Lisez le duc d^Alençon
2. Loré en recueillit cinq ou six mille, près de l'abbaye d'Aunay (dans i'évéché et au S. de Bayeux).
3. L'évêque était bien disposé pour les Français. — V. une allusion à des combats devant Avranches, Jouvencel, 3« part., ch. m, après le discours du maréchal de Crathor.
4. Chartier; Monslrelel; Basin. — 11 y eut aussi une insurrection dans le Val de Vire.
5. Lettre du parlement, Bibl. de Tours, ms. 1436, n» 11 ; et Bibl. Nat., Collection de Touraine, XIII, 8292. — Le parlement était alors à Poitiers (Beaucourt, II, chap. xiii). Il s'agit sans doute ici d'une commission siégeant à Tours.
6. Ces péages formaient un fief qui appartenait déjà aux ancêtres de Jean V et devait être pour les Bueil une source de gros revenus. Jean, comme titulaire, revendiquait le droit de faire payer le péage au doyen et au chapitre de l'église métropolitaine ainsi qu'à leurs officiers et sujets.
7. Ceci se passait fin mai. — Arch. munie, de Tours, Reg. des Délibérations, fin du tome V, aux 1=' et 15 juin, et Reg. des comptes, XXVI, f° 44.
Ixxij INTRODUCTION HIOGHAPIIIQUE. !1435
de raison ^. Cependant, Bueil, peu suspect en ces matières^ protestait, auprès des élus de Tours, contre l'absence de toute garnison dans une place frontière importante ^ Il ajoutait que toute autre troupe se livrerait indubitablement aux mêmes excès, si on ne lui donnait pas la faculté de prendre ses vivres sur le pays''. Enfin, il terminait son discours en priant la ville d'intervenir auprès du Roi, pour qu'il assurât, dans le présent, le paiement de la solde des gens d'armes, en attribuant à cet objet une partie des aides levées Outre- Loire, dans l'élection de Tours. Mais, fidèle à sa prudente tactique, la ville décida de ne pas s' entremettre, craignant que toute cette affaire ne tournât à sa charge.
Le ^ 5 juin, les élus se rassemblent de nouveau, pour entendre le bailli Tucé donner lecture de lettres closes, de Charles d'Anjou^', accréditant Bueil auprès de la ville. En effet, ce dernier n'avait pas pu présenter ces missives, et déjà il était reparti en grande hâte, très pressé « desoy en aler à bas", pour le fait de sa charge. » Charles d'Anjou annonçait aux élus (lu'il avait
1. D'après ses archives, Tours eut tout particulièrement à souffrir des gens d'armes (entre autres de Rodrigue), dans celle année 1435. Cependant, le Roi fit droit, autant que possible, aux plaintes de sa bonne ville.