‹ Le Jouvencel (volume 3)Chapitre 139 sur 316 · y. plus bas, p. ccv, note · texte numérisé non relu

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5. Rosier des Guerres^ ms. fr. 442. — Chartier. — Berry. ^ Le total des lances des deux armées françaises, qui était, au début de la campagne, de 1,400 environ, s'élevait alors à 2,500. Le Roi avait donc presque doublé le nombre de ses quinze compagnies d'ordonnance.

6. Sur la rive droite de la Gironde, à 10 kilom. en aval de Bordeaoï.

7. D'après Tabbé O'Reilly (/. c, p. 62), elle fut c^nstmite dans la commune de Parempuyre, au lieu dit le Camp de César.

8. Escouchy. — Berry. — Tringant. — Rosier des Guerres, /. c, P 178 ▼•. — Bueil, qui prit part à toute la campagne, ne put se chaîner d'amener cette escadre, comme le dit Vallet de Vir. (III, p. 237).

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comptait des vaisseaux de Normandie, de Poitou, de Bretagne, d'Espagne * et quinze grands navires venus de Hollande et de Zélande^. De leur côté, les Anglais avaient dégréé leur flotte, pour en foire une sorte de batterie flottante qui barrait la rivière*.

Sur ces entrefoites, le Roi, parti d'Angouléme, dans ladeuxième moitié de juillet, avec de nombreux renforts^, était venu à Liboume et, après avoir pris Fronsac, avait gagné Montferrand et Lormont. De là, il allait et venait, visitant alternativement ses deux armées et surveillant les opérations sans les diriger luimême^. Au commencement d'octobre, le Médoc étant reconquis, Charles donna l'ordre au comte de Glermont de venir camper devant Bordeaux*. La ville se trouva alors complètement investie par terre et par mer.

Nous avons vu que Jean de Bueil dirigeait la partie maritime des opérations à Lormont. Mais, d'après Tringant^, son

1. Clémeot, Jacques Cœur, H, 423, Aides ordonnés en Saintonge pour la guerre (1454-1455). a A plusieurs maistres de naTires d'Espaigne, f sur 9,000 livres, à quoy le Roy a composé avecques eulx..., 1,000... >

2. M. de Beaucourt cite un passage de Michelet, d'après lequel Escouchy (II, 72) aurait tort d'attribuer renvoi de ces quinze vaisseaux au duc de Bourgogne (alors mai disposé pour le Roi), plut6t qu^à ses sujets hollandais. En effet, Tringant, en indiquant leur provenance, ne parle pas du duc. — D'après Escouchy (II, 79), la flotte aurait quitté la Rochelle le 8 octobre (jour de la capitulation de Bordeaux), ce qui est une erreur manifeste (v. la note plus bas).

3. Escouchy. — D'après Chartier (ch. 264), la construction de ces deux bastilles opposées remontait au 1'^ août.

4. D'après Chartier, le Roi aurait quitté Angoulème le 17 juillet, jour de la bataille de Castillon, ce qui n'est pas possible, puisque nous avons vu qu'il ne reçut la nouvelle de la victoire à la Rochefoucauld que le 18 ou le 19 (Lettre d'Angouléme). Charles était accompagné des comtes d'Angouléme, du Maine, de Ncvers, de Castres, de Vendôme, etc. (Chartier). Son armée comptait un millier de lances environ, dont les trois quarts renforcèrent Tarmée de Lormont.

5. Il assistait (fin de juillet) à la prise de la rille de Cadillac. — Chartier, ch. 263. — Berry, p. 471. — Le Jouvencel nous dit (!'• partie, ch. m) que le Roi vint à Lormont et se monli'a partout, encourageant son monde par sa présence. — D'après Tringant, il aurait passé une bonne partie du temps du siège à Libourne.

6. Après la prise de Blanquefort — Escouchy ; Berry ; Chartier. 7.22 XXXlVetXXXV.

ccvj INTRODUCTION BIOGBAPHIQUX. \i&

rôle aurait été plus considérable encore. Chef derarméedeGutillon, il aurait été nommé lieutenant du Roi par mer et pv terre sur la rive droite de la Gironde. Au premier abord, mbI paraît être en contradiction avec le dire d'Escouchy * , d'aprti lequel le comte de Glermont aurait conduit toutes les opératioos sur terre ferme. Nous n'avons cependant aucune raison de dMter de Texactitude de Tringant'. En effet, Glermont, qid était venu, à la dernière heure, compléter Tinvestissement de Bor* deaux', n'aurait pu diriger, outre la campagne du Médoc, Pae* Uon entreprise sur la rive droite de la Garonne. Il est done infiniment probable que la division établie au début, dans k commandement des armées opérant sur Tune et l'autre rive, fut maintenue, jusqu'à la fin, sous la surveillance du Roi^.

On peut remarquer, à ce propos, chez plusieurs chroniqoeim contemporains, et notamment chez Ghartier, comme une aorte de parti pris d'ignorer les services rendus par Bueil pendant toute la durée de cette campagne'. Tringant fkit observer, au

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