‹ Le Jouvencel (volume 3)Chapitre 89 sur 316 · Schiiter, p. 1003 et s. — Tuetey, I · texte numérisé non relu

Schiiter, p. 1003 et s. — Tuetey, I

2. Après une tentatiTC inutile sur Rhinau, les Dauphinois s^emparèrent de Rorheim, de Niedernai, de Wangen, de Westhofen. Au commencement d'oct, le Dauphin était à Châtenois (Kestenholz), près Schelestadt.

3. Dambach, au pied des Vosges, entre Schelestadt et Barr. — On flt brèche en trois jours avec du gros calibre. La ville ayant capitulé, le prince rentra à Châtenois (il y était le 1 1 oct.), pour se faire soigner. On peut voir, dans la Deuxième relation du Commandeur d'Is^enheim (Tuetey, II, n* 118), l'inquiétude qu'inspirait au roi Charles VU cette blessure cependant sans gravité.

4. Nous avons vu qu'il y était de retour le 28 oct., ainsi que Bueil. De même, le 23 nov.

5. C'est à ce moment que les Bourguignons refusèrent de le recevoir à Granges et à Lure.

6. Schiiter, p. 1006. — Deuxième relation du Commandeur, l. c. — Tringant (XXXIII) estime à quinze le nombre des places rendues

czxij INTRODUOnOlf BIOGRAPHIQUB. [1445

tilion, Jean de Bueil n'est pas nommé, preuTe évidente qnll rentra avec son maître à Nancy ^

Peu après, un traité, signé à Trêves, le 43 février 1449, intervenait entre les conseillers du Roi et ceux de l'Empereur, stipulant, pour le 20 mars, Pévacuation de la malheareuse Alsace, que les Écorcheurs avaient pillée et brûlée, miséricorde, pendant tout Thiver'. Le retour de Tannée

par le Daaphin, lorsqu'il évacua l'Alsace. Ce passago coofirme l'eiietitude des témoignages de Schiller et du Commandeur, en ce qui concerne la répartition des troupes. D'après ce dernier, ces forces (non comprit pta* sieurs divisions, dont l'effectif n'est pas indiqué) se montaient à on miaimum de 26,500 hommes. — D'après Schilter, on comptait 33,300 chevanx.

1. Tringant, XXXIII. ~ Nous trouvons le nom de Bueil menUoiuiédaM les Voyages payés par la Chambre des comptes de Bourgogne, danal l'occupation de Montbéliard par les Écorcheurs {Extrait d'un compte de Jean de Visen, Tuetey, II, pièce XVII, p. 79). c A Jehanin Vlart, ^ec vaucheur, le 11 ... mars ... 20 sols t. pour ... avoir été de Dijon, à a . . . Grey . . . porter lettres ... du conseil du duc à Mons' son miièa chai, ... touchans certaines paroles, rapportées par Salins le heraoK, « dictes par le sire de Bueil à {'encontre de mondit seigneur le mares- « chai et pour l'advertir d'icelles et aussi du contenu des lettres de monc dit seigneur le duc, etc. • — U ne faut pas confondre ce premier voyite de Salins avec celui qu'il entreprit peu après (payement du 18 mare. — V. Tuetey, /. c.) en Alsace, pour le compte du maréchal, et dans le^ntl il avait pour mission de porter aux chefs des Écorcheurs, ayant leor départ d'Alsace, le vidimus des lettres du Roi et du Daupliin qni leor interdisaient le passage en Bourgogne, lettres dont ils ne tlnresl amnu compte, du reste. Dans la correspondance échangée à ce propoe, eatre les autorités de la Bourgogne (Dom Plancher, Hist, de Bourgogne^ IV, Preuves, n** 141 et 142. Lettre du Maréchal. Rougemont, 9 avril), Baeil n'est pas nommé parmi ces chefs. Il était sans doute à Nancy, où SallM avait été envoyé, lors de son premier voyage (probablement en iévrier). Quant aux paroles de Jean Y, auxquelles il est fait allusion, elles contenaient sûrement une criUqne ou une menace à l'adresse du marèohal de Bourgogne (D. Plancher, /. c), dont la conduite était alors vivement inerlminée par le Dauphin et son entourage. En effet, Thibaut de Neuchâtel, qui avait pris au sérieux la mission, à lui confiée, de défendre la Bourgogne contre le passage des Écorcheurs. leur avait fermé la vallée du Donbt, en aval de Montbéliard, et les suivait, en leur faisant autant de mal qne pœsible. Les lettres du Roi et du Dauphin Vy autorisaient au besoin et il agissait suivant les ordres du duc de Bourgogne. Ceci n'empêchait pat Louis de se plaindre du tort fait à ses gens. Le maréchal en prend texte (M)ur accuser le Roi et son fils d'avoir révoqué secrètement, par lettrée adressées aux Écxirchcurs, l'ordre, qui leur avait été donné publiquonent, d'avoir à respecter la Bourgogne. Si cette accusation parait peu fondée, en ce qui C4)nceme le Roi, on n'en saurait dire autant du Dauphin.

