‹ Le Jouvencel (volume 3)Chapitre 95 sur 316 · Dép. de Benoist · texte numérisé non relu

Dép. de Benoist

6. JlHd., P, Just., au 27 oct. 1446, ce texte déjà cité. Nous ne connaissions de ce document qu'une copie de Legrand (ros. fir. 6966, pages 38 et 50). M. de Beaucourt a bien voulu nous en Indiquer l'original, que nous D'ayions pu retrouver. — Benoist était au service de Bueil depuis 1430 environ.

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sérieuse considération, lors même qu'elles dépoétisent on peo le personnage du Jouvencel^ il y a lieu aussi de suspecter d^cia» gération les dires d'un homme qui chargeait son ancien maître, parce qu'il venait de le trahir.

D'après Benoist, de tous temps, Bueil aurait été tourneBli par son ambition et son amour de Tintrigue : € D ne soaflirait homme avoir autorité par dessus luy. > Il voulait, i tonte foras, arriver au pouvoir, et lui et ses amis avaient déjà subi diveivi mésaventures à ce propos. Cette disposition ne faisant qa^aog» menter avec Tàge, il était toiyours plus échauffé en sa ponr^ sujte, écrivant à Tun d*une fliçon, à l'autre d'une autre, um songer au règlement des comptes ^

A deux reprises d^à, on Pavait averti de prendre garde. La première fois, c'était à Vienne, en Dauphiné '. Bueil était alon aux affaires avec Charles d'Anjou. Gomme il consultait an religieux du couvent de Sainte-Colombe', nommé Jean Canjvet, c docteur notable en astrologie, > celui-ci lui conseilla d'abandonner la cour, sous peine d'avoir le col coupé, dans on délai de dix ou quinze ans^. Sur quoi, Bueil déclara « que, puisqull a avoit dix ans de terme, il ne luy en chaloit, et que, s'il ne Dmc soit ses besongnes en dix ans, dont il estoit en chemin',... « jamais ne les attendoit fkire. » Une seconde consuitatioD n'ob* tint pas une meilleure réponse *, C'est sous le coup de eea pié» dictions sinistres que Bueil entrait dans la cabale ourdie par le Dauphin.

D'après Escouchy, dans la deuxième moitié de Tannée 1445 et peu après la mort de la Dauphiné, un premier assaut avait

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