Escouchy, II
2. Ses allégations sont confirmées par ce fait que ce fot Badl qui signa, avec le chef anglais Camois, la capitalaUon de Bordeaox. — V. plus bas.
3. Plus de deux mois après rarrlTée de Tarroée de l'Est à Lomont, soit au commencement d'octobre, d'après Escouchy. Or, la capItntetloB de Bordeaux eut lieu le 8 du même mois.
4. Basin (1. Y, ch. yi) dit, en effet, que le Roi avait retenu le eemuMiBdement sapérieur à cause de la connaissance des lieux par lui aeqsiM dans l'expédition de TarUs. A c« motif, l'on peut ajouter le désir de préTenir les riraiités de ses capitaines. — Quant aux antres aerriees de l'armée, les frères Bureau avaient la charge de l'artillerie, des fortiiet- Uons et des vivres. TrisUn l'Hermite, prévôt des maréchaux, dirisetil la justice. — CharUer, ch. 264. — D'après Tringant, la hante sitaatioB de Bucil est symbolisée, dans le Jouvencdj par le mariage do héros do roman, devenu régent du royaume, avec la fille du roi Amidas. Oa y tnmve aussi des allusions à la flotte de Lormont. D'autres passages de ce morceau se rapportent, comme nous l'avons vu, à rexpédltion de 1444. — Jouv., 2- partie, ch. xxy et xxvi : 3* partie, ch. lu.
5. En effet, Bucil est A peine nommé par Ghartier, à propos de Lomoat Au contraire, sans parler de Tringant, Berry (p. 472), le Rotierdm Gmenm (/. c.) et les VigUles de Charles VII (2 vol.; Paris, 1724, p. 143 et 155} le nomment, avec Lohéac, parmi les plus méritants. —Quant à laCJkrwi. Martin., son récit confirme aussi, indirectement, l'importanee dn rélt de Bucil.
lfô3J INTBODUCnON BIOGRAPHIQUE. ocTij
début de son ouvrage^ que la plupart des hauts fiuts inscrits dans le Jouvencel ont été accomplis par son maître, tandis que d^antres s'en sont donné gloire. Dans le cas présent, rien d'étonnant à ce que la querelle qui s'était élevée, après Gastillon, entre l'amiral et le grand maître, ait laissé quelques traces dans les récits du temps. Soit partialité pour les Gha* l)annes, soit gêne pour formuler un jugement sur un point délicat, les historiens ont passé sous silence les exploits de Jean deBueil^.
Au milieu même du siège de Bordeaux, ce dernier, mandé par le Roi, dut se rendre, en toute hâte, de Lormont à Liboume, pour rendre compte de sa conduite^. Il est probable que cette nouvelle aflRsdre n'était pas en rapport direct avec la querelle de Gastillon. En effet, Jacques de Ghabannes venait de mourir, et le différend devait entrer dans une phase moins aiguë *, Il s^agissait, en réalité, d'accusations plus graves qui touchaient à la fidélité de Bueil envers le souverain, et qui ébranlèrent un instant la haute situation de l'amiral. Profondément blessé de la défiance qu'on lui montrait, Bueil supplia son maître de le décharger de sa lieutenance et de nommer à sa place quelque homme de bien pour recevoir les serments des capitaines et soldats de Lormont. « Adonc congnut le t Roy, dit Tringant, qu'il n'estoit rien desdits rapportz; et en ( fut très content, en donnant plus de puissance que devant à t mondit maistre le JouvenceP. » Ainsi que nous le verrons,