c.-à-d. cette chose
2. y. Guichenon, Hist. de Bresse, Preuves, p. 28, l'acte du 6 août 1454 déjà cité. — En effet, Tojant ses Etats envahis par le Dauphin, Loalt s'était décidé à recourir au Roi et à lui envoyer eo même temps pleiai pouvoirs pour régler le sort des bannis (Chambéry, 11 juillet). Dana la pièce du G août, reproduite |>ar Guichenon, le Roi ordonne que la aentence de condamnation soit annulée et les bannis remis en poueaaioB de leurs biens et indemnisés. Cette décision fut ratifiée par le duc, le 23 août (Annecy). Enfin, par lettres patentes du 30 sept. 1454 (Annecy), le duc rétablit dans leurs biens les condamnés. Ces deux dernières pièces se trouvent dans Costa, Familtes hist. de Savoie, p. 106 et s.
3. V. Dép, de Jean de Bueil, de Jean Tudert et d'Olivier Barbier. Baeil reçut cette pièce, par l'entremise de Jacques de Chabannes alors à Modlins. Ceci se passait en 1453, antérieurement au 20 oct., date de la mort de Jacques, et, sans doute, aussi avant la deuxième campagne de GuieiiBe, à laquelle tous deux prirent part (juin 1453).
4. V., P. Just., la Dép. du cardinal d'EstouteviUe, du 13 déc. 1454.
5. 13 déc., à Mehun-sur-Yèvre, en présence du chancelier, de l'éféqM de Coutances et de Pierre d'Oriolc, général des finances. — V. la Dép. du cardinal, P. Just. — Le duc venait d'envoyer une ambassade «a Roi, |M>ur se plaindre des réclamations dirigées contre lui par Baeil et les héritiers de Chabannes et de Yillequier.
1452] INTRODUCTION BIOGRAPHIQUE. czcj
le silence le plus prudent. Il avait oublié, disait-il, les fiiits, qui remontaient à plus de deux ans. D'ailleurs, le cas touchait au duc de Savoie et à d'autres grands seigneurs. Aussi demandait-il à y réfléchir mûrement, promettant qu'il en parlerait, à son retour, mais au Roi seul et non à d'autres.
Malgré le silence d'Ëstouteville, nous en savons assez pour pouvoir dire que Bueil et ses collègues étaient innocents ou, plutôt, qu'ils n'étaient pas coupables. En effet, si, dans l'enquête, tout le monde est d'accord pour constater les engagements pécuniaires pris par le duc à Tégard des inculpés, on remarquera aussi que tous les témoignages parvenus jusqu^à nous concordent pour infirmer la version du duc Louis, d'après laquelle Bueil et Chabannes auraient formulé eux-mêmes leurs exigences. Sans parler de la déposition de Jean de Bueil, celles de Jean Tudert, de Jean Valeran le serviteur du cardinal, d'Olivier Barbier le serviteur do Chabannes, et celle de Boniface de Valpergue *, nous montrent, au contraire, le duc prenant l'initiative des promesses et priant les triumvirs de lui concilier les bonnes grâces du Roi.
On pourrait objecter que ces témoignages sont ceux de Français mal disposés pour le duc, ou de gens plus ou moins dépendants du très puissant Jean de Bueil, et interrogés en France, tandis qu'une tout autre opinion paraît régner à la cour de Savoie. A cela, on peut répondre que les personnages appelés à déposer dans l'enquête sont tous des témoins oculaires des faits et que leurs dépositions sont en parfait accord. Quant à l'opinion régnant dans l'entourage du duc, il faut remarquer qu'elle n'était point formulée comme une affirmation, mais sous une forme dubitative et comme un écho des propos tenus par le duc lui-même^.
1. Bonifacc était an sujet da doc de Savoie. Il était, il est vrai, aa service de France, comme on peut le voir par sa Déposition (P. Just). Deux autres dépositions, celles d 'A raancy et de Jacques de Beuil, sont surtout relatives à un autre |»oint de Tenquéte. — V. plus bas, ch. xii, après la deuxième expédition de Guienne.