‹ Le Jouvencel (volume 3)Chapitre 97 sur 316 · Chron, Martin. — Escouchy, III, 335 et · texte numérisé non relu

Chron, Martin. — Escouchy, III, 335 et

3. c Et n'y a eu traistre que ce faux comte de Dampmartin, qd a accusé la besongne ; mais il n'en est pas quitte. • — Dép, de BetuM^ 10.

4. En septembre 1461. — Ms. fr. 6968, n* 1116, copie de Legnnd.

5. Dép, de Dammartin, L c. — Chalmel, Histoire de Tùwndne, U, 2t6. — Hist. manuscrite de Louis XI, par Legrand, vol. I. — Barante, fllft des ducs de Bourgogne, YII. — Ces deux derniers auteurs, qui coofondeat constamment Louis de Bueil avec Jean V (Mgr de Bueil), attribaent, à tort, à Louis le rôle important joué, en cette affaire, par son frère. Cflil à tort aussi que Barante dit (p. 286) que le Dauphin Toulait renTeraer Bueil, puisque ce dernier était lui-même un des conspirateurs»

6. Seigneur de Fontaines. Son frère Jacques était premier panetier da Dauphin. — Pour sa fuite, ▼. Pièces just,, au 18 octobre 1447, dlTOMt dépositions faites au Plessis-Rideau (aujourd'hui les Reaulx, comm. da Chouzé-sur-Loire , arr. de Chinon) c sur certaines injures ditea... par aucuns, sur certains grands seigneurs du conseil. » Daillon arriva ai Plessis-Rideau un samedi après midi (soit vraisemblablement le 1*' octobre), accompagné d^n serriteur de Guillaume de GourciUon. — Pov ce dernier, ▼. LeUres de Louis XI, toI. I. -- Plus haut, p. xiy, et ploa baa, p. cxIy, note 1. — Bscouchy-Beaucourt, à Pafi^re de Marietle, toL m.

1446J INTRODUCTION BIOGRAPHIQUE. cxlj

Chinon au plus vite et &t neuf lieues tout d'une traite. Au Piessis-Rideau, où il s'arrêta deux heures, il raconta que plusieurs personnages étaient en grand danger de perdre la vie et que les deux Bueil et Ghâtillon avaient été mis hors de Thôtel du Dauphin K II ajoutait que, personnellement, il était accusé, bien à tort, ainsi que Louis de Bueil, de vouloir tuer le sénéchal.

En attendant, l'on complétait Tenquête ouverte ^ sans que cela modifiât, en apparence du moins, la marche de la cabale. Mais les gens sages jugeaient la partie perdue pour les conspirateurs'. Plusieurs allaient trouver les commissaires royaux, disant ce qu'ils savaient, pour obtenir pardon ou récompense^. Merry de Couhé, un ami de Bueil, fut plus courageux. Interrogé en conseil, il ne cacha point sa façon de penser au chancelier et au sire de Précigny *.

1 . Noas aTons tq qoe, d'après Benoist, à cette date, Boeil aTait déjà perda cette position.

2. Les interrogatoires, concernant Daillon, sont da 18 oct. La déposition de Benoist est du 27 du même mois.

3. René de Scépeaux s'écriait (!'* quiniaine d'octobre) : c Par ma foy... monseigneur le sénéchal n'a mal, on n'aura, qui ne soit de loy-mesme pourchassé. • — Dép. de Benoist, 13. — René, qui passait pour un homme sage, était le frère du chancelier du Dauphin. Quelques années après, il fait partie, comme cheyalier, de la suite de Bueil (▼., plus bas, la note, ch. XII, à Castillùn). 11« assiste au contrat de mariage d'Antoine de Bueil (P. J%ut,, 23 décembre 1461).

