Berry
5. Malgré les négociations, il menaçait cette puissance d'attaques déloyales et y entretenait des intelligences. — Juin 1432 à février 1433.
— Beaucourt, II, 295, et Vallet de Viriv., .302 et s.
6. On l'accusait de retenir la solde des gens d'armes. Le Jouvencel (2' part., ch. v, p. 95) semble y faire allusion.
Ivj INTRODUCTION BIOGRAPHIQUE. [1432
vileurs', soulevaient partout des murmures contre l'égoïste favori. Il n'est pas douteux que, dans ces circonstances, l'invasion de Rodrigue en x\njou et l'appui peu déguisé qu'il avait trouvé auprès du ministre pesèrent d'un grand poids dans les destinées de ce dernier^, en décidant Charles d'Anjou à tout tenter pour s'en débarrasser. 11 ne faut pas oublier, en effet, que le coup de main de Ghinon a eu pour auteur direct, non pas, comme on l'a dit, le connétable, alors absent^ (quelque sympathique qu'il fût d'ailleurs à cette entreprise), mais, ainsi que nous allons le voir, Charles d'Anjou et ses serviteurs, parmi lesquels Bueil joua le premier rôle *.
En effet, Jean V était alors le confident de Charles d'Anjou et celui de sa mère, la reine Yolande. Tous deux l'envoyaient quérir « à toutes les nécessités et affaires ^\ » Un jour, raconte Bourdigné, Charles fit venir son conseiller et lui fit longuement part de ses griefs contre le favori ". Il termina son dis-
1. Il prélait à tout le monde, à la cour, et particulièrement au Roi. Ce fut une grave imprudence, renouvelée plus tard par Jacques Cœur.
2. Une première entente contre le favori aurait eu lieu à Vannes, aux obsèques de Jeanne de France, duchesse de Bretagne, sœur du Roi et belie-sœur du connétable, morte le 27 septembre 1432. — Beaucourt, II, 296. — Vallct de Viriv.. II, 301. — Richemont y assistait; mais deux des principaux acteurs du drame de Chinon n'étaient pas présents. En effet, Bueil était alors occuj)é contre Rodrigue et Charles d'Anjou ne pouvait abandonner la cour, alors à Amboise.