Schiller, p. 1003 et s. — Tuetey, I
2. Après une tentative inutile sur Rhinau,^es Dauphinois s^emDarf.rPn( de Rorheim, de Niedernai, de Wangen, de Westhofen. Au ommencen en doct le Dauphin était à Chàtenois (Kestenholz), près ScheTeTadt
hi;.h.?''r"'' '" P''^ ^^^ ^''^^«^' «"»•■« Schelestadt et Ba . 1 On (it brèche en trois jours avec du gros calibre. La ville avant canitulé^ \l prince rentra à Chàtenois (il y était le 11 oct.), pour se Se ofgner '0
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De'mS, r2?;ov '^"'' ' ''''' '' ^^*^"^ '^ '' -»' ^^^ ^1- Bueil.
Gran 'es"etVLu™r"' '"' '" Bourguignons refusèrent de le recevoir à
- TriSanrfXXXn?p«7 ^'''^'^"'' "'^«««'^ '^'^ Commandeur, l. c. Tringant (XXXIII) estime a quinze le nombre des places rendues
cxxij INTRODUCTION BIOGRAPHIQUE. [1445
lilion, Jean de Bueil n'est pas nommé, preuve évidente qu'il rentra avec son mai Ire à Nancy '.
Peu après, un traité, signé à Trêves, le ^3 février U45, intervenait entre les conseillers du Roi et ceux de l'Empereur, stipulant, pour le 20 mars, Tévacuation de la malheureuse Alsace, que les Écorcheurs avaient pillée et brûlée, sans miséricorde, pendant tout l'hiver 2. Le retour de l'armée en
par le Dauphin, lorsqu'il évacua l'Alsace. Ce passage confirme l'exaclilude (les témoignages de Schiller et du Commandeur, en ce (jui concerne la répartition des troupes. D'après ce dernier, ces forces (non compris plusieurs divisions, dont l'ettectif n'est pas indiqué) se montaient à un minimum de 26,500 hommes. — D'après Schiller, on comptait 33,300 chevaux.
1. Tringant, XXXIII. — Nous trouvons le nom de Bueil mentionné dans les Voyages payés par la Chambre des œmptes de Bourgogne, durant l'occupation de Montbéliard i)ar les Écorcheurs {Extrait d'un compte de Jean de ]'isen, Tuetey, II, pièce XVII, p. 79). « A Jehanin Viart, chc- « vaucheur, le 11 ... mars ... 20 sols l. pour ... avoir été de Dijon, à «... Grey ... porter lettres ... du conseil du duc à Mons' son maré- « chai, ... louchans certaines paroles, rapportées par Salins le herault, M dictes par le sire de Bueil à rencontre de mondit seigneur le mares- « chai et pour l'advertir d'icelles et aussi du contenu des lettres de mon- (I dit seigneur le duc, etc. » — Il ne faut pas confondre ce premier voyage de Salins avec celui qu'il entreprit peu après (payement du 18 mars. — V. Tuetey, l. c.) en Alsace, pour le compte du maréchal, et dans lequel il avait pour mission de porter aux chefs des Écorcheurs, avant leur dé|)arl d'Alsace, le vidimus des lettres du Roi et du Dauphin qui leur interdisaient le passage en Bourgogne, lettres dont ils ne tinrent aucun compte, du reste. Dans la correspondance échangée à ce |)ropos, entre les autorités de la Bourgogne (Dom Plancher, hist. de Bourgogne, IV, Preuves, n" 141 et li2. Lettre du Maréchal. Rougemont, 'i avril), Bueil n'est pas nommé parmi ces chefs. Il était sans doute à Nancy, où Salins avait été envoyé, lors de son premier voyage (probablement en février). Quant aux paroles de Jean V, auxquelles il est fait allusion, elles contenaient sûrement une critique ou une menace à l'adresse du maréchal de Bourgogne (D. Plancher, t. c), dont la conduite était alors vivement incriminée par le Dau|)hin et son entourage. En efl'et, Thibaut de Neuchàlel. qui avait pris au sérieux la mission, à lui confiée, de défendre la Bourgogne contre le |iassag<' des Écorcheurs. leur avait fermé la vallée du Doubs, en aval de Montbéliard, et les suivait, en leur faisant autant de mal (|ue possible. Les lettres du Roi et du Dauphin l'y autorisaient au besoin et il agissait suivant les ordres du duc de Bourgogne. Ceci n'em|>i^chait pas Louis de se plaindre du tort l'ail à ses gens. Le maréchal en prend texte pour accuser le Roi et son (ils d'avoir rév(K|ué secrèlemenl, par lellres adressées aux Éiorchcurs, l'ordre, (|ui leur avait été donné publiiiuoniont, d avoir à res|ie(ter i:i Bourgogne- Si celle accusation parait peu fondée, en ce qui concernt; le Roi, on n'en saurait dire autant du Dauphin.
2. Tuetey, I, .32n. — Escouch\, I, eh. iv, note. — Pour les horreur-;
1445J INTRODUCTION BIOGRAPHIQUE. cx'xiij
France s'effectua en plusieurs colonnes. Une des principales, composée des garnisons du Nord^, traversa, en Alsace, le défdé du Val-de-Lièvre {-IS mars), près de Sainte-Croix-aux-Mines. Les Écorcheurs y subirent, de la part des habitants postés en embuscade, une défaite sanglante, juste punition de leurs meurtres et de leurs rapines. Une autre colonne, plus heureuse, évacuant le sud de l'Alsace (29 mars), se dirigea sur Montbéliard et traversa la Franche-Comté et la Bourgogne ^ Montbéliard n'était plus alors sous le commandement de Louis de Bueil : car Escouchy nous apprend que le Dauphin, à son départ, y laissa Joachim Rouhault, avec cinq cents hommes^. L'on sait que le séjour du Roi à Nancy dura jus({u'à la fm d'avril <44ri. Après avoir réglé l'évacuation de l'Alsace et avoir traité avec Metz ^, Charles VII partit pour Ghâlons, avec le Dauphin et la
et excès sans nombre commis par les Écorcheurs, pendant toute la durée de cette expédition, v., passirn, le remarquable travail de M. Tuetey.
1. Tuetey. — D'après la correspondance des autorités bourguignonnes (Dom Plancber, IV, Preuves, n°' l'il et 142), ils étaient, vers le commencement d'avril, en Franche-Comté, au nombre de 7,000 chevaux, entre Vesoul et Langres, vers Jussey, Jonvelle, Porl-sur-Saone et Bourbonne. Us occupèrent ensuite, plus à l'O., Percey (Haute-Marne), Lusey (?), Montsaugeon (Haute-Saône) et vinrent, dans la nuit du 10 au 11 avril, courir autour de Dijon.
2. Escouchy, I, ch. iv. — Détachement vraisemblablement tiré d'Altkirch. — Selon toute apparence, Louis de Bueil formait, avec la garnison de Montbéliard, l'escorte du Dauphin (2,000 chevaux). — La situation de Montbéliard fut réglée en juillet, à Châlons, par le Roi et la duchesse de Bourgogne. La place devait être remise, tin juillet, au comte de Saint-Pol, qui devait la tenir jusqu'en septembre et ne la rendre au comte de Wurtemberg que contre remise des scellés du Dauphin (Escouchy, 1, p. 49, note). C'est le 18 sept. 1445 seulement que l'artillerie du Dauphin quitta Montbéliard. Elle arriva le 2ô à Auxonne. Le trajet de Dijon à Troyes dura du 15 au 23 nov. — Tuetey, II, 113 et s. et 231 et s.
3. Escouchy, I, ch. m et iv. — Vallet de Vir., III, 31 et 40. — Pendant l'expédition du Dauphin, le Roi avait tenté de soumettre les trois évèchés, Metz, Tout et Verdun, qui, ainsi que Bâle, se considéraient comme villes libres impériales. L'armée, composée de 30,000 hommes, sous le commandement de Brézé, ne réussit qu'en partie et Metz ne put t\tre pris. Les évéchés et d'autres villes, parmi lesquelles Epinal, se soumirent cependant, tout en conservant leurs' privilèges (Traité du 28 février 1445). A ce propos, on reprocha à Brézé et aux autres conseillers de s'èlrc laissé corrompre par les Gros d'or des Messins, frapl)és tout exprès. Il est curieux de comparer le langage tenu à ces derniers,
(xxiv INTRODUCTION BIOGRAPHIQUE. [1445
cour < . J.a duchesse de Bourgogne vint de Bruxelles l'y trouver, pour régler les nombreux griefs qui. depuis le traité d'Arras, refroidissaient les relations de son époux avec le Roi ^. Pendant ces négociations, les joutes et les réjouissances, déjà commencées à Nancy, reprirent leur cours ^.
Les historiens se sont demandé si , dans la pensée de Charles VII et de son fils, la double expédition de ^444 devait conduire à une extension des frontières françaises vers le Rhin*. Ce débat semble reposer, en grande partie, sur un malentendu provenant du vague de l'expression Frontières du Rhin, employée par ^neas Sylvius^. En effet, la relation déjà citée, dans laquelle le commandeur d'Issenheim raconte l'entrevue du Dauphin et des ambassadeurs impériaux (2 sept.), au lendemain de la bataille de Saint- Jacques, nous montre que Louis ne prenait pas toujours la peine de dissimuler ses projets de conquête^. Ce dernier récit, très digne de foi, est en complète concordance avec le témoignage d'^Eneas Sylvius, alors secrétaire de Tempereur Frédéric IIF.
par les gens du Roi, avec le langage tout semblable, tenu aux Bâlois, par les gens du Dauphin (V. p. suiv., noie 1).
1 . Le 7 mai, d'après M. de Beaucourt (Escouchy , 1, 42), il était à Commercy et, le 3 juin à Sarry-lès-Chàlons, où il demeura jusqu'au mois d'août.
2. Après l'accord avec la France (6 juillet), on régla définitivement l'affaire de la rançon du roi René. — Escouchy, I, ch. y. — Le transport de l'artillerie du Dauphin, de Montbéliard à Troyes, par Auxonne et Dijon, fit aussi l'objet d'une convention, la Bourgogne se chargeant de roj)ération (V. p. précéd., en note).
3. A Nancy, le Roi avait jouté contre Brézé. — Escouchy (I, p. 50) nomme, parmi les plus brillants cavaliers, Louis de Bueil. t ung gentil escuier de l'ostel du Roy. »
'i. A priori, il semble assez naturel que le Roi, appelé à l'étranger, clierchiàl (juehiue conipensalion à ce que lui coûtait cette campagne, ne fût-ce que pour fermer la bouche à ses détracteurs. Parmi ces derniers, le Bourgeois de Paris (éd. Tuetey, p. 374), dans cet esprit d'o|q>osilion intraitable qui le caractérise, reproche à Charles d'avoir laissé son royaume, pour s'en aller avec le Dauphin, au dehors, gaspiller son argent et ses hommes.