‹ Le Jouvencel (volume 2)Chapitre 58 sur 321 · Le 19 février 1436. — Vallet de Viriv. — Basin · texte numérisé non relu

Le 19 février 1436. — Vallet de Viriv. — Basin

5. Outre Corbeil et Charenton, en amont, et Poissy et le Pont-de- Meulan en aval de Paris. — D'après Bourdigné (II, 384), Bueil et Rambouillet auraient, vers la fin de 1435 (v. st.), repris Melun sur les Anglais. Nous ignorons si ce fait est bien réel ; car Melun avait été déjà repris en 1430, grâce à un soulèvement des habitants. — Chartier, ch. 72.

6. Il y rentra le 13 avril 1436, sous la conduite du connétable et du bourguignon Villiers de l'IsIe-Adam, le même qui avait jadis enlevé cette ville au Dauphin.

7. Bueil présent au conseil. — Vallet de Vir. (Il, 349 et 377), d'après K 949, n° 26. Vallet cite Bueil, avec Chaumont, Coetivy et d'autres, parmi les conseillers habituels du Roi à cette époque. — V. aussi Charles VU et ses conseillers, par le même.

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guerre ^ Mais, outre les hostilités qui se poursuivaient dans le pays de Caux, on organisait en Normandie, à l'aide des Angevins, une puissante diversion destinée à détourner de Paris les regards des Anglais.

Au mois d'avril H36, Bueil, Lohéac et Jean de la Roche avaient déjà pénétré en nombreuse compagnie dans le Cotentin, aux environs de Granville, « faisant grant atrai de vivres et de charroy. » Les Français s'étaient emparés du château de Saint-Denis-le-Gast^ et avaient été courir devant Hambye^ et Chanteloup ''. Ils se vantaient même de se faire livrer sous peu plusieurs villes normandes, entre autres Coutances qui paraissait être leur objectif principal. Aussi, le bailli du Cotentin Hugues Spencer, son lieutenant^, ainsi que le gouverneur de la Basse - Normandie lord Scales, faisaient-ils preuve d'une grande activité, expédiant message sur message pour demander du secours au Conseil du Roi à Rouen et aux autorités de Cherbourg et de Caen. Le bailli de Caen, Richard Harrington, arrivait en toute hâte à Saint- Lô, pour y concentrer

1 . Dans les pays de France, Champagne, Brie, Beauvaisis, Normandie, Picardie et autres, sur et outre les rivières d'Yonne et de Seine. — V. Hist. généal. de la maison d'Harcourt, I, 751. — Vallet de Viriv., l. c. — Bueil présent au conseil.

2. On trouvera une rnenlion de cette expédition dans la Chron. du Mont-Saint-Michel, publiée par M. Siméon Luce {Coll. des anc. Textes français), I, p. 38. — Monstrclet (V. ch. ccxn) mentionne une entreprise contemporaine, faite par La Hire et Suintrailles sur Rouen, et qui échoua (l'i36). — Les détails qui suivent sont tirés de deux mandements du bailli anglais de Cotentin (communication de M. Lecestre), en date des 15 et 2'i mai ti36 (Arch. nat., K 64, n" 10^ et 10»). Ces pièces ont été récemment publiées, avec d'autres, par M. Luce, dans le deuxième vol. de son travail (/. c, p. 73 à 94). Les Anglais étaient avertis, dès le mois de janvier, des desseins de l'ennemi que favorisait, d'ailleurs, un soulèvement populaire, conduit par un nommé Rosdiior. Dès Pâques (8 avril), les Français occupaient S'illedieu (arr. d'Avranches). — Sainl-Denis-lc- Gast (Manche), cant. de Ganay et à lest de cette localité, sur la route d'Avranches à Sainl-Lo.

3. Hainb\e, localité voisine de Saint-Denis, au N.-O., même cant.

4. Clianicioup, cant. de Bréhal, à l'E. des précédents cl ]ilus près de Granville.

5. Robert Jezel ou Josci. Il résidait à Coutances. Le bailli était alors en séjour à Régneville, au bord de la mer (à l'O. de Coutances).

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les troupes disponibles dans la Basse-Normandie et les faire avancer à marches forcées sur Coutances. Le 42 mai, Harrington, alors à Goutances, écrit à Gaen, à John FalstafT^ , que Bueil et Lohéac sont à Granville et qu'ils fortifient leur logis, en attendant l'arrivée du duc d'Alençon 2, de Charles d'Anjou et du comte de Pardiac. Sur ces nouvelles, les Anglais se mirent en devoir de compléter les garnisons des places fortes situées au nord de Coutances^. Quelques jours après ^, ils prévenaient la ville de Saint-Lù que les Français méditaient une course de ce côté. Enfin, vers la fin de mai^, le bailli du Gotentin considérait encore la situation comme très grave et réclamait, du gouvernement anglais de Rouen , des mesures énergiques ^. Cependant, cette expédition, simple diversion aux événements de Paris, n'eut pas, pour les Anglais, toutes les conséquences qu'ils redoutaient. Ge qui est certain, c'est qu'elle était terminée au mois d'août^.

Le Roi, par lettres du 2 décembre U36, nommait Bueil capitaine de quarante-six hommes d'armes et de deux cent quatre-vingts archers^. Maigre récompense pour un homme qui avait souvent manié des centaines de lances ! On ne saurait dire que Bueil est en disgrâce * -, mais le futur comte du Maine,

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