs à pié et à cheval. Il regarda dans la valée sur sa main gauche et voit le siège et ses ennemyz en ordonnance de bataille. Et vit clerement que tout se retiroit ensemble au champ, là où le Mareschal lui avoit dit, et qu'ilz avoient tout desemparé entre lui et la ville et qu'il n'y avoit plus riens. Et moult lui pesa que encores ne les avoit trouvez. Touteffoys il marcha jusques devant la porte de Nostre-Dame de Bonne-Grâce, et là retourna à luy le mareschal de Crathor, qui lui dit : « Monseigneur, « veez-cy venir le Jouvencel, le viel cappitaine de « Crathor et le sire de Rocqueton vous faire la reve- « rance. »
Et tantost le conte fît ung peu arrester sa bataille et marcha au devant d'eulx. Hz n'estoient pas loing, et tantost les rencontra. Lors le saluèrent et le vindrent accoller ' par les jambes ; et parla le viel cappitaine de Crathor et dit ces motz : « Monseigneur, « vous soyez le très bien venu. Je prie à Dieu et à « Nostre-Dame de Bonne-Grâce qu'il vous vueille « rémunérer la paine que vous avez prise. Se Dieu « plaist, vous et tous messeigneurs, qui sont venuz en « vostre compaignie, serez bien recompensez, avant « que vous retournez de ce payz. » — « Or, dit le « conte, cappitaine de Crathor, je vouldroye faire « service au Roy et au royaulme et à vous tous autres,