‹ Le Jouvencel (volume 3)Chapitre 248 sur 316 · Aristote, Ilepi Ycveaecoç xot fftopoç · texte numérisé non relu

Aristote, Ilepi Ycveaecoç xot fftopoç

î/i.s-nicî-oci. Mils, k r^lr et rccv.îrD<r «y et luteniy H i^OiT cii^rz^ ri hixtor.Zi: «xr zscJLtmie. est requise prafit ct>ri::'^foiîàaij:* r:t .ir!:yr:tjF:<i ôr ms«>Q. Car. pour f^rf^itK-rrjtfit iOuveraer. ûulî «xçriOtître la chose dooi on a If: i'o<jvr:iT.-^n>erit. el U liat'ire 'ri-relle. îoit be^le rMJ [K^mrrKi. Prwir o: e>t-il qiK W ci:>rteau- apivs qu'il a [itjllulk- et «juv Irs petiï cort'Lni sool oei. voyaDt rjij'il/ ne soût {ia> ^emblableâ a lui car ilz ne sont [w'ï *:îif.fjv*rs p:v»,->tu5 de leuTs penij« ne n'oot nulle couli'.'ijr noinL- comme lu\ : . doublant qu'ilz œ soieol procédez d'autrt: oy^eau que de soy, les délaisse et ha[j;jrjdonne juvjues au huitiesme jour et n'ont autre sulitentaciori ou nourriture que de Tair. Mais, après qu'il/ Nont emplumez et il les con^ooist estre ses semhlahlcs, il les nourrist et devient curieux de leur gouvernement [)lus que nul autre oyseau. Pareillement c:elliii qui a la charge et admini>tracion de gens ou de lif!stes. doit savoir et apprendre leur condidon avant que s^iv en entremettre. Et ccste chose ne puet mieulx estre esprouvée c{ue par estre premièrement en Testât particulier et en comniunicacion ou en oompaignie des moindres ou esj^'aulx à soy. Pour ceste cause voit-on communément les gens de bas et de petit estât, quant il/ ont grant sens naturel et hault entendement, venir a lx>nne [)ert'ection. Car, s'il/ sont saiges eo communicant et conversant avec leurs semblables et avec autres ^ens, il/ pevent apprendre et congnoistre leur condirion ; <*( pour ce viennent à la oongnoissaooe dn };ou vernement (Tautniy, et ainsi sont prins et esleui pour estre par dessus les auti*es. En ceste matière faisoienl anciennement les Rommains et constituoient les gouverneurs et administrateiurs de la chose publîoqw

LE JOUYENGEL. 59

selon la mutacion des trois estaz^. Aidsi le font encores oeulx de Florence, de Jennes et d'autres marches de Lombardie. En ce mesmes , nous voyons en France que souventeffois les serviteurs, pour avoir chaîne et administracion soubz la main de leurs maistres, parviennent en grans estas. Et aussi entre les bons hommes d'armes et gens congnoissans la guerre, quant aucun a longuement porté le harnois soubz la conduite d'aucun cappitaine ^ et qu'il a le sens et subtillité d'expérimenter les condicions de ses compaignons, et comment ilz se veullent entretenir, il parvient après à estre cappitaine et avoir la charge et conduite des autres ; et certes ce sont les plus dextres et qui mieulx se y treuvent. Si me semble que les grans seigneurs et gentilzhommes, quant ilz vuellent applicquer leurs enfians à la guerre, ne doivent point avoir honte de les mettre au commencement soubz la main et con- ^ <' duite d'aucun bon cappitaine, sans leur bailler estât ' , ne serviteur, par quoy ilz se puissent trop tost congnoistre. Et, quant on le fait ainsi et qu'iiz ont esprouvé les durs faiz, la pesanteur et le travail de la guerre et ilz parviennent à avoir charge et gouvernement d'autres, ilz les scevent mieulx entretenir et congnoissent plus parfaitement l'usance de la guerre. A ceste cause avoient tous les parens et amys du Jouvencel mys icellui en la conqueste et exercite des armes pour estre apprentis et lui laissoient avoir plusieurs souffraites comme aux autres ^. Et certes il n'y perdit pas

i. C'est-à-dire selon la succession des trois états, monostique, économique et politique.

2. Var. : « d'aucun cappitaine ou de quelque prince. » Éd. Vérard et Lenoir.

Page 1