‹ Le Jouvencel (volume 3)Chapitre 197 sur 316 · Tringant, C · texte numérisé non relu

Tringant, C

5. Le lier de la Motte (paroisse de Fiée, près Châteaa-4a-liOir« Saitte! était encore possédé par la famille à la fin da xtu* sièck.

INTRODUCTION UTTÉRAIRE. eccT

d'une ftmille eonnue. A la fin de 4 427, il prend part au siège du Lude comme capitaine des gens d^armes de Beaufort^ C'est probablement lui qui, comme maître d'hôtel du Dauphin, est présent, en 4445, aux conférences de Reims et à Ghâlons'. Le 40 janvier 4455, il assiste au Conseil du roi René, comme maître d'h6tel de ce prince', et, le 29 janvier 4457, au contrat de mariage de Bueil avec Martine Turpin^. Enfin, le 25 octobre 4465, il figure parmi les vassaux de Jean de Bueil, dans l'aveu fait par ce dernier, au comte de Vendôme, pour la seigneurie de Saint-Calais'. Jean Tibergeau était, suivant toute apparence, déjà mort le 4 juillet 4476 : car, à cette date, Guillaume Tibergeau, qui est probablement son fils, conclut, comme procureur de Jean de Bueil, un accord avec l'abbé de Saint- Calais. Un autre Jean Tibergeau, qui parait être le fils ou le neveu de Fauteur du Jouvencel^ sert comme homme d'armes, à la fin de 4428, dans la compagnie de Bueil *.

Çêau, ou TMberffeau, aTaient de nombreuses attaches à Salnt-Caiais, où ils étaient très connus. Ils portaient d*or à quatre fasces de (fueuleSt lei deux premières ondéet, Guillot de Tibergeaa fait hommage pour la Villa tte, en 1394. — Le grand-onde de Jean (qui se nommait aussi Jean) était abbé de Saint-Calais et mourut en 1415. — Nous trouvons on Tibergeau parmi les curés de Bueil. — M. Mégret-Ducoudray {l, c.) dte les vers suivants attribués à un Tibergeau :

a Longtemps ay combattu, mon corps ne vivra guère.

Tost sonnerez pour moy doches du monastère.

Quand elles sonneront, bonnes gens à genoux.

Priez pour moy, bonnes gens, priez tous,

Pour que Dieu fasse paix à l'ame de mon père,

Pour les sires de Bueil, occis à la grant guerre.

En bataillant pour la France et pour vous, t Quel qu'en soit d'ailleurs l'auteur, ces vers montrent que le talent littéraire était héréditaire chez les Tibergeau. — Cauvin, Armoriai du Maine {Annuaire de la Sarthe de 1840). — Lettre de M. Mégret-Ducoudray à M. Hucher, BuUet, de la Soc, archéol. de Touraine, 1875, p. 228 et ss. — Pesche, art. Saint-Calais. — Uucher, Monum. funér* de la famille de Bueil, — BusseroUe, JDict.

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