Tringant, XI
3. Le Rohier des Guerres (Bibl. nat., ms. fs. 442, fol. 153), tout en étant plus affirmatif que Tringant sur la mission divine de Jeanne, igo^te : c Et pour veoir son fait, on luy baiUa gens et chevaulx pour la oonduire. •
4. Ambroise de Loré, baron d'Ivry, 1396-1446. Loré est à quinze kil. de Domfront (Orne). V., plus loin, ch. m. — Loré, Bueil et le sire de Briolay (Anjou), sont nommés par Bourdigné (II, 157), comme les principaux compagnons de la Pucelle.
5. Sans parler de quelques autres, plus haut placés, comme Dunois et le duc d'Alençon. D'après les dernières recherches de M. S. Luce (Jeanne d'Arc à Domremy; Revue des Deux-Mondes du !•' mai 1885), René d'Anjou aurait eu, avec Baudricourt, une grande part dans la mise à exécution du 'dessein de la Pucelle. Rien d'étonnant, dès lors, à ce que Ton trouve plusieurs Angevins parmi les compagnons de Jeanne. Il est du reste certain, ainsi que le dit VioUet le Duc {DicL du Mobilier, VI, 389), que la plupart de ces derniers furent surtout séduits par la puissance de volonté de la Pucelle, qui exerça sur les lenteurs de l'art militaire féodal la plus heureux influence. Mais, avant de connaître Jeanne et de l'avoir essayée, il semble que la confiance n'existait pas.
1429] INTRODUCTION BIOGRAPHIQUE. xxv
L'expérieDce réussit bien mieux que n^auraîent pu le croire ses promoteurs eux-mêmes, et les succès de Jeaime, recomius ooimne une manifestation de la grâce divine ^ rejaillirent sur la renommée de ses compagnons.
Quicherat' a indiqué, de main de maître, l'opposition qui existait entre les patriotes, soutiens de la Pucelle dans son rôle glorieux, et le ministre tout-puissant et égoïste qui cherchait à entraver les projets de Jeanne. La Trémoille et ses créatures écartaient de Charles VU tous ceux qui pouvaient leur porter ombrage. Le connétable de Richemont, les princes du sang, Ja gloire naissante de Jeanne d'Arc, les partisans de TOuest furértt tour à tour Tobjet de cette basse jalousie qui maintenait autour du roi une atmosphère de défiance^. Bueil, compagnon de la Pucelle, serviteur de la maison d^ Anjou et plus lard, comme tel, l'un des prindpaux artisans de la ruine de la Trémoille, entrait dès lors dans le parti de Topposition au favon.
Dans la nuit du 7 au 8 mai \ 429, les Anglais se virent contraints de lever le siège d'Orléans, en abandonnant toute leur artillerie^. Ce grand succès en amena d'autres. Jargeau, Beaugency et Meung furent repris. Puis vint la victoire de Patay ', remportée par le duc d'Alençon. Nous ne suivrons pas le Roi à Reims ni dans sa marche victorieuse*. Rappelons seulement