2. Tuetey, I, 325. — Escouchy, I, ch. rv, note. — Ponr les horreurs

1445J INTAODUCTION BIOGRAPHIQUE. cxiiij

France s'efTectua en plusieurs colonnes. Une des principales, composée des garnisons du Nord^ traversa, en Alsace, le défilé du Val-de-Lièvre (iS mars), près de Sainte-Croix-aux-Mines. Les Ëoorcheurs y subirent, de la part des habitants postés en embuscade, une défaite sanglante, juste punition de leurs meurtres et de leurs rapines. Une autre colonne, plus heureuse, évacuant le sud de T Alsace (29 mars), se dirigea sur Montbéliard et traversa la Franche-Comté et la Bourgogne ^ . Montbéliard n'était plus alors sous le commandement de Louis de Bueil : car Escouchy nous apprend que le Dauphin, à son départ, y laissa Joachim Rouhault, avec cinq cents hommes'. L'on sait que le séjour du Roi à Nancy dura jusqu'à la fin d'avril 4445. Après avoir réglé l'évacuation de TAlsace et avoir traité avec Metz ', Charles VII partit pour Cbàlons, avec le Dauphin et la

et excès sans nombre commis par les Écorcheurs, pendant toute la durée de ceUe expédition, v., passim, le remarquable travail de M. Tuetey.

1. Tuetey. — D'après la correspondance des autorités bourguignonnes (I>om Plancher, IV, Preuves, n'* 141 et 142), ils étaient, vers le commencement d'avril, en Franche-Comté, au nombre de 7,000 chevaux, entre Vesoul et Langres, vers Jussey, Jonvelle, Porl- sur- Saône et Bourbonne. Ils occupèrent ensuite, plus à TO., Percey (Haute-Marne), Lnsey (?), Montsaugeon (Haute-Saône) et vinrent, dans la nuit du 10 an 11 avril, courir autour de Dijon.

2. Escouchy, I, ch.iv. — Détachement vraisemblablement tiréd'Altkirch. — Selon toute apparence, Louis de Bueil formait, avec la garnison de Montbéliard, l'escorte du Dauphin (2,000 chevaux). — La situation de Montbéliard fut réglée en juillet, à GbAlons, par le Roi et la duchesse de Bourgogne. La place devait être remise, fin juillet, au comte de Saint-Pol, qui devait la tenir jusqu'en septembre et ne la rendre au comte de Wurteml>erg que contre remise des scellés du Dauphin (Escouchy^ I, p. 49, note). C'est le 18 sept. 1445 seulement que l'artillerie du Dauphin quitta MontbéUard. Elle arriva le 25 à Auxonne. Le trajet de Dijon à Troyes dura du 15 au 23 nov. — Tuetey, II, 113 et s. et 231 et s.

3. Escouchy, I, ch. m et iv. — Vallet de Vir., III, 31 et 40. — Pendant l'expédition du Dauphin, le Roi avait tenté de soumettre les trois évéchés, Metz, Toul et Verdun, qui, ainsi que BAIe, se considéraient comme villes libres impériales. L'armée, composée de 30,000 hommes, ftous le commandement de Brézé, ne réussit qu'en partie et Metz ne put être pris. Les évèchés et d'autres villes, parmi lesquelles Epinal, se soumirent cependant, tout en conservant leurs privilèges (Traité du 28 février 1445). A ce propos, on reprocha à Brézé et aux autres conseillers de s'être laissé corrompre par les. Gros dPor des Messins, frappés tout exprès. Il est enrieui de comparer le langage tenu à ces derniers,

cuiv IXnODUCnOX BIOGBAPmODB. [14tt

eour*. La ducbesee de Bourgogne Tint de BruxelkB l'y Iroafor, pour régler les nombren griefs qoi, dqMiiâ le traité d'Ama, refroidiseaient les relations de son époux avec le Roi K Pendant ces négociations, les joutes et les réjouissances, déjà eomnMacées à Nancy, reprirent leur cours '.

Les historiens se sont demandé si, dans la pensée de Charles VU et de son fils, la double expéditicm de 4444 devait conduire à une extension des frontières françaises vers le Rbin^. Ce débat semble reposer, en grande partie, sur un malentenda provenant du vague de l'expression Frontières du /Ut», em|doyée par JEneas Sylvius '. En eflet, la relation déjà citée, dans laquelle le commandeur d'Issenheim raconte lentrevue du Dauphin et des ambassadeurs impériaux (2 septJ, au lendemain de la bataille de Saint-Jacques, nous montre que Louis ne prenait pas toujours la peine de dissimuler ses projets de conquête*. Ce dernier récit, très digne de foi , est en complète conoordanee avec le témoignage d'^neas Sylvius, alors secrétaire de Tempereur Frédéric IIP.

par les gens da Roi, arec le langage tont semblable, tenu aax BHoit, parles gens da Dauphin (Y. p. sniv., note 1).

1 . Le 7 mai, d'après M. de Beaaconrt (Esconchy, 1, 42), il était à Goumeicy et, le 3 juin à Sarry-lès-ChAlons, où il demeura jnsqu'aa mois d'aoAL

2. Après l'accord avec la France (6 juillet), on régla définiUfemeit l'affaire de la rançon du roi René. — Bscouchy, I, ch. t. — Le traMpoii de l'artillerie da Dauphin, de Ifontbéliard à Troyes, par AoxowM et Dijon, fit aussi l'objet d'une conyention, la Bourgogne se chargaast û» l'opération (V. p. précéd., en note).

3. A Nancy, le Roi avait jouté contre Brézé. — Esoooehy (I, p. 50) nomme, parmi les plus brillants cayaliers, Louis de Bueil, c nag geaûl escuier de l'ostel du Roy. »

4. A priori, il semble assez naturel que le Roi, appelé à rétnngnr, cherchât quelque compensation à ce que lui coûtait cette campagne, m fût-ce que pour fermer la bouche à ses détracteurs. Parmi ces demiert» le Bourgeois de Paris (éd. Tuetey, p. 374), dans cet esprit d'oppotitlon intraitable qui le caractérise, reproche à Charles d'avoir laiâaé son royaume, pour s'en aller avec le Dauphin, au dehors, gaspiller son aigeat et ses hommes.

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