Var. : f demeurèrent, i A
38 LE JOUVENGEL.
la place atout leur proye ; puis soupperent ensemble et firent grant chière.
Et, souppant avec eulx, je leur demanday la cause pourquoy ilz estoient saillis en telle manière à recevoir leurs gens ; et ilz me respondirent que c'estoit une des subtillitez de guerre. Car la plus périlleuse heure du jour est à l'entrée de la portée
Après, entre les autres choses, ainsi qu*on devisoit, je ouys le cappitaine qui dist : c Yraiement nostre c Jouvencel a fait merveilles et, s'il vit gucres longuec ment, il sera bon honmie^. Je croy que j*ay bien c employé ma cuirasse et ne la plains pas. > — c Ha ! c cappitaine , dirent les compaignons , nous vous en c mercions pour lui. Et, puisque Jouvencel l'avez c nommé, desormaiz n'aura autre nom. >
Ainsi passa le soir. Et fut dit et recité au Jouvefkicel que le cappitaine estoit bien content de lui et qu'il auroit si bonne part au butin qu'il en devroit estre content^, et lui donneroit ung cheval pour porter son paige ; car il l'a voit bien desservi. Dequoy le Jouvencel mercia grandement le cappitaine et les autres.
Et toutes ces choses advisay, regarday et retins, et dès lors proposay les rédiger par escript pour demonstrer exemple aux autres*.