Tringant, X
xxiy INTRODUCTION BIOGRAPHIQUE. [1429
garnison, Dunois et la Pucelle à sa tète, se rendit, enseignes déployées, à leur rencontre, sans que les Anglais osassent quitter leurs bastilles ^
Nous n'avons pas Tintention de retracer ici les péripéties de ce siège si connu, mais seulement d'attirer Tattention, à propos de la Pucelle, sur un curieux passage de Tringant, reflet des souvenirs de son maître Jean de BueiP. L'impression de scepticisme que Tarmée et surtout l'entourage politique du Roi éprouvaient à l'égard de la tentative de la Pucelle ressort clairement de ces lignes. On décida d!essayer Jeanne dans une petite expédition, pour en advenir ce qu'il pourrait : car la chose semblait étrange et peu de gens s'y voulaient trouver. Telles sont les expressions de notre auteur^. Ce furent, comme de juste, les gens des marches, la Hire, Saintrailles, Bueil, Ambroise de Loré^, le sire de Raiz, qui montrèrent le plus d'abnégation et, ensuite, le plus de confiance dans cet essai'.
1. La veille, la garnismi anit été renforcée par des troupes venaes de Hontargis, Gien, Cbâteao'BaHUul^ do Gâtinais et de GhAteaudun. D'après la Chron, de la Pucelle H Tringant (XI), les gens d'armes qui rentrèrent à Orléans le 4 mai étaieat U» mêmes que ceux qui ayaient accompagné Jeanne, le 29 avril, à son eotrée. — Y. aussi Chron. inédite du siège, L c, — Gagny, Chron, d'Alençon.