‹ Le Jouvencel (volume 3)Chapitre 256 sur 316 · Var. : c je ne cesseray. » Ed. Vérard et Lenoir · texte numérisé non relu

Var. : c je ne cesseray. » Ed. Vérard et Lenoir

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du mur, de laquelle tour le guet ne pormt yeoir au bas pour ceste cause, c Et pour ce, dist41, il me semble que par icelle pourries bien gaîgner la ville; car il y a de belles approucfaes par le moyeu d'une butte, qui est devant Tarrière fossé ; et, pour venir à h butte, il y a h baye d'un jardin, qui dure jusques à moins d'une lance d'elle. 1^ fauldhra traverser et gaingner ceste butte le plus subtillement que Fen pourra. Et, cela fait, je vous meneray jusques au pié de la touf , ce me semble, sans ce que on ne vous voye. Et, se nous avons une fois gaingné le pié de la tourS la place est nostre. Et vous diray comment il est vray que le guet ne voit point le triangle et regarde par une fenestre de l'autre costé. 8i les pourrons tenir au cdlet avant qu'ilz nous apperchoyvent ; car ilz ne nous pourront veoir pour la grosseur de la tour^ et ne pourront rien ouyr pour le bruit et impétuosité de Feaue d'un mollin qui est de l'autre costé. Après faudra avoir un homme ^, qui sache jouer d'un bourdon, et une eschelle de corde qui sera debout et qui sera pour tout recouvrer, si celles de boys rompent; ce qui advient souvent quand on les charge ung pou trop ; et celles de corde ne rompent jamais. » Après ces parolles, respondit le cappitaine qu'il voit bien dit et qu'il ne restoit que du faire. Et dist au regars des habillemens nécessaires : c J'en ay de bons et tous neufs; si les feray mettre à point,

i. Yar. : c Et, se nous po^ns nue fois Tenir jnsqaes an pié de la tour. » Ed. Vérard.

3. Var. : c pour la grosse tour. » Â. 3. Var. : c faudra faire finance d'un homme. • Bd. Vtaml.

adfin qu'il n'y ait que redire et feray resserrer^ les crampons de mes esçhelles de bois; feray noînir les tronchons et renouveller les roulions tellement qu'ilz ne feront point de bruit. Aussi feray habiller mes tenailles, mes cyseaulx et toutes mes dievilles; et, s'il y a baye a passer, j'ay des soUiers et des treteaulx propres a ce^. Mais il fault adviser quefa gens nous finerons et en quel nombre. » -— c Par ma foy, dist le*Jouvencel, il fault trois cens lances' du moins, et aussi ce sera assez. Et, se nous sommes une fois au hault de la tour, nous prendrons le guet et ne le tuerons point ; nous le ferons tousjours parler, comme il a acoustumé. Ainsi homme ne s'appercevra de nostre fait. Et quant rarrièrc-guct viendra nous le prendrons sans bruyt, s'il se puet faire. Si nous faillons et il crie à Tanne S si ne seront jamais leurs gens montez à heure que nous n'ayons gaigné la muraille. Puis après gaigneroiis le portail de devers la ville et devallerons trente ou quarante hommes et laisserons gardes au portail. Sy yrons ouvrir la porte des champs eo despil de tout le monde avec nos turcquoises^,

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