4. Bibl. nat., ms. fr. 6960. HM. maniucHte de Louis JC/, par Legrand, livre I, p. 99 et s.

5. Cet incident doit se placer aussi dans la i'* quinzaine d'octobre, au moment où le Roi quittait Chinon {Dép, de Benoist, 13). Merry alla troa- ▼er le Roi et lui demanda si ses interlocuteurs lui avaient répété ses paroles. Sur sa réponse négative, Merry s'écria : « Sire, Je crois bien qu'ilz le montreront le plus tard qu'ilz pourront, i Le Roi l'avait évidemment chargé, pour les deux personnages cités plus haut, d'an message resté inconnu. Ceci semble indiquer que Charles n'était pas complètement d'accord avec ses conseillers, puisque Couhé était du complot {Dép. de Benoist, 4). — Merry de Coé (ou Coué, ou Couhé) fut longtemps lieutenant de la compagnie de Bueil (v. plus bas). — D'après Busserolle (art. Couhé), Merry, qui fut nommé capitaine-gouvemeurd'Amboise(1470)y était fils de Jehan de Couhé de Lusignan. Nous le trouvons fréquemment désigné comme seigneur de Fontenailles (arr. de Tours, canton de Neuvy-le-Roy, comm. de Louestault). — V., entre autres, ms. fr. 4438, 195, et P, Just., au 23 déc. 1461. — C'est donc À tort que Busserolle dit (art. Fontenailles) que, du xin* au xti* siècle, on ne trouve aucune trace

exxiTiiJ INTBODUCnON BIOMAPHIQUI. [IM

sur ce qu'il avait deux cordes à son arc ; à quoi il répondit qui n'en avait qu'une, mais qu^elle était bonne et ne se rompnit point ^

En effet, pendant Fabsence de Dammartin, la oonspintioi avait flut du chemin, et le Dauphin embauchait des paitius. Aussi Benoist, à son arrivée à Ussé (première moitié de aep* tembre), reconnut-il, de suite, à Pair et aux manières de sob maitrc, qu'il tramait quelque chose'. Le premier soir, Boefl revint tout « houzé b de Razilly avec Merry de Coubé et fit écrire, jusqu^après minuit, des lettres qu'il envoya à Razilly et i Chînon. Il en Ait de même pendant sept jours'. Benoist remarqoa aussi que, crainte de trahison, le secrétaire avait été dioisi, à dessein, parmi les plus jeunes et les plus innocents « eseoUen, > tandis que Bueil en avait à son service d^autres |rius habiles. Voyant qu'on ne Técoutait guère et persuadé que l'oo devait avoir, dans ces menées, des appuis très haut placés, Beooisl voalut chercher à pénétrer ce mystère en se rendant à Ghinoo^. Bueil ayant deviné ses intentions', maître et serviteur se que-

1. La défiance da Daaphin se manifestait anssi à t'ésard de ee«x 4ê Hes serviteurs qai continuaient à fréquenter Dammartin. Ce denier, dans ses investigations tant soit peu suspectes, cherchait, eo partkslier, à saToir ce qu'étaient devenus 2,000 écas de l^argent par lai ra^ porté de Savoie. Il apprit qu'ils avaient été remis, par le IHirpMi, à Jean de Daillon, comme acompte sur une somme de 4,000 éois à ce très remuant conspirateur. Parmi les conseillera do DaapklB, ai lesquels Dammartin s'entretint, nous retrouvons ansai Jean UûWfjHm (v. plus haut, p. xcviij). Plusieurs d'entre eux exprimèrent des cratMct sur les projets de leur maître.

2. Les prédictions du frère Philippe n'étaient pas Interprétées par Bueil de la même façon que par Benoist. Jean V paraissait coaTainco qall n'y avait encore aucun (langer pour lui durant l'année 1446. Benoiit, an contraire, pensait que cette année était critique. Une des caases q«i rea* daient ces prédictions incertaines était le fait qu'en Danphioé Fi commençait à la No<*l, tandis que celle des astrologues eonuneaçail mars. — V. Dt^p, de Benoist, 1 à 3.

3. Les messagers partaient le matin et rcTenaient le soir, aTaat heures. Chinon est distant de dii à douze kilomètres d'Ussé. Oa chercha A faire accroire à Benoist qu'il s'agissait d 'une correapoodaace reuse. — Dép. de Benoitt, 6.

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