Il résidait à Parlhenay
4. Le Rosier des Guerres (ms. fr. 442, fol. 156), Chartior, Bourdigné et Tringant sont d'accord sur ce point. — V. aussi la Notice gvneal. de Racan aux J'. Just. — D'Argentré {IHst. de Bretayne, éd. de 1582 à 1018, in-folio, p. 790) prétend (pie l'affaire fut dirigée par le connétable, qui lit choix de Buoil et lui adjoignit ses capitaines, entr'aulres son parent Jean de Rosnevincn. Celui-ci, voyant qu'on n'obéissait pas aux ordres de son maître, et outré de la mansuétude des Angevins, aurait blessé La Trémoiilc. Il ne faut pas oublier que ce récit, dont nous ne connaissons j)as la source et (|ui renferme des inexactitudes, vient de Bretagne et teiiil, par suite, ;\ faire ressortir l'importance du rôle joué par Richemont.
.'). Tringant, .\,\III, ainsi que .\.\11 et .VXVIII.— Bourdigné, II, 170 et s. — V. |ilus bas, et P. Just. au 27 octobre 144(). — Nous empruntons la |ilus grande partie de ce récit à B(»urdigné, (]ui parait très bien informé, CM le complétant par Cliarlier.
(i. Cet entretien est ( ompris entre le mois d'octobre 1432 (lin de l'affairu des Ponls-de-Cé) et la lin de juin 1433 (enlèvement de La Trémoille).
1433] INTRODUCTION BIOGRAPHIQUE. Ivij
cours en ajoutant que, si La Trémoille était éloigné du Roi, ses affaires à lui en iraient mieux : « Monseigneur, dist le seigneur « de Bueil, à cela ne tienne ; car, puisqu'il vous plaist, je le « pense eslongner si loing que du moys ne de l'autre, le Roi « ne le verra, qui que en soit mal content ^ »
Jean V alla aussitôt prendre conseil de ses amis. C'était, en premier lieu, un Breton, Prégent de Goetivy, futur amiral de France, que Bueil devait remplacer dans cette charge^. C'était, ensuite, le fameux Pierre de Brézé, sire de la Varenne, qui, cousin et compagnon d'armes de Bueil, ne jouait alors qu'un rûle secondaire^. Enfin, il prit aussi l'avis de son beau-frère, Pierre d'Amboise, seigneur de Chaumont, et cousin de Louis de Thouars''. Il fut décidé, Séance tenante, que l'on s'emparerait de la personne du favori et qu'il serait détenu dans quelque place forte, sous la garde de son parent Bueil. Le difficile était de trouver l'occasion cherchée. A Amboise, La Trémoille élait sans cesse avec le Roi et semblait sur ses gardes. Aussi, la cour ayant, vers la fin de juin, quitté ce séjour pour Ghinon, les conjurés résolurent, sur Tavis de Bueil, de passer sans plus tarder à l'exécution ^.
Ils commencèrent par s'assurer de la complicité.du garde du château, Olivier Frétard ^ qui s'engagea à laisser ouverte une