Ibid.j ch. xYi et xvii
7. Le siredeChamblay (soit Guy de FromenUères, ItUrod. hU>gr»t P- zti) insiste sur le service des espions. 11 se sert, à ce propos, du précepte fameux attribué à Louis XI : c Ung prince doit mettre la tierce partie de sa despense en espie, > mot auquel on a, suivant nous, accordé trop d'attention. Les guerres du temps, aussi bien que le texte du Jouvencel, fourmillent d'exemples d'espionnage en matière militaire. Quant à l'espionnage (>oli tique, son importance particulière résultait alors du défaut de communications et de la difUculté d'obtenir des renseignements certains. Ceci était vrai surtout de l'étranger, où les gouvernements n'entretenaient point encore de représentation permanente. En tenant le propos cité, Louis XI, bien loin de rien inventer, ne faisait guère que formuler les pratiques du temps.
S. Jowo.y 2" partie, ch. xvui.
eexciT INTRODUGHON UTTÉRAIU.
Las chapitres xiz et xx sont consacrés au détail d'une expédition contre le duc Baudoin^ qui finit par refouler le JouTened jusque dans Gratbor. Ce récit est entremêlé de longues réflexions et décisions de ce dernier, en matière de jurisprudence militaire, questions délicates, constamment débattues dans notn roman. Ce n'était pas, en effet, une des moindres diCDcuUés dn rôle de capitaine que de les trancher conformément à la coutume. Continuant son rôle de juge, le Jouvenoel préside ensuite à une joute en champ clos, suivie d'un duel judiciaire^ Si tes tournois étaient alors fréquents, rintervention du pouYoir rpjal avait rendu les duels très rares. Preuve en est le soin avw lequel Fauteur décrit et explique le sens de chaque détail, comme s'il parlait à des gens fort ignorants du sujet qu'il traite.
Mais le duc Baudoin est entré dans la province du JonvenceP et ce dernier est complètement battu ^. U prend sa revanebe par la prise d'EscaUon, succès qui décide le Roi à entrer en campagne. Ce dernier arrive avec son artillerie, s'empare de la capitale' et force Baudoin à se retirer*.
L'ennemi étant expulsé du royaume, le Roi est fort en peine de ses gens d'armes, qu'il voudrait entretenir, tout en débarrassant le pays de leur présence. Après délibération du Conseil, on décide de les envoyer, par mer, secourir le roi Amydas contre ses sigats révoltés^. Le Jouvencel, qui, commandant l'expédition, doit, en récompense, épouser la fllle de ce roi',
1. V., Jntrod. biogr.j p. Ixxxij, l'expédition de LonTîen {fIranek&oilUi» Le d%ic Baudoin et le duc d'Ath représentent les lieatenants du roi d'Angleterre. Ici, il s'agit de Talbot
2. 2" partie, ch. zxi, et Inirod, hiogr., ch. ix, notamment p. chlj , note t.