Et la dernière lance d'être courue
cUi INTRODUCTION BIOORAPHIQUI. [tU7
la lance de Gbâlons, touchant rairèt de la lanee de sod adtersaire, défonça son armure et se brisa en lui traversant le eorpi de part to part ^ Louis de Bueil expira entre six et sept beorai» lemAmesoir*.
Le lendemain, 6 février, le corps Ait porté à la catbédrde di
1. An-dessoDS du bnift, d'après Esooochy. Lm précédente fowtei aTâient endommagé l'armure à cet endroit où il manquait oa rm<HMl ou goutaet. Il est fait, dans le Jouveneei {!• part., ch. zxi), une aUwiM à cet accident, alors très fréquent, la plupart des coups de lance frapper cette partie, en glissant sur l'armure. — Bien qu'il ne ioit pan mention des conditions du combat, il est probable, d'après ses réMlUla» qu'il aTait lieu à fer émoulu (aiguisé) et non à armes comrîoéBm. Ces sortes de Joutes, malgré leurs suites sanglantes, rentraient encore dans 11 catégorie des Armes de plaisance ou des Tournois. Klles doiTcat éU% soigneusement distinguées du Ùud judiciaire ou Appel en ps§e 4$ bataille, qui, minutieusement réglé par les ordonnances des rota, ne pon* Tait aToîr lieu que sur la permission du souTerain, dans det cas de fk ou de mort et lorsque toute preuTe juridique faisait défaut An contraire, les joutes, dans lesquelles on ne courait qu'un certain nombre de lanoas, n'étaient généralement motifées par aucun différend grare, mais la plapart du temps par le seul désir de faire armes. Ainsi, nous voyons le JouTencet (2* part., ch. xxi) accorder à deux gentilshommes la pcrmi»sion de faire armes, sans qu'aucun grief sérieux soit allégué. Le Joamarel n'agit ainsi que pour complaire aux dames et damoiselles et sont la pn^ssion de la mode. Toutefois, il a soin de déclarer que c'eti c ckaat défendue et vaine et sans utilité i d'exposer ainsi sa vie et son bonncnr. Bien que ce combat soit éTidemment de même nature qne la jonla on périt Louis de Bueil, il y a lieu de remarquer qu'il est quallSé» dans la sommaire du chap., de combat en champ cloSy expression qai, dans an sens restreint, parait plutôt destinée à caractériser les duelî Jndidalrai que les tournois. Mais ce terme doit être, sans doate, pris ki daaa l'acception tout à fait générale de combat dans une enceinte ferw»é€f par opposition A la rase campagne. — On trouvera aussi dans le /onv. (1. c.) la description d'un duel judiciaire, ainsi que le texte des Ordonnaneas de Philippe le Bel, sur ce dernier point (3* partie, ch. m). ~ V. la Çhê' saire de Ducange aux mots Duelium, Pugna, Campus, Facium et Tm^ neamentum, — Wulson de la Colombiére, Thérltre d^honneur éi éê €Ar> Valérie (Paris, 1648), I, préface et p. 35, 2.V2 et 265; II, préface et p. 71. — Mémoires d'Ol. de la Marche, éd. Beaune et d'Arbaumoat, II, p. fS et 402. — Viollet le Duc, Dtct. du mobilier, au mot Tournois.
2. Laiiibn>n ri*pro<-he au itoi, non .sans quelque apparence 4a d'aToir fait continuer te ci>mbat. Toutefois, il paraît bien délirai de cher ainsi des questions de |)oint d'honneur, vieilles de plus de qnaiffa siècles. Il faut remarquer aussi qu'Ksrouchy 'I, 109) donne nne loni aatfV version. IVaprés lui, re serait Louis de Bueîl lui-même qoi aarail hnà la main au Roi, en demandant c que les armes accordées entre cm paracomplies. i
1447] INTRODUCTION BIOGRAPHIQUE. clUJ
Tours, où Tun des ambassadeurs d'Angleterre officia ^ . Puis, à la lueur des torches ', les assistants accompagnèrent la dépouille, posée sur un chariot, jusqu'au bourg de Bueil, où Louis ftit enseveli dans la collégiale fondée par ses ancêtres 3. Le Roi, les seigneurs et les dames se montrèrent désolés de la triste fin de ce brillant écuyer^. Châlons, lui-même, profondément afïligé, prit part aux obsèques et Charles VII, loin de lui montrer aucun déplaisir, le combla de présents^ et te renvoya avec un saufconduit en Angleterre.
1. c Le premier seal d'Angleterre. » Il s'appelait maître Adam Moleyns et était doyen de Téglise de Salisbary et protonotaire dn saint-siège. L'antre ambassadeur se nommait Dondellay ou Dudley. Tous deux étaient chargés de négocier une troisième prolongation des trêves (Lambron, I. c, p. 293 et 329), qui fut conclue à Tours, le 22 février. Elle devait durer jusqu^au 1'*' janvier 1448. — Escoucby, III, 114.