‹ Le Jouvencel (volume 2)Chapitre 97 sur 321 · V. la note I, niénie page · texte numérisé non relu

V. la note I, niénie page

5. Ms. fr. G9GG (Coiiie de Legrand), p. 14. Troisième compte de Nicolas Erlant, trésorier du Dauphin. — Maître Jean Botu, secrétaire du Dauphin, va de Romans à Paris, pour le procès pendant en Parlement, à cause du Daupiiiné d'Auvergne, des comtés de Clermont et de Sancerre et de la baronnie de Mercieur (février 1449, v. st.).

1446] INTRODUCTION BIOGRAPHIQUE. cxlvij

contraire. Pour lui, comme pour le gros public, c'est Brézé et sa bande que l'on vise^ Le Roi même, las de son ministre, est du complot, et Bueil, tout en conspirant, est plus en faveur que jamais ^.

L'historien a quelque peine à démêler complètement les fils embrouillés de ces intrigues^, qui lui offrent des faits en apparence contradictoires et se déroulent, au grand jour, pendant des mois, sans que personne semble en prendre souci''. Il paraît cependant hors de doute que, dans la pensée du Dauphin, la conspiration était dirigée contre la personne du chef de l'État^. Ce que voulait l'ambitieux héritier de Charles VII, c'était la direction des affaires et une part dans le pouvoir royal, plutôt que le renversement d'un ministre, quelque influent qu'il pût être d'ailleurs. Croyant trouver dans son ancien lieutenant, Dammartin, un complice dévoué, il lui avait dévoilé ses véritables intentions; mais il n'avait, sans doute, pas jugé nécessaire de les indiquer à tous ses comparses, qui en voulaient à Brézé bien plus qu'au Roi. Louis se réservait, une fois le moment de l'exécution arrivé, de prendre les mesures nécessaires et peut-être de porter la main sur son père et sur son souverain. En tous cas, même en admettant que Bueil et d'autres eussent connaissance de ces projets, de pareilles confidences n'étaient point faites pour les oreilles des Galchaut, auxquels on laissait croire que Brézé seul était en cause.

'Quant à ce dernier, au premier abord, on serait presque tenté de se demander s'il ne ménage pas l'ennemi. Ne se propose-t-il

1. V. p. Just., au 18 ocl. 1446, diverses dépositions. On disait partout que Bueil, Daillon et Chàtillon devaient renverser le Sénéchal.

2. Quant à Benoist {Dép., 11), interrogé sur le but de l'entreprise, il répond à dessein dune façon très vague. Il ne connaît pas, dit-il, exactement ce but, mais il le devine. Il ne croit pas non plus que l'on aille jusqu'aux voies de fait, bien qu'il ne puisse rien affirmer à cet égard.

3. Celte difficulté résulte, en partie, de ce que les contemporains .semblent avoir voulu faire silence sur ce point.

4. La déposition de Dammartin, faite le 27 sept., ne fut point tenue secrète. C'est ainsi que Galchaut en a connaissance {L c, 10), quelque temps avant l'interrogatoire de Benoist (27 oct.).

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