Rodrigue, p
3. Et, au besoin, pour lui faire obtenir des lettres d'abolitkm parelUet à celles qu'il prenait lui-même (7 mai 1431). — Vallet de ViriT., II, M.
4. En effet, Rodrigue, ayant pris part aux affaires de Lagny (v. pi» haut), ne pouvait être en Anjou avant septembre. D'antre part, oa verra plus loin qu'au 15 oct. l'épisode tirait à sa fin. — Chartier et le Père Anselme (II, p. 939 c.) rapportent les faits à l'année 1438. Beardigne (II, 187) suit Chartier, et, comme le remarque Quicherat, ooouMt une deuxième erreur, en faisant de Rodrigue un capitaine anglais. U va de soi que la défaite de Rodrigue eut lieu avant la chute de La TrénoiUe (1433). — Ces faits sont racontés par Tringant aux 2| XXill et XXVII. — V., dans le Jouvencd (3* part., fin du ch. m), le récit de la défidte du Capitaine Etranger (Rodrigue) que Quicherat a inséré daoe tel i>. Jusi. (n* XV).
5. Nous avons vu que le duc et roi Louis III était alors en ItaUe.
6. Rodrigue^ p. 78 et s. Nous n'avons que peu de chose à ajouter à ce récit, son auteur ayant fait usage de nos deux sources principales, Tringaot et le Jouvencel. Quicherat (/. c, p. 78, note 2, et p. 239, pièce XVI) avait eu en effet connaissance, par notre thèse soutenue à l'École des Gharies (V. Positions des élèves de la promotion de 1870-72), du Commentaire de Tringant que nous venions alors de retrouver à la Bibliothèqae de
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c L^intérêt de Lia Trémoille, dans cette affaire, était de susciter à Charles d'Aïqou des embarras qui Tobligeassent de s'éloigner de la cour, parce qu'il voyait ce prince s'insinuer dans la conOance de Charles VII d'une manière alarmante pour son propre crédit. Mais, malgré tout ce qu'on fit pour l'épouvanter et en dépit des lettres provocantes du comte de Ribadeo, Ghsurles d'Anjou ne quitta pas la place * . »
« La noblesse du pays Ait convoquée et l'homme de confiance de Charles, Jean de Bueil, fut chargé de conduire une centaine de lances contre les six cents de Rodrigue'. « Parti de la Touraine, il sut dissimuler sa marche jusqu'à Angers, et lorsqu'il fût dans cette ville, il députa son poursuivant d'armes au camp des Ponts-de-Cé ^ pour intimer à Rodrigue Tordre de
TAneiial (V. notre IntroductUm liUéraire). U noas sera permis d'ajoaier qu'U voulait bien s'intéresser à nos recherches sur ce sujet.
1. n assistait sans doute à l'Assemblée des états de Touraine, qui arait lieu alors à Amboise (sept. 1432). ~ Comptes municipaux de Tours, Reg. XXV, fol. 15.
2. D'après Ghartier et Bourdigné, Rodrigue aurait disposé de huit mille cberanx, qui n'étaient pas tous aux Pont«-de-Cé; majs il manquait de gens de trait. D'après Tringant et le Jouvencel, la troupe de fiueil comptait exactement cent huit lances et trois cents archers et non trois cents arbalétriers, comme le dit Quicherat (V. plus loin). Les arbalétriers à pied étaient, à cause du poids de leur arbalète et de leur équipement, peu aptes au senrice que Bueil en attendait. Les archers à pied, au contraire, troupe légère qui engageait et achevait la bataille et combattait en tirailleurs, avaient un tir plus rapide. Par contre, la portée, la force de pénétration et la précision étaient en faveur de l'arbalète, qui tirait de plein-fouet jusqu'à cent mètres an moins (VioUet le Duc, Dkt. du mobilier, vol. V, passim. — Plus haut, p. xxij, note). Quant aux arbalétriers à cheval, ou cranequiniers, armés d'arbalètes légères que l'on bandait avec un cranequin ou pied-de-biche, on s'en servait encore peu en France. Charles VII en fil entrer vingt-quatre dans sa garde, tous Allemands, à la suite de la campagne de 1444 (Ochs, Bist. de Bâle, m, 400).
3. Les Ponts-de-Cé, petite ville à 4 kil. S.-E. d'Angers. Cette localité, à cheval sur la Loire, comprenait un ensemble de trois lies et quatre ponts, outre les têtes de pont. Un château défendait ce passage fréquenté. Rodrigue tenait ainsi dans sa main, non seulement les communications d'Angers avec la rive gauche de la Loire, mais encore un péage très important Le lieu du combat (d'après le Jouvencel) devait être situé dans la localité même, au débouché du pont (rive droite), et non en avant, comme le dit Quicherat.
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se retirer dans les vingt-quatre heures, lui oflRrant sauf-conduit pour exécuter sa retraite à Fabri de toute agression
En guerre, il y avait de ces formalités chevaleresques, anxi/quelles n'auraient manqué pour rien au monde les moins sera* puleux à violer toutes les lois divines et humaines, une fois qœ les hostilités étaient déclarées. La sommation de Jean de Bueil fit sourire le comte de Ribadeo. 11 répondit qu'il soumettrait rafihire à son conseil pour en délibérer dans la quinzaine. Cela dit, il fit sonner le boute-selle, s'attendant bien à ce que l'ennemi ne tarderait pas à paraître. »
ce EfiTectivement, Jean de Bueil suivit de près son émissaire... Lorsqu'il fut devant le camp, il vit des cavaliers en masMi remplissant une large rue, dont une forte barricade de charrettes défendait Taccès. U fit mettre pied à terre à une partie de ses hommes d'armes, donnant aux autres, qui restèrent & cheval. Tordre de tournoyer autour du camp, comme s'ils cherchaient à exécuter une seconde attaque ^ Prenant lui-même le commandement de ses cavaliers démontés et de ses arbalétriers', il les conduisit délibérément à la barricade. La situation des hommes d^armes de Rodrigue fût la même que celle de la cavalerie du prince d'Orange dans le bois d'Anthon '. Agglomérés en masse profonde, les coudes serrés et la lance sur la cuisse, ils furent mis en désarroi par leurs chevaux, qui ruèrent sous l'atteinte des traits. Avant que le capitaine eût avisé à un antre mouvement, la barricade fut franchie et les premiers rangs, qui seuls avaient la possibilité de combattre, furent enfoneés
1. Le but de Bueil était plutôt de se constituer une réserve. KffecUfement, la localité ne se prétait guère à une attaque ailleurs que 8ar le front.