Vers 10. ou le S.-O
4. Ils s'arrêtèrent près de la chapelle Saint-Jacques, aussi nommée Chapelle où la chèvre a pris le loup (Pesche, art. liouez), située tout près de l'Ormeau, mais sur la commune de Crissé et au N.-E. — Une petite rivière séparait encore les combattants. Il s'agit probablement ici du ruisseau qui coupe la route de Conlie, au S.-O. de Crissé.
5. Chartier dit (ju'ils repassèrent la rivière à Neuvillalais et se mirent en bataille, ayant l'eau à dos. Ceci est contradictoire; car ils auraient ainsi tourné le dos aux Français et fait front au N.-E. Il est inliniment probable que les Anglais faisaient front à 10. ou au S.-O.
G. A j)ropos de ce combat, l'auteur du Jouvencel (3° partie, ch. m) remarque (|uc, si les capitaines sont habiles, les armées restent souvent fort longtemps en présence sans qu'il se passe rien de décisif.
7. Les Anglais avaient leur front couvert par des haies vives el des fossés (Pesche).
8. Jean de VendAme-Chabannois. — D'après Dom Taillandier (Z. c), Bueil aurait commandé l'arrière-garde.
1434] INTRODUCTION BIOGRAPHIQUE. Ixv
menaient la bataille. On profita de cette longue attente pour faire un grand nombre de nouveaux chevaliers ^ Charles d'Anjou tint à honneur d'être armé par Richemont. Ce dernier refusa d'abord par humilité, alléguant que le duc d'Alençon était bien mieux qualifié, mais il dut céder aux instances de Charles d'Anjou. Celui-ci, à son tour, arma plusieurs de ses serviteurs. Bueil, Coetivy, Brézé, Chaumont, la Vaissière^ furent du nombre^.
Sur le soir, au soleil couchant, comme les Anglais ne bougeaient pas, on leur envoya un héraut d'armes, pour les sommer de venir combattre, ou de rendre les otages et de lever le siège. Ils choisirent la dernière alternative. Les Français se décidèrent alors à se retirer. Sillé était délivré ; d'ailleurs, les vivres manquaient. Cependant, avant de partir, les chefs tinrent conseil pour décider du sort de la place. Tous les capitaines furent d'avis de la brûler''. Le connétable, fort irrité contre Aimery d'Antenaise, à cause de sa composition avec les Anglais, voulait même lui faire couper la tête; mais Bueil, qui avait la charge de Sillé, défendit avec chaleur son lieutenant et se fit fort de garder la place ^. Tandis que les Français rentraient sans défiance à Sablé, leurs ennemis feignirent de reprendre le chemin de leurs garnisons habituelles. Toutefois, le lendemain, revenant brusquement sur leurs pas, ils s'emparèrent sans peine de Sillé, puis de Beaumont". D'après les idées du temps,