Troupe de coquins et de voleurs. (Duc
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c gens que ceulx qui y sont de présent, qui montent c de vu à vm mille hommes, à tout estraindre. Honc seigneur, je vous ay respondu, ce me semble, à c tout ce que vous m'avez demandé. » — € Or, dit le c comte de Parvanchières, Mareschal, saillez ung peu c dehors et ne vous eslongnez pas; car on vous c appellera tantost. > Ainsi saillit le Mareschal.
Et puis dit le comte de Parvanchières au Roy : c Sire, vous avez ouy tout ce que vous a dit le Maresc chai de Grathor. > Dit le Roy : c Beau cousin, demanc dez en ^ » Âdoncques demanda le conte de Parvanchières à ung Maistre d'arbalestriers^, qui fut là, et lui dist : c Debatez^ encores avec le Mareschal de c Grathor; et puis dittes vostre oppinion. »
Et tantost on fit appeller le Mareschal de Grathor. Et, quant il fut entré, le Maistre des arbalestriers luy demanda ainsi ^ : c Monseigneur le Mareschal de Grathor, c vous avez dit, ce me semble, que cesgens-cy souten c trois parties logiez, et que l'une des trois parties ne c peult aider aux deulx autres. Pensez-vous qu*ik c demeurent ainsi qu'ilz sont? Ges trois logeiz que c vous avez dit, les tenez-vous pour trois si^estCar c aucuneffoys on se loge, et desloge-l'en de devant c une place pour approcher plus prez. Et on ne tient c pas telz logeiz pour sièges, jusques ad ce qu*ib
1 . Var. : € demandez-en aux assistans. » Éd. Vérard et Lenoir.
2. Le maître des arbalétriers à 1 époque du siège d'Orléans était Jean, sire de Graville.
3. Var. : c et lui dist : a Vous avez oy le mareschal? » Re^wndit : « Oyl. > — c Aicz, dit le conte, à lui et débatez, etc. > Éd. Vérard et Lenoir.
h. Var. : c ot puis dictes vostre opinion. Si alla le maistre des arbalestriers et lui demanda ainsi : 0 Id.
soient de tous poins demourez ; et les dit on sièges, quant ilz sont de tous poins arrestez sans desloger. » — c Monseigneur, dit le Mareschal de Crathor, sans faulte ilz ne bougeront plus de là ; car ilz se y logent et rompent les chemins et venues de tous costez et nous gardent noz trois portes. Et est la cause pourquoy ilz se sont miz en trois parties. Mais nous avons advisé ung lieu en nostre ville par où nous povons faire percer ung trou en nostre muraille pour saillir, quant le secours nous vendra, ou pour y mettre gens, si nous en a^^ons, à besongner. > — « Or ça, dit le Maistre des arbalestriers, je vous entens bien. > Et dit au conte de Parvanchières : < Monseigneur, il me semble que le Mareschal de Crathor ne doit bouger d'ici pour ouir nos « opinions ; car tousjours nous advertira-il de quelque « chose. > — « Vous plaist-il. Sire? dit le conte de « Parvanchières. » — t Ouy, dit le Roy, car je me « délibère de les secourir. > — t Or dittes, monsei- € gneur le maistre, dit le conte. »
Adonc le Maistre des arbalestriers commença son oppinion et dit : < Il me semble que, o la plus grande « dilligence que possible sera, vous devez secourir ces « gens-cy, puisque c'est vostre plaisir de le faire. Et ce « que vous povez faire aujourd'uy, vous ne devez pas « attendre à demain. Vous avez voz gens prestz. Et « pour ce je seroye d'oppinion que vous en envoys- « sez le Mareschal de Crathor, qui est icy, o toute « dilligence , pour dire au Jouvencel, au viel cappi- « taine de Crathor et au sire de Rocqueton vostre « venue, et non que à ces trois, s'il luy est possible € de rentrer dedans. » — < Ouy, dit le Mareschal
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c de Grathor, je rentreray bien sans nulle doubte. i Lors dit le conte de Parvanchières : c Je suis d'oppn nion doncques que vous en aillez o la plus grant (Ûîgence que possible vous sera ; et dittes à ceulx à qui le devez dire, que sans nulle doubte le Roy vous secourra, comme vous avez oy ; et de là vous ressaillez dehors, se possible vous est, ou envoyez autre homme seur, par qui vous mandez ce que vous aurez trouvé en la place et Toppinion de vous et autres gens de bien, qui serez là. Car vous trouverez beaucoup de nouvelletez; et n'est pas que ceulx qui sont demeurez n'aient apriz beaucoup de choses puis vostre parlement. Et le Roy fera sa diligence d'envoyo* son armée le plus tost qu'il pourra. Et, avant vostre partement, vous saurez le temps que vostre secours sera prest, quant le Roy, nostre souverain seigneur, qui est icy, sera conclud et délibéré. Je croy bien qu'il fauldra que nous saichons de voz nouvelles à Luc. Et, selon voz nouvelles et la puissance que le Roy pourra trouver, nous besongnerons. Car icy ou ne peult conclure telles choses ; et fault qu'elles se concluent sur les lieux et selon ce que on treuve. Et tous cciilx qui en veullent autrement parier, fault qu'ilz devinent. Car les disposicions des chcfies donnent le conseil ; et icy on ne les peut savoir. Et en ce cas n'y a que une scuUe chose : s'il plaist au Roy, nostre souverain seigneur, délibérer de lever € ce siège, o la grâce de Dieu, il se conduira ce que c possible en est à faire aux hommes. Le surplus en < est en Dieu. Et pour ce fault remettre la manière « de la conduite à Luc, là où nous orrons de voz nouc velles. Et, quant plus avant yci en parleronsi il
nous faudroit changer propotz et n'en seroit pas nostre fait si secret. Et pour ce je dy par mon oppinion qu'il n'y a à dire, sinon que le Roy veuUe délibérer et conclure vostre secours. Je say qu'il a le vouUoir, le savoir et le povoir de ce faire, quant il lui plaira. Et des diligences qui sont à faire en ceste matière, vous n'avez besoing, monseigneur le Mareschal de Grathor, d'en savoir riens. Et n'avez affaire, sinon de vous en aller, affin que ne perdiez temps. Et pour ce je suis d'oppinion que le Roy vous secoure en toute dilligence et qu'il n'y espargne riens. » — c Monseigneur, dist le Mareschal au conte de Parvanchières, c'est bien dit. Et, quant aux diligences et ad ce qu'est neccessaire à faire et il vous plaira m'en demander, j'en diray ce que en sauray. Et pour l'execucion^ faire, quant nous serons à Luc et aurons ouy les oppinions et rapport de ceulx de Grathor, j'en diray mon oppinion au mieulx que le pourray. »
Puis demanda le conte de Parvanchières l'oppinion aux aultres ; et demande aux deux Mares chaulx^, l'ung après l'autre, qui tous deux furent de ( ceste oppinion; à l'Âdmiral^, puis à tous les chevaliers et conseilliers ^ qui la furent; à deulx prelatz, qui y estoient ; et ad ce qu'il y avoit des seigneurs du sang, pareillement par ordre ainsi qu'il leur appar-