Jbid., p
6. En Navarre, en Biscaye, on disait de ces gens qui sont toujours par voie et par chemin, et qu'on ne sait où saisir : c U est comme Rodrigue de Villandrando, ici aujQunfhui, demain là. t — ibid., p. 87.
xlfj INTRODUCTION BIOGRAPHIQUE. [14Si
Rodrigue avait été longtemps en très bons termes avec les adversaires de LaTrémoiile^ En 4430, par une Yolte-fliee dont on entrevoit clairement les motifs, il se lia subitement avec le favori^. En effet, ce dernier était assez puissant pour assurer à son nouveau client Timpunité de ses méfeits'. D'antre part, La Trémoille se réservait d'utiliser Rodrigue, sans trop ^ se compromettre, en l'envoyant courir sur les terres de ses ennemis.
Au mois de septembre 4432, la campagne de Lagny étant terminée, Rodrigue, fort de la protection et probablement de l'autorisation de La Trémoille, se dirigea, à travers la France, vers l'Anjou^. Il vint prendre quartier avec six cents lanees aux Ponts-de-Cé. Il alla môme, sans le moindre respect pour la vénérable reine Yolande', courir jusqu'aux portes d'Angers. Le motif mis en avant par Rodrigue, pour justifier son insolente agression, était une prétendue créance dont il rédamait le remboursement à la femille d'Anjou. Nous ne saurioiK mieux foire que de suivre ici le récit de Quicherat*.
1. Entre autres les comtes de Pardiac et de Clermont. — Y. la note un peu plus haut, et p. xiy.