‹ Le Jouvencel (volume 3)Chapitre 135 sur 316 · Chartier. — Escouchy. — Tringant · texte numérisé non relu

Chartier. — Escouchy. — Tringant

6. D'après une lettre d'Angouléme (v. plus bas), TAlbot avait aTec loi 7,000 hommes; 8 à 10,000, d'après Escouchy ; d'après CharUer, 1,000 caTaliers et 4 à 5,000 hommes de pied. D'après Basin, ces troupes, eo partie composées de Bordelais, se montaient à 10,000 hommes. Enfin, d'après le Jouvencel (2« partie, ch. xvii), les Anglais étaient beaucoup plus nombreux que les Français.

7. V. Chartier et Basin. — Cette date est confirmée dans une lettre écrite par un habitant d'Angouléme, le 19 juillet. D'après ce document, le Roi apprit la nouvelle de la bataille à la Rochefoucauld, où il fit chanter ■■ Te Deum, Une heure après, on en avait connaissance à Angonléme. L'an* leur de la lettre affirme avoir vu un témoin oculaire et des lettrée de Onl

ce INTRODUCTION. BIOGRAPHIQUB. [1453

Talbol lui répondil rudement et le gourmanda sur sa lâcheté. Puis il fit mettre pied à terre à ses cavaliers et marcher, enseignes déployées, à Tassant du retranchements Evringham s'avança, par son ordre, et vint planter sa bannière contre la porte du camp. Il se tint là, dans une héroïque immobilité, entourant de son bras la hampe de son drapeau et le poteau de la barrière, jusqu'au moment où il reçut la mort et où l'étendard de Saint- Georges roula dans le fossé ^. A son exemple, les Anglais se ruèrent à Tassant. Le combat corps à corps dura plus d'une heure. Mais les Français, protégés par leurs retranchements et leur artillerie, qui tirait à bout portant, résistèrent avec succès*. D'après Tringant, Bueil, comme commandant en chef ^^ avait lui-même distribué les postes de combat et placé Rouhault, Soé* peaux et Sorbier ' à cette fameuse barrière colisse, qui servait de porte au camp et sur laquelle se concentra Teffort des Anglais. D'après la Chronique Martinienne, au contraire, ce serait Jacques de Chabannes qui aurait dicté les dispositions de défense. A la fin, les Bretons ^, qui n'avaient pas encore donné, conduits par les sires de la Hunaudaye et de Montauban, remplacèrent les défenseurs de la barrière, complètement épuisés ^.

1. Talbot, lui-même, resta seul à cheval sur sa petite haqaeaée blanche, son Âge ne lui permettant plus de descendre, une fois en selle. — Quelques-unes des huit bannières anglaises étaient chargées d'inscriptions injurieuses. — Chartier, lil, 260. — Chron. MarU — Basin.

2. Basin. — Escouchy. — L'étendard fut pris par un chevalier breton, Olivier GifTart. — Lettre d'Àngoulê me.

3. L'artillerie était dirigée par le canonnier Girault, qui avait fait ses débuts au siège de Gaen et que l'on retrouve construisant un pont sur la Seine jiour le compte des Princes, dans la guerre du Bien public (Cominos, liv. I, ch. ix). Ghaque coup enlevait cinq ou six Anglais. — L^ire d'Angoulème.

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