Ils disposaient de 200 hommes d'armes et de 100 archers
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mais en ayant soin de poser leurs condi lions ^ Bueil s'engageait entr'autres à prêter serment, au nom de Vendôme, en présence des gens de la justice du Roi et des Élus et à donner un étal de ses hommes avec leurs noms et surnoms. Le 7 octobre eut lieu la revue de la compagnie de Bueil, passée par le comte de Vendôme, devant la croix du bois de Saint-Gôme 3, en présence des autorités de Tours ^. Toutes les formalités une fois remplies, on introduisit la petite garnison dans l'enceinte des murs. Le siège était mis devant Orléans^ (42 oct. 4428). Les Anglais,
1. Baeil devait loger au château avec vingt de ses hommes, pendant 15 jours ou un mois; les autres dans les hôtelleries et à leurs dépens, ( pourvu qu'ils ne prennent rien sans payer. » — Arch. de Tours, l. c.
2. Prieuré, jadis entouré de bois et situé dans le voisinage immédiat et à ro. de la ville, au bord de la Loire et près du pont du chemin de fer du Mans (Busserolle à Côme) .
3. Conformément à la convention, la montre de cette troupe a été enregistrée en grand détail au Registre des Délibérations de la ville (l. c.)* Ces détails ne figurent pas d'habitude sur les montres officielles, simples procès-verbaux destinés à faire foi pour le paiement des compagnies. — La troupe de Bueil comptait vingt et un hommes d'armes et écuyers (y compris le trompette), et un nombre analogue d^archers (à pied), armés de cappelines (casque ouvert), et de dotiblets (chemise en toile double, parfois apparente) et garnis d'arc et de trait, ils ont aussi des haubergeons (tunique de mailles) et de^paletocs (vêtement porté sur l'armure, sorte de hocqueton à manches courtes et à capuchon). — En outre, un arbalétrier à pied est destiné sans doute, comme tireur pourvu d'une arme de précision, à accompagner le chef de la compagnie (VioUet le Duc, Dict. du Mobilier, Y, 38, et plus bas, ch. iv). — Les hommes d'armes sont censés équipés à deux chevaux seulement. On distingue les hommes suffisamment armés de ceux qui affirment qu'ils ont chez eux les pièces nécessaires pour compléter leur équipement. Trois écuyers sont refusés. Bueil reçoit de Vendôme pleins pouvoirs de les admettre après inspection. Tous les hommes admis jurent qu'ils serviront le Roi, en la compagnie de Mgr de Bueil, sous Mgr de Yendôme, que leurs harnoys sont leurs (c'est-à-dire qu'ils ne les ont point empruntés pour la durée de la revue) et qu'ils les compléteront. — Parmi les hommes d'armes, nous trouvons un J. Tibergeau, probablement le fils de celui dont nous avons parlé plus haut, p. xv. Notons encore un autre personnage, du nom d'Yvon du Yal, procureur de Bueil au 9 juin 1458 (Coll. de pièces originales, dossier Bueil, pièce 137). Bueil est qualifié, dans la montre, « d'escuier-banneret. » En effet, il n'avait pas encore été armé chevalier. Y. plus bas.
4. Tringant, X à XlII. — Ghartier, Chron. de la Pucelle, — Journal du siège d'Orléans (dans Quicherat, Procès de Jeanne d'Arc, lY, 101 et 204 à 222). •— Perceval de Cagny, Chronique d^Alençon, dans Quicherat {L c. Procès de J, d'A., lY, p. 1 à 37), qui en a reproduit un JEragment
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commandés par le comte de Salisbury, marchant par la] s'étaient solidement retranchés sur les deux rives de 1 et le sort de la France semblait dépendre de la résiste cette ville. En attendant que les travaux des Anglais achevés, les Français continuaient à passer à travers les soit pour ravitailler les assiégés, soit pour exécuter des se D'après le Journal du siège et la Chroniqtie de la F Bueil aurait fait partie des renforts amenés dans la place, fin d^octobre 4428^, par Dunois et la Hire. Il accomp dans la première semaine du carême de 4429, Pexpédit comte de Glermont. Parti de Blois avec une armée et rejo la garnison d'Orléans y ce dernier vint se faire battre i ville, par l'escorte d'un convoi anglais, à la fameuse Jour Harengs^. Les débris de ses troupes regagnèrent Orléan se disperser de nouveau ; mais Bueil demeura dans la cité, commandement du bâtard d'Orléans et de la Hire^. Sorti d veau, il rentrait dans la ville le 4 mai, avec la Hire, j introduire, à travers les lignes anglaises, un convoi de et dVtillerie venant de Blois par la Beauce. Dès le mat
concernant la PuceUe, et ms. Duchesne 48, p. 63 et s. Le méi contient (fol. 114) une deuxième chronique des Comtes et ducs i çon, — Chronique inédite du siège, pubL par A. Salmon, Bibl. d des chartes, 2* s.^ III, 500 et s.
1. Au Jouvenckf bien des détails du siège de Crathor (2* part., sont empruntés au siège d'Orléans. D'autres concernent le si( Lagny-sur-Marne, en 1432 (Tringant, XVI et XVII). L'auteur du (2* part., ch. xyi) considère les bastilles comme un système vieil bastilles anglaises étaient reliées entr'elles par des fossés doubles.
2. Le 25 octobre, d'après le Journal. Le 31 octobre, d'après la * Cependant, c'est le 7 octobre seulement que nous avons vu Bueil à Tours, pour y tenir garnison pendant quinze jours ou un mois.
3. V. Tringant. — Pâques tombait le 27 mars. Le carême comm le 9 février, la journée des Harengs eut lieu du 9 au 14 févr 12 d'après M. de Beaucourt). En effet, les Reg. des Comptes de rapportent une lettre du comte de Clermonl, datée du 14 et faisan tion de ce combat. Entre Tours et l'armée, la correspondance constante. Le Roi et les seigneurs écrivaient à leurs familles o magistrats pour donner des nouvelles. Les lettres qui n'étaiei adressées à ces derniers leur étaient communiquées.