V. les DéposUions et en particulier celle de Jean TnderL
cxcij INTRODUCTION BÏ06RÀPIIIQUB. 11452
Or, ce dernier était, comme on sait, un prince fiuble et versatile, sans cesse en butte aux cabales d'une cour intrigante. En accusant Bueil et Ghabannes, Louis n'avait d^autre but que de se soustraire à des engagements pécuniaires, pris spontanément sous Tempire de la peur^ comme il cherchait aussi à éluder les engagements pris envers le Roi. Gomment croire, d'ailleurs, à la parole d'un homme qui disait cyniquement à Tenvojé chargé de réclamer l'exécution du traité : « Vous sa?ez bien que les princes ne doivent pas tenir leurs promesses * 7 > Bueil et Ghabannes n^étaient donc point, selon nous, coupables d'avoir extorqué de l'argent au duc de Savoie.
L'étaient-ils davantage, d'après les idées du temps, pour avoir accepté des gratifications d'un souverain qui traitait alors avec leur maître? Vallet de Yiriville remarque très justement, à ce propos, qu'au moyen âge, lorsqu'un prince avait affaire à des envoyés étrangers, il était d'usage qu'il les gratifiât de quelque présent. Gette habitude n'avait rien de secret, et r<m ne voyait, dans ce fait, qu'une marque de la courtoisie et de la générosité des contractants^. Il suffit, en efibt, de rappeler la conduite de Brézé vis-à-vis des Messins pour être certain que ces questions d'argent n^étaient pas comprises alors comme aujourd'hui^. A cet égard, la présence du notaire et de nom-