‹ Le Jouvencel (volume 3)Chapitre 90 sur 316 · y. plus bas, note 7, le passage d'iCneas · texte numérisé non relu

y. plus bas, note 7, le passage d'iCneas

0. y. plus haut, p. cxY, ainsi que la Corresp, polit, de la ville d$ Strasbourg (Tuetey) et les différents auteurs cités dans la Sxe. Sekr. 7. Sxc. Schr.^ p. 49. Lettre (n* 87) à Jean Gers, jjtraUmoUare rogmi,

1445) INTRODUCTION BIOGRAPHIQUE. cxxv

Si, des propos, nous passons aux faits, nous voyons, qu'en Lorraine, le Rm revendiquait, par la force, la possession de villes importantes. Ces villes n'étaient point, il est vrai, situées sur le Rhin; mais elles se considéraient comme indépendantes de la France et comme appartenant à TEmpire^

En même temps, à l'autre bout de la ligne française, une expédition toute semblable était dirigée contre Bàle et les Suisses, et suivie d'une campagne en Alsace. Nous croyons avoir suffisamment mis en lumière que la guerre contre les Confédérés, poussée très mollement et terminée à la hâte, n^était pas ce qui intéressait le plus le Dauphin de ce côté. Les événements militaires, aussi bien que le langage de Bueil et de Gabriel de Bernes, ne sauraient laisser aucun doute sur les projets d'annexion que Louis nourrissait à Tégard de Bâle. U ne s'agissait pas seulement, en effet, d^occuper temporairement une cité importante et supposée hostile^ mais on projetait de la garder.

datée de Nuremberg 1444 : « Postquam Delphious Beliigardi potituB est, « famam undiqae sui adventus publicavit, sed non ano modo apad omnes. « Apud aliquos namque 8e in aoxiliam nobilitatift Tenisse prœdicabat, fl taoquam in Germania per comroanitates esset opressa. Apud alios yero, c Tocatum se dicebat per Romanomm regem contra Suitenses. Nonnullis c autem, se Telle vendicare inra domus Franciae asseverabat, quae usque « ad Rbenum protendi dicebat. Ex bac causa urbem Argentinam obsessnc nim se aiBrmabat. Dicebat enim etiam et propter dncem Sigismundum c se yenisse. Et bos rumores ubique publicari studebat, non quod ita € essety sed quod faTorem ob eam causam sese putabat babiturum. » — Scbilter, dans ses Remarques historiques sur la Chronique de Koenigshofen (p. 1002), dit aussi que Cbarles Vil, après l'entrée de ses armées en Lorraine et en Alsace, aurait fait entendre que Strasbourg et tout le pays jusqu'au Rbin appartenaient à la France.

l. Le langage tenu par le Roi et ses conseillers aux Messins est remarquablement pareil à celui que le Dauphin tenait aux Bâlois (▼. plus haut, p. cxTÎj et s.). D'après Escouchy (1, 30), les Messins se plaignirent de ce que le Roi leur faisait la guerre sans motif; car ils n'étaient pas de sa seigneurie et ne lui avaient causé aucun dommage. Le président au parlement, Jean Rabateau, répondit qu'il prouverait facilement, par titres, qu'ils avaient été de tout temps sujets du Roi et de ses prédécesseurs ; mais qu'ils avaient abusé des malheurs du royaume, pour se soustraire à cette domination, se disant Français lorsqu'ils avaient à faire à l'Empereur et se prétendant ville impériale vis-à-vis des autorités françaises. Le Roi était résolu à les faire obéir, etc., etc.

ixiTJ INTRODUCTION BIOGRAPHIQUE. ,144&

à lout jamais, au nom des droîU de la couronne. Ur, la conquête de celte ville, située au delà des frontières françaises, eo plein pays étranger, ne pouvait être pour le Roi d'aucune uUlilé, s*il n'y joignait la conquête de TAlsaoe. La possession de cette dornicrc province, reliant Itàie et la Sui&H5 aux trois évêches et à la Lorraine, eut ainsi établi une barrière française entre l'Allemagne et la Bourgogne.

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