Var. : « ordonné. » B. G. D. F
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miz, qui bien eo avoient la congnoissance. Le huitiesme jour d'aoust^, qui fut aprezquele Jouvencel fut entré avec sa compaignie dedans Grathor, les ennemiz se logèrent en trois lieux devant la place, non pas si prez que le canon leur peust faire guerre. Et, au milieu de leur trois sièges, firent un champ pour eulx retirer, quant ilz penseroient avoir la bataille. Et, aprez le champ fait, firent une fortification prez de la ville là où leur sembla estre plus guerroiable, tant de bombardes que d'approuches. Et, en ce faisant, y eust maint beau débat. Car le Jouvencel fit une sailÛe par les fossez et vint au couvert jusques sur ses ennemiz, tellement qu'il les rebouta et en print et tua, tant que les ennemiz furent plus d'ung moys avant qu'ilz peussent venir à leur intencion et là où ilz cuidoyent venir dès le premier jour ou dès le second. Et y eust de moult belles appertises d'armes faittes. ToutesfcHS la faulx paist le pré ^. Et, (car ilz estoient moult grant puissance devant ;) en la fin ilz mirent tout leur effort et firent tant qu'ilz approucherent la ville et fortifièrent leur guetz contre leurs saillies; et se mirent en seurté, au mieulx qu'ilz peurent, contre ceulx de la ville. Et adonc descendirent leur grosse artillerie et conmiencerent fort à batre, et firent mines couvertes, qui entroient dedans les fossez, tellement que le Jouvencel et ses compaignons se sentirent fort pressez, et tindrent conseil et adviserent qu'il estoit de neccessité
1. Cette date est fausse; ce ne fut qu'en octobre que SalUbury vint mettre le siège devant Orléans.
2. Var. : « la faulx prinst le pré. t B. E. — € La force paist le pré. » D. F. — c ToutefTois à la fin les assaillaos obtinrent le pré. ■ Éd. Vérard et Lenoir.
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envoyer devers le prioce quérir secours. Ainsi con-' durent, comme il me semble , d'y envoyer le Mare^ dial ; car il failloit qu'il y alast homme saige et éloquent ^ et qui sçeust bien remonstrer leur cas, et aussi laconvine^ des ennemiz, et la forme et manière oonune le secours leur viendroit et par oii^, et comme le siège se pourroit lever. Et pour ce fîit leur deliberacion d'y envoyer le Mareschal de Grathor ^, qui estoit honune bien entendu et cognoissant en tel cas plus que nulz autres gueres qu'on eust peu trouver pour le temps, combien qu'ilz eussent bien à besongner de lui en la place. Nonobstant demouroit-il beaucoup de saiges honunes et vaillans, comme le viel cappitaine de Grathor^, qui avoit beaucoup veu, le sire de Rocqueton® et autres, et meismement le Jouvencel, qui ne se (iaignoit pas. Si est la conclusion prise du parlement du Mareschal.
S'ensuit après comme il doit amener son secours, et en quelle manière il doit faire, et les signes qu'il doit donner à ses gens, comme puis après pourrez savoir par l'execucion "^ du fait. Car aultrement ce seroit le vous dire ou narrer deulx foys.
Le Mareschal s'en partist au changement du guet, lui troisiesme, sur les trois meilleurs chevauU de la place, sans que nulz des guetz de ceulx du siège le