S«cklngen, Waldshut, Rhelnfelden, Lauffenburg
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d'envahir tout le massif de la Forêt-Noire; mais, repoussée de partout par les habitants, elle ne tarda pas à regagner les en?!rons d^Altkirch^ En même temps, les Zurichois, par Pentremise de Hochberg, sollicitaient du Dauphin Tenvoi d'un corps de troupes chez eux. Quant à ce dernier, aussitôt après h bataille, il se transportait à Altkirch, pour y suryeiUer ses nombreux blessés.
Dès le 27 au matin^ les Bâlois lui députaient, à WalUghoftao, deux moines pour le prier humblement de leur accorder un entretien^. Le Si août, unedéputation du Concile* et des bourgeois de Bàle se présentait devant Louis à Altkirch. Les envoyés de l'Église manifestèrent hautement leur surprise de ce que k fils du Roi Très-Chrétien afQchait son dessein de s'emparer de Bâle, sans égard pour cet asile inoifensif du Concile et sans crainte du déshonneur qui pourrait en résulter pour la maison de France. Le Dauphin répondit qu'il n'était point venu pour troubler l'Église, mais pour combattre les ennemis du duc d^ Autriche, le flancé de sa sœur ^. C'était comme alliée des Suisses qu'il voulait soumettre Bâle. Il consentait à renoncer à cette intention, pourvu que Bàle rompit son alliance, qu'elle lui fit sa soumission, qu^elle l'indemnisât de ses dépenses et qu'dle promit de ne commettre aucun acte d'hostilité à l'égard de l'Autriche. A la suite de cet entretien, une trêve fut conclue, jusqu'au 8 septembre*.
1. Scliiller, I. c. — Taetey, I, 236 et s. — Les Suisses connaissaient ce mouTement, à Lenzborg, dès le 3 sept.
2. Le Dauphin quitta Waltighofen le 27 ou le 28 août. V. plus hant, p. cxij, note 1.
3. Dans laquelle figurait l'éFéque de BAIe. ~ Tuetey^ II, 513, l** Betation du Commandeur, 5 sept.
4. 11 s'agit ici de Sigismond, le fiancé de Radegonde, fils et saccesseor de Frédéric II, dit le Vieux, comte de Tyrol. Ajoutons, pour compléter ce que nous avons dit plus haut (p. xciv, note 6), qu'il ne faut pas confondre ce dernier, mort en 1439, avec son homonyme et neveu Frédéric III, ou V, duc de Carinthie, roi des Romains et tuteur de Sigismond. Le vrai dac d'Autriche était alors Ladislas le Posthume (né en 1440), fils de Tempereur et duc Albert V et cousin de Frédéric III et de Sigismond. Hais la querelle alors pendante concernait directement Sigismond, comme comte de Habsbourg et landgrave d'Alsace. — Art de vérifier, III.
5. Les députés rentrèrent à Bâle, le lendemain, 1'^ sept. — Tuetey, II, 514.
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Le lendemain, 2 septembre, arrivaient des ambassadeurs du roi des Romains. Ils se plaignaient vivement de ce que le Dauphin était entré sur les terres de TEmpire, avec une horde de barbares ^ Louis leur parla dans le même sens qu'aux Bâlois, en ajoutant « qu^il était venu pour recouvrer certaines terres, « soumises anciennement à la couronne de France, qui s^étaient « soustraites, volontairement et frauduleusement, à Tobédience « de cette couronne^. » Ces paroles énigmatiques contenaient, entr'autres^ une évidente allusion à la ville de Bâle.
Cependant, le 6 septembre, BueiP était chargé, avec Gabriel de Bernes, maître d'hôtel du Dauphin^, de se rendre à Bâle', pour y négocier avec cette ville. Outre les députés bâlois, les envoyés des villes de Berne et de Soleure*, des députés du Concile, parmi lesquels les cardinaux d'Arles et de Saint-Galixle et révéque de Bâle, Frédéric, assistaient à l'entrevue qui avait lieu au couvent des Augustins. « Les ambassadeurs du Dauphin