‹ Le Jouvencel (volume 4)Chapitre 104 sur 324 · Au nombre de cinquante-quatre, toutes aux armes de Louis · texte numérisé non relu

Au nombre de cinquante-quatre, toutes aux armes de Louis

3. D'après une note de Gaignières {Coll. de P. orig», dossier Bueily i, 51), le tombeau se trouvait à gauche et au milieu du ciiœur, du côté des chaises des chanoines. Gaignières dit seulement c grand tombeau, sur a lequel est représenté un seigneur qiie l'on croit être Louis de Bueil, <c baron de Mermande. » La note est accompagnée d^un croquis. Sur la face antérieure, trois écussons aux armes de Bueil et de Sancerre, brisées d'un lambel qui rend l'attribution de Gaignières très vraisemblable. Dessus, un chevalier étendu et armé, les mains jointes, la tête sur un coussin. Au-dessus de sa tête, un édicule gothique, flanqué d'un côté d'un casque et de l'autre d'un carquois rempli de flèches. Ce croquis est reproduit par M. Hucher (Monum. funéraires de la famille de BueU, p. 10). D'après la tradition, ce tombeau aurait été le plus remarquable de ceux de la collégiale. 11 est assez probable que l'une des cinq têtes, conservées an musée de Tours et provenant de la collégiale, est celle de la statue de Louis. Toutefois, il serait difficile de préciser davantage. — En février 1471 (Compiègne), le roi Louis XI, à la requête de Jean le Texier, amortissait la terre et maison du Chesne (paroisse de Neuvy^ près Bueil, baronnie d'Amboise), donnée par Le Texier au prieuré de Bueil, pour la fondation de trois messes par semaine, destinées au repos de Tâme de feu son maître Louis de Bueil. La requête est accordée à la demande du sire de Bueil, comte de Sancerre, fondateur du prieuré. — Reg. du Trésor des chartes, 201, p. 84 r". — Texier figure dans l'enquête faite sur J. de Daillon, en oct. 1446 (P. Just., à cette date, et plus haut, p. cxl), comme un familier des Bueil.

4. « Et pour ceste maie fortune, dit Escouchy (I, 109)^ le Roy et genec rallement tous les nobles hommes là estans et aussy les dames et damoi-

< selles furent moult desplaisans, non pas sans cause; car, selon larelac cion de ceux qui bien le cognoissoient, estoit Van des escuiers de tout

< ce party le mieux et le plus renommé de plusieurs haultaines et bonnes (C condiclons. » *

5. Chronicle of Fabyan, L c. — En février, le Roi achète onze aunes

dW INTRODUCTION BIOGRAPUIQUK. [t4Sl

Louis de Bueil laissait deux fils naturels, Jaeqaes et Thomas, qui furent plus tard légitimés par Louis XI ^ L'atné, Jacques, sire du Bois et de Fontaines ', devait être, dans la maison de Bueil, la tige de la branche de ce nom. Quant à Jean Y, il se trouvait, par la mort de son frère, être le sml mftle adulte de lafemille'.

Jean lY de Bueil avait légué à son fils, entre autres biens, la seigneurie bretonne de Ghâteau-Fromont, quUl tenait de son oncle Pierre d'Avoir^. Dans Tété de l'année 4434 , Yolande, reine douairière de Sicile, toujours soucieuse d'unir la France et la Bretagne, mariait sa fille' au comte de Montfort, fils du duc

de yeloore cramoisi et douze aunes de satin de même couleur i à 6uUf laume de Mazollan, marchant suivant la court..., draps donnés à Jehan c de Chaalons, escuier d^Angleterre, lequel estoit venu faire armes à c Tours, audit mois, devant ledit seigneur. » — Escouchy-Beaucourt, III, 252-254, et I, 109.

t. y. plus loin, en 1462.

2. Par sa femme Louise, fille de Jean de Daillon et de Renée de Fontaines. — y. plus haut, p. xcix, la note sur Daillon.

3. Nous ayons déjà mentionné (p. xcj) un sauf-conduit, en date du 22 mars 1444, accordé, par le roi d'Angleterre, à Louis de Bueil, lors de sa captivité. Par une singulière coïncidence, on trouve au même dépôt (Londres, Public Record Office, Arch. de la Tour. Rotulus Franciœ de anno 3 Eduardi ly, membrana 9, 1463-1464) un sauf-conduit analogue, considéré à tort, par Lambron, comme concernant un autre personnage de la même famille. M. Jayes a bien voulu rechercher ce texte, pour nous, à Londres. Ce sauf-conduit est donné (Westminster, 1" jnin 1463), pour la durée de six mois, à Louis de Brueil, écuyer français, et à sa suite, a qui certa puncta armorum^ cum dilecto et fideli armi^o f nostro Roberto Wingfeld, infra hoc regnum Angliae..., peragere promlc sit. » Louis de Bueil étant mort en 1447, le seul personnage du même nom, qui ait vécu dans les années suivantes, est un fils de Jean y, mort en bas âge et né à yaujours le 9 août 1458. (Bibl. de Tours, ms. 183, fol. 1 et 2.) 11 s^agit donc ici d'un Brueil, nom très répandu à cette époque, et non d'un Bueil. Par suite d'un nouveau classement, la copie du sauf-conduit, indiquée par Lambron, comme existant à la Blbl. de Tours (d'après André Salmon, liasse 44, ms. de la Bibl. 1436), n'a pu y être retrouvée.

4. V. plus haut, p. ij. — D'après le Dict. géogr- d'Expilly, Ghàteau- Fromont (diocèse de Nantes) est situé près de la rive droite de la Loire, à huit lieues N.-E. de Nantes. En 1683, il fut, avec d'autres fiefs, érigé en marquisat, en faveur de Claude de Comulier.

5. Elle se nommait aussi Yolande. Le contrat est du 21 mars. ^ O. Lobineau, Eist. de Bretagne^ 1, 587. •— Quant au mariage lui-même, il eut

1448] INTRODUGTIOH BIOGRAPHIQUE. (If

Jean Y et, plus tard, due lui-même, bous le nom de François f. Mais, ne pouvant solder en argent la dot promise, qui étiûteoii* sidérable, la Reine se voyait obligée d*engager à son gendre des terres, en guise de paiement. C'est ainsi qu'après entente préalable avec Bueil, elle remettait à Montfbrt, le 43 août, la seigneurie de Château-Fromont * .

Dès le 20 juillet, Bueil, retenu aux frontières, donne procuration ^ pour cette affaire qui est réglée à Nantes, le 26 août 4434 ^, au moment de la célébration du mariage. A cette date, Pun des trois procureurs de Jean V, Macé Tiercelin, seigneur de la Vaissière', vend à la reine Yolande et à son fils Charles la seigneurie de Château-Fromont, pour le prix de quatorze mille réaux d'or. Mais, comme la bonne dame est loin de pouvoir payer une pareille somme, elle engage à Jean de Bueil la seigneurie de Mirebeau^, pour une valeur de onze mille réaux et

lieu à la fin d'août 1431. En même temps, une tentative de rapprochement était faite entre Charles VII et la Bretagne. — Beaucourt, II, 42. — Vallet de Vir., If, 284. — D'après VArt de vérifier (H, 859 et 908), Yolande aurait été mariée, une première fois, au duc d'Alençon (Jean). Mais ici cet ouvrage est en contradiction avec lui-même (art. Alençonf II, 887).

1. Outre celle de Beaufort-en- Vallée (D. Lobineau, L c). — La famille d'Anjou avait faculté de rachat pendant dix ans, moyennant le paiement de 60,000 écus.

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