Tringant, XL
2. Aperçu» nouveaux sur Jeanne d'Are, chap. m. — Chron, de Cagny.
3. V. Chronique de G. Ghastellaio, /. c, il, 177 et s., le portrait de Charies VU.
4. V. Jouveneel (2* part., ch. xi et note, p. 220), la retraite du doc Baadoain derant Crathor, qui se rapporte aussi à la retraite du duc de Bedford devant Lagny. — D'après Tringant (XII), quelques imprudents Airent pris en cette occasion par les Anglais, entr'autres nn nommé Conffn (/owv., p. 214). Tringant déclare ignorer si c'était un personnage imaginaire ou réel, bien qu'il connaisse quelqu'un de ce nom. Ce passage» et d'autres analogues, montrent quelle est l'exactitude de cet auteur. — Ckron. de la Pucelle, — Ghartier, etc.
5. 18 juin 1429. La Hire et Bueil y figuraient parmi les coureurs qui ébraoièrent les Anglais avant le choc. Ces derniers furent surpris en pleine marche. — JouvencH, ch. xyu, 2* parUe. — Chartier. — Ckron, et la Pucelle.
6. V. BeMCOort, II, ch. 5. — Bueil fut ensuite fait prisonnier. Comment
xxYj IKTRODtrOTION BIOGRAPHIQUE. [1430
qu'après une tentative sur Paris (8 septembre), Charles, à qui la fortune semblait sourire, licencia son armée et revint en Touraine^ faute de vivres, comme le dit Tringant, ou, plutftt, poussé par les intrigues des ennemis de la Pucelle.
La dissolution de l'armée royale rendait Bueil à sa province. Il rejoignit aussitôt, dans le Maine, Guillaume de Brézé, qui prenait de prendre aux Anglais Château-rHermitage^ et s'y était établi avec quelques jeunes nobles, comme Pierre de Brézé, son neveu, et André d'Averton, seigneur de Belin^. Brézé et le sire di, Fromentières servaient de mentors à toute cette brillante jeunesse.
Nous avons signalé l'énergique résistance des partisans du Maine au lendemain de Vemeuil. Renforcé par les succès de 4429 et 4430, ce groupe, composé de Tourangeaux^ d'Angevins, de Monceaux et de quelques Normands, était le noyau de toutes les entreprises. Suivant la belle expression de Bourdigné', ces gentilshommes « se travailloient pour la delTence de la « couronne royalle. » C'est de Château-l'Ermitage et de Sablé^ que rayonnaient leurs bandes, peu nombreuses d^abord, mais bientôt grossies par la victoire. Peu à peu, ils reprirent tout le Maine et rendirent possible la conquête de la Normandie, cette
et où ? Peut-être au siège d'Auxerre ? Le fait est affirmé dans un passage obscur de Tringant (XIV), d'où Ton peut inférer aussi qu'il se libéra proroptement. Nous savons, en effet (le père Anselme, II, p. 939), qu'il assistait au sacre à Reims. Nous le trouvons aussi mentionné dans un Tol. d'Extraits de la Chambre des comptes, parmi les capitaines préseats à Reims et à Provins. — Bibl. nat., ms. fr. 20684 (Gaignières), p. 555 et 561. V.y p. 540 et 559, les paiements faits à la Pucelle.
1. Château-l'Hermitage, Sarthe, cant. de Pontvallain, près du Mans et à l'E. de Sablé. — Nous croyons que Tringant (XIV à XVIII) est seul à mentionner ce fait. — Au Jouvencel^ Ghâteau-rErmitage et Sablé sont représentés sous le nom collectif de Lucrator, Le commandant anglais était vraisemblablement Mathieu Gough. Il Tétait du moins en 1428 (Tringant, IX).
2. Le Belinois confine au nord à la ville du Mans, et comprend ChAteauraermitage. La seigneurie (depuis comté) de Belin appartenait à la famiUe d'Averton, dès le commencement du xiy* s. — Pesche et Tringant, l. e.