‹ Le Jouvencel (volume 3)Chapitre 86 sur 316 · Bt ciTiUtes imperio subjectas inyadere. t — Ibid · texte numérisé non relu

Bt ciTiUtes imperio subjectas inyadere. t — Ibid

). Le Dauphin disait aussi qu*il était dans llntention d'envoyer incessamment des ambassadeurs au roi des Romains, pour l'informer de sa volooté. Mais ceux-ci (partis le lendemain 4 septembre) ne s'expUquèrent point au sujet des revendications territoriales. — Ibid,

3. c Herr von Boël. i — V., SamnUung der Eidg. Abtchiede, II, p. 180, ■* 779, un procèft-Tcrbal contemporain de cette entrevue (tiré des Archives de B41e), auquel nous empruntons la plupart des détails qui suivent. Toutefois, c'est à tort que cette pièce est datée du mois d'août, puisque c'est le l*' sept, seulement que les députés de BAle revinrent d'Altkirch (v. p. précèd.). Nous la rapporterons donc à la date indiquée par Wurstisen {Basler Chronkkf p. 384, éd. de 1580), soit au dimanche 6 sept. — Bruglinger, Sxc. Schr., p. 8 et 9. — HisL de BâUy par Peter Ochs ; 111, 394 et s. Bâle, 1796. — Fechter, Basl, Tasch., 1862, p. 56 et 57.

4. Le texte des Eidgen. Abschiede indique Gabriel de Bernes comme chancelier du Dauphin. Nous ignorons s'il exerçait réellement cette fonction, qu'Yves de Scépeaux remplit dans les annjées suivantes. Conseiller et maître d'hôtel du Dauphin, seigneur de Targes par sa femme Jeanne de Targes, il mourut dans la disgrâce (1458), ayant abandonné son maître pour le Roi. — Lettres de Louis XI, I, 360.

5. Avec une escorte de 40 à 50 chevaux. — Wurstisen (i. c.) dit aussi que le» envoyés étaient au nombre de trois ; mais il ne les nomme pas.

6. La présence de ces envoyés, qui n'est pas mentionnée dans la pièce publiée dans les Eidg. Abschiede, ressort, d'après Fechter (Boj/. Tasck,, 1862, p. 56 et 57), de la Colmarer Mchtunç de 1446. Elle est aussi mentionnée par Wurstisen, p. 384.

cxTiij INTRODUCTION BIOGRAPHIQUE. [1444

« commencèrent^ tout d'abord, par demander, avec hauteur, aux

< Bftlois quel était leur seigneur et maître ; car, disaient-ib, vous

< devez avoir un seigneur comme nous-mêmes en avons un^ » Puis Gabriel de Bernes prit la parole et se plaignit de oe que les Bàlois avaient traité le Dauphin en ennemi, le jour où il s'était approché de la ville avec ses gens, pour la reconnaître. Les envoyés demandaient satisfaction pour cette grave injure. Us prétendaient aussi que, de tout temps, Bàle avait été sous ia protection ^ du Roi el avait payé une redevance annuelle, comme les parchemins et les rôles en faisaient foi. Ils rappelaient que, depuis plusieurs années^ la couronne de France n'avait pu s'oecuper de TAllemagne, à cause des lourdes affaires qui lui étaieni tombées sur les bras, et concluaient en demandant que les Bàlois s'acquittassent envers leur maître^ comme par le passé.

Il leur fut répondu, avec une certaine indignation, que Tarrivée de tant d'étrangers, venus dans l'intention de forcer la ville, avait été pour Baie une grande menace. D'ailleurs, plusieurs Bâlois ayant été tués aux limites de leur territoire, c'était pour leur défense personnelle et celle de leur cité qu'ils avaient tiré, et ils refusaient absolument toute réparation^. A l'égard des prétentions de la couronne de France sur leur ville, ils les trouvaient étranges. L'évêque de Bàle, présent à cette entrevue, avait été de tout temps leur seigneur naturel. Au-dessus de lui, ils ne reconnaissaient que le roi des Romains, auquel ils devaient un certain nombre d'hommes, pour raccompagner lorsqu'il passait les monts ^. Les envoyés du Dauphin insistèrent encore, déclarant que leur maître saurait bien agir par la force et reprendre tout ce que Dieu lui avait confié. A quoi les Bâlois répondirent, de nouveau, qu'ils ne se laisseraient séparer ni de l'Empire ni de leur évèque'.

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