‹ Le Jouvencel (volume 2)Chapitre 91 sur 321 · Ce devait (*tre vers la fin de l'été, peut-être en août · texte numérisé non relu

Ce devait (*tre vers la fin de l'été, peut-être en août

7. Razilly, en Touraine, rive gauche de la Loire, comm. de Beaumonten-Véron. — Louis comptait pour cela sur ses gentilshommes, outre trente archers et une vingtaine d'arbalétriers.

8. V., Bibl. nat., ms. fr. 20'i8G, 191, une lettre de la veuve de Nicole au roi Louis XI (1") août), indiquée dans le Catalogue dn fonds Bourre, |>ar M. Vaesen [IliOl. de t Ecole des chartes, 1885, III, p. 295). — Dans la dé|H)sili()n de Dammartin, d'après le Texte de Z>!u7o5, le Dauphin ajoute : « Quant i\ ceux de Laval, ils sont bien miens et d'autres. » On trouve, au contraire, dans le Texte du ms. 20427 : « Et quatre archers de Laval ilz sont bien miens, etc. »

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façon il s'y prendrait pour faire pénétrer ses gens, un à un, dans le château. Gomme Dammarlin cherchait à le détourner de cette entreprise, en lui remontrant sa témérité, il lui répondit qu'il ne devait point se soucier, qu'il serait récompensé et que tout marcherait bien. D'ailleurs, lui. Dauphin, serait présent en personne au moment de l'exécution : car tout le monde craignait le Roi. Il mettrait ensuite des hommes sûrs autour de son père et ferait garder Razilly par trois ou quatre cents lances. Quant au sénéchal, il savait, disait-il, que Dammartin l'aimait bien. Sur la réponse affirmative de ce dernier, il ajouta : a Aussi foys-je « et suis content qu'il gouverne comme il a acoustumé; mais « ce sera soubz moy. »

C'est à peu près à ce moment que Dammartin, qui, comme nous venons de le voir, s'était d'abord rangé du côté du Dauphin, jugea bon de passer du côté du Roi. Cette volte-face doit être attribuée à l'intervention de Jacques de Chabannes, qui avait sur son frère cadet une grande influence. Ayant appris qu'Antoine avait accepté du Dauphin une somme de dix mille écus, en échange d'une promesse d'aveugle obéissance, Jacques lui remontra combien sa conduite était dangereuse, pour lui et les siens, et le détermina à rendre à Louis l'argent reçu *.

Ce qui est certain, c'est que le Dauphin se refroidit brusquement à l'égard de Chabannes, comme s'il le soupçonnait d'avoir tout raconté au Roi ^. Dammartin remarqua aussi que le Dauphin, Chastillon, les deux Bueil ^ et Jean de Daillon tenaient de nombreux conciliabules qui cessaient brusquement à son arrivée. Un jour même, Louis de Bueil et Daillon le plaisantèrent